Magazine Cinéma

Savages (2012) de Oliver Stone

Publié le 03 octobre 2012 par Flow

Savages.(réalisé par Oliver Stone)

Bouh, les vilains sauvages qui vendent de l'herbe!

 

 

Aller, une fois de plus je me suis fait avoir par une bande-annonce trompeuse. Les enfoirés! Mais bon, je devrais avoir l'habitude maintenant.

 

affiche-du-film-savages.jpg

 

Laguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et la belle O partagent tout (comprenez O). Ben et Chon sont à la tête d’un business florissant (ahah, jeu de mots). Les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Même s’il est officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, ils en dealent partout avec la complicité de Dennis, un agent des stups. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer (mais bien-sûr) par Elena. Face à leur proposition d’"association, Chon est partisan de résister par la force, mais Ben préfère tout abandonner. Pour les contraindre à coopérer, le cartel kidnappe O. Elena a eu raison d’utiliser les liens très forts du trio, mais elle a aussi sous-estimé leur capacité à réagir… C’est le début d’une guerre (faut vite le dire) entre l’organisation du crime dont le bras armé, Lado (un gros connard), ne fait aucun cadeau et le trio. Qu’il s’agisse de pouvoir, d’innocence, ou de la vie de ceux qu’ils aiment, tout le monde a quelque chose à perdre (ça c'est beau!).

 

La frontière américano-mexicaine, les cartels, la drogue, les dealers américains, les flics corrompus. Tant de thèmes forts et passionnants que le scénario de Savageslaisse entrevoir! En plus, le bébé est dans les mains de Oliver Stone (le papa de Platoon). En voilà assez pour se laisser convaincre.

 

Ça serait une grossière erreur tant Savagesest une grosse merdouille. Lent et chiant, il gâche tout son potentiel dans du blabla inutile, un kidnapping raté et un triolisme voyeur (pour faire plus sauvage certainement). Je ne vais pas m'étaler trois heures sur la déception couplée à l'ennui que provoque ce «spectacle», je ne prendrais qu'un exemple de la fainéantise d'un réalisateur qui ne convainc plus depuis un bail: le casting.

Il y a dans Savagesun casting trois étoiles. John Travolta en ripou, c'est classe ; Benicio del Toro en psychopathe masqué (pour faire plus sauvage certainement) c'est forcément à voir, Salma Hayek en chef de cartel, ça éveille la curiosité et Blake Lively à poil, forcément, c'est attirant.

Hélas, pour ce beau monde, les promesses ne sont pas tenues. Benicio Del Toro est totalement atone, Salma Hayek surjoue affreusement (et parle psychologie avec son otage WTF?), Travolta se croit encore chez Besson et on ne voit même pas l'ombre d'un téton de Lively... Déception je vous dis. Je n'évoquerais même pas la fausse fin, c'est juste affligeant. A l'image d'un film qui aurait du être incisif et qui se révèle insipide.

Sinon, l'affiche est jolie.

 

 

 

Note:

Pastèque périmée


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Flow 261 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines