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La légende Schumacher : Et Ratzenberger s’Imola

Publié le 05 octobre 2012 par Levestiaire @levestiaire_net

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Pierre Van Vliet ne savait pas que 8 ans plus tard il serait viré de TF1.

1er mai 1994, Saint-Marin accueille la troisième manche de la saison, chorégraphiée par Franck Williams. Un spectacle rôdé. Tout commence le vendredi 29 avril, durant la première séance d’essais qualificatifs, lorsque la Jordan de Barrichello décolle à 225 km/h sur un vibreur que Baros aurait évité, mais pas forcément la femme de Fred, puis décide de rendre un hommage déjà posthume à Surya Bonaly en réalisant  plusieurs tonneaux avant d’atterrir renversée. Il s’en sortira aussi indemne (nez et bras cassé) que Yohan Diniz. Hélas, il y a toujours des enfants qui veulent faire comme ils ont vu à la télé. Et le lendemain, c’est Roland Ratzenberger qui s’y colle. Il n’épargnera ni sa Simtek, ni son crâne. Mais Bernie Ecclestone ne veut pas en rester là. « A l’entraînement c’est bien, en course c’est mieux », glisse-t-il malicieusement à Eric Comas pour qu’il soit à la hauteur de son patronyme. Mais, pour lui, piloter c’est déjà bien compliqué et il ne prendra pas le second départ. Et c’est finalement Pedro Lamy qui sera le suivant à tenter sa chance, parti prudemment dernier, comme à son habitude, son permis karting ne fut pas suffisant pour éviter Lehto qui avait calé au feu vert, ni pour trouver la route du cimetierre. Des spectateurs jaloux eurent même la bonne idée d’être blessés par des débris. Grandiose.

Schum péteur

Six tours après le second départ, Senna attendit 14h17 pour mettre un terme définitif à sa trop longue carrière dans la courbe de Tamburello. Jamais avare de surprise, le Brésilien n’avait prévenu personne. Briatore en chiale encore aujourd’hui, lorsqu’il évoque, entre deux putes sénégalaises, l’absence de champagne sur le podium. Mais désormais la Formule 1 n’aura plus la même gueule, Lauda non plus. Schumacher l’emporta une fois parmi tant d’autres, mais curieusement, Larini n’atteignit plus jamais la seconde place. Il loue encore chaque 1er mai la générosité d’un pilote samba qui lui offrit le seul moment de gloire de sa carrière.


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