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Fin du voyage…

Publié le 25 mai 2012 par Ameriquelatine

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Je passe ma dernière nuit à Alajuela dans l’hôtel Mi Tierra. Je profite de la piscine, du jardin tropical et du confort de ma chambre simple. Ah finis les dortoirs, un peu de luxe pour la fin de mon voyage ! Et le petit déjeuner est compris dans le prix, je ne prendrai pas l’avion le ventre vide.

Fin du voyage…

Alajuela est une ville de taille moyenne avec tous les services nécessaires : McDo, magasins de vêtements, de souvenirs, de maquillage… l’idéal pour reprendre contact avec la vie occidentale.

Fin du voyage…

Il est certainement encore trop tôt pour faire un bilan de tout ce que m’a apporté ce voyage en amérique centrale
mais voici en désordre mes premières pensées :

1. Les personnes formidables rencontrées au cours de mon voyage. Beaucoup de Français car il faut bien l’avouer, c’est toujours plus facile de sympathiser quand on parle la même langue et surtout quand on partage la même culture.
Cela ne m’a pas empêché de rencontrer des personnes de partout dans le monde : Croates, Américains, Anglais, Italiens, Suisses, Allemands, Chiliens, Canadiens, Espagnols…
En ayant partager avec eux quelques jours de voyage, quelques heures de bus, une randonnée ou un dîner j’ai découvert plein de style de vie, de voyage, de culture, d’histoires, de personnalités, de philosophies qui m’ont enrichis. J’ai appris des astuces de routards, des mots, des plats…
Quand aux rencontres avec les locaux, elles sont plus difficiles et il faut parfois les provoquer. Mais prendre la peine de discuter est toujours récompensé. J’ai découvert que la vie au Nicaragua, au Guatemala, au Honduras, au Belize, au Costa Rica, au Salvador… est bien différente de la mienne… et pourtant pleine de similitudes !

Fin du voyage…

2. Voyager seule, ce n’était pas si compliqué finalement. Au contraire je crois que les gens prennent encore plus soin des touristes solo, en particulier des femmes (même si certains, de par leur culture, ne comprennent pas qu’une fille puisse voyager seule). J’ai été surprise par la facilité à voyager avec moi-même. Dans les situations difficiles j’ai appris à aller au-delà de mes limites, tant physiques que psychologiques. Dit comme cela ça semble effrayant mais en fait, dans le feu de l’action, je n’ai pas vraiment ressenti de frayeurs ni de douleurs.

Fin du voyage…

3. Ma vision du voyage elle-même a changé. Auparavant j’avais besoin de planifier chacune de mes étapes. Arriver dans un nouveau lieu sans réserver un hôtel à l’avance était inimaginable. Et c’est sans m’en rendre compte que j’ai laissé tomber mon organisation et ouvert les bras à l’improvisation. A part quelques nuits qui m’auront coûté plus chères que prévu faute de place dans les hôtels économiques, ce mode de voyage ne m’aura causé aucun souci. Au contraire, rien de plus enivrant que ce sentiment de liberté, je pouvais à tout moment changé d’avis, de direction, de bus, de destination… Toutefois je ne renonce pas à la lecture et l’annotation de mon guide de voyage avant le départ, car pour moi planifier mon itinéraire (même si il changera une fois sur place) fait partie du plaisir du voyage !

Fin du voyage…

Je compte bien récidiver et repartir, armée cette fois-ci de quelques principes que m’aura apporté mon expérience :

- Toujours prendre le bus le plus matinal (à condition qu’il fasse déjà jour) pour être certain d’arriver avant la nuit.
- Dans les grandes villes (les lieux potentiellement les plus dangereux), avoir un plan de l’endroit où j’arrive et une bonne idée des directions à prendre. J’ai arraché pas mal de pages de mon Lonely Planet pour éviter d’avoir à le sortir dans la rue et de ressembler à la parfaite touriste égarée. Marcher la tête droite, l’air assuré et dans la bonne humeur !
- Ranger mon sac toujours de la même manière. Je crois que c’est le meilleur moyen de s’assurer que l’on a rien oublier dans la chambre. A force je connais chaque objet de mon sac et remarque immédiatement si l’un d’eux manque à l’appel. Le fait de compartimenter dans des sacs plastiques est aussi bien pratique (sauf dans les dortoirs où le bruit froissé du plastique est insupportable !!!).
- Retirer de l’argent avant d’en être totalement démuni. Car parfois les banques sont fermées ou les ATM vides. Et se retrouver sans argent est la pire des situations (avec la perte de son passeport). Heureusement on trouve souvent des voyageurs prêts à nous aider mais quand on voyage seul on doit avant tout compter que sur sois-même.

Merci d’avoir suivi mon voyage et pour vos nombreux commentaires !

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