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La grève des cochers perturbe gravement le transport parisien !

Par Bernard Vassor

Par Bernard Vassor

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La grève des cochers de la place  des « Petites-Voitures » débuta le 16 juin et dura jusqu’au 23. Cette grève fut suivie de celle des cochers de remises,  maréchaux-ferrants, carrossiers selliers, menuisiers, ébénistes et harnacheurs pour se plaindre de l’insuffisance de leur salaire.

Jules Favre fut chargé de la défense des cochers Charbonel et Taron, poursuivis pour manœuvres frauduleuses tendantes à porter atteinte  à la liberté de l’industrie.

Les cochers à Paris qui étaient au nombre de quatre mille deux cents, avaient choisi des délégués pour les représenter.

Une partie de ce procès tourna autour de « la liberté du travail » et « la liberté plénière ».

Le procès avait pour but caché d’abolir la loi récente sur les coalitions (les syndicats n’existaient pas alors) et de contrer les actions des blanquistes Tridon, Protot et Humbert qui soufflaient le vent de la révolte. Gustave Tridon venait de faire paraître une brochure, véritable  hymne au père du « Père Duchesne » intitulé : Hébert et les Hébertistes. Ducoux, le directeur de la Société des Petites-Voitures voulut profiter de ce procès pour obtenir l’augmentation des tarifs des transports, afin disait-il de puiser dans la grève afin de mieux rémunérer ses cochers…

Charbonel fut condamné à trois mois de prison, et Taron à quinze jours de la même peine le 11 août 1865.


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