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Embellissements de Paris par le baron Haussmann : le nouveau marché du Temple

Par Bernard Vassor

Par Bernard Vassor

marché du temple

C'est d'après les plans de l'architecte du gouvernement M. Jules de Méridol que fut construit le marché sur l'emplacement de l'ancienne rotonde du Temple et des "halles en bois".

Le  terrain sur lequel a été construit le marché a pris son nom de l'ordre des Templiers qui devint ensuite, après sa "dissolution" l'ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ou chavaliers de Malte. Ce couvent de moines soldats étazit entouré de hautes murailles crénelées à laquelle était rattachée la grande tour carrée où Louis XVI et sa famille avaient été captifs.

L'enclos du Temple était une terre d'asile pour les débiteurs en fuite. Ainsi, les marchands en faillite avaient sur des terrains qui dépendaient du Temple, installé de petites boutiques, sans crainte d'être inquiété par leurs créanciers. Bientôt, une importante clientèle attirée par la diversité des marchandises et les petits prix pratiqués vint assurer le succès de l'endroit. Mais, comme toujours, des speculateurs à l'affut de la bonne affaire, eurent l'idée de construire un bazar pour faire concurence aux petits marchands.

C'est donc en 1779 que fut bâtie la très célèbre rotonde du Temple, qui resta en place jusqu'à ce qu'elle soit entièrement démolie pour donner la place à d'autres spéculateurs, c'est à dire une compagnie concessionnaire qui pris à sa charge les frais de construction du nouvel édifice. La direction fut confiée  conjoitement à l'architecte Jules de Méridol et Ernest Legrand "élève des Beaux-Arts", la fortune de sa famille ne devait pas être étrangère à cette nomination. Construit en fer et en fonte selon l'influence des architectes Saint-Simonniens de l"époque (école de Cesar Dali), le nouveau marché avait une entrée rue du Temple et les deux pavillons étaient séparés du marché principal par un prolongement couvert jusqu'à la rue Molay (du nom de l'ancien Grand-maître des chevaliersdu temple qui fut brûlé vif dans l'île des Cygnes, aujourd'hui 'le Vert-Galant" au pont-neuf)

Ce marché fut remanié en 1905, et perdit petit à petit tout son interet, et le nombre de ses boutiques passa de plus de 1200 marchads en 1970 pour tomber à moins de 200 en 1976. Le maire de l'époque Jacques Dominati voulut faire raser le marché pour construire un parking géant, mais, fort heureusement, le soulèvement d'une partie des habitants du troisième arrondissement mit un terme à ce véritable vandalisme municipal.

En 1982, le bâtiment fut inscrit aux "Monument historique". Un nouveau projet culturel a vu le jour, mais, c'est une autre histoire. 


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