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Critique Ciné : The Transporter - The Series. Saison 1. Episodes 7 et 8.

Publié le 29 décembre 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

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The Transporter - The Series // Saison 1. Episodes 7 et 8. Une bombe dans Paris / Contrefaçon.


Notre belle capitale n'avait pas encore été très bien exploitée par l'univers de The Transporter. Ce qui au fond était dommage dans le sens où la saga ciné est une série de films français (enfin, produits par la France bien évidemment). Bref, le but de "Une bombe à Paris" est donc de nous faire voyager dans notre capitale et de nous offrir quelques jolies scènes de course poursuite. Ce n'est pas autant que l'épisode se prive de rester dans un schéma assez classique et décevant. La course poursuite avec la police, les divers face à face, tout cela participe bien évidemment au divertissement et au fait que le téléspectateur ne s'ennui pas. Mais d'un autre côté, je trouve assez navrant le fait que Frank se retrouve à chaque fois dans une position peu enviable, un peu comme si c'était une journée sans fin pour lui. Contrairement à d'autres séries qui exploitent ce filon sans trop de problèmes, The Transporter a du mal à éviter la redondance. C'est dommage car au fond cette série pourrait être un peu plus sympathique avec une dynamique différente.
Notamment en jouant avec le duo formé par Frank et Tarconi. Les deux personnages trouvent encore une fois le moyen de passer quelques lignes de dialogue au téléphone. Après tout, ils sont amis (même si cela reste assez ambigu comme relation et pas réellement développée par la série contrairement aux films). Et puis il y avait le petit dîner avec Juliette Dubois, le personnage de Delphine Chanéac. C'est d'un ridicule assez navrant. Je ne comprends toujours pas quel est le but de Juliette dans la série. Même si l'on n'arrête pas de nous dire qu'elle est dangereuse et qu'elle n'est là que pour causer des ennuis à notre héros au costard bien repassé. Dans "Une bombe dans Paris", Frank se retrouve avec Mauga, la soeur de Gassam (un poseur de bombe). Elle va l'aider afin d'éviter que Gassam commette l'irréparable. Encore une fois The Transporter trouve le moyen de coller une femme dans les pattes de Frank, un choix particulièrement navrant là aussi. Frank a toujours été un personnage très solitaire et même si dans les films il pouvait parfois se retrouver avec des femmes, ce n'était jamais par complaisance mais pour le boulot.

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Du coup, The Transporter ne va pas suffisamment loin. Même si je suis assez content du fait que Dieter ne sont pas aussi présent qu'auparavant dans ces deux nouveaux épisodes, encore une fois The Transporter n'a pas trouvé quelque chose pour le remplacer durablement. Du coup dans "Une contrefaçon" encore une fois le schéma de la série prend le dessus. Outre l'esthétique de série allemande, je trouve que le scénario n'est pas assez bien ficelé. Je n'ai jamais demandé à The Transporter de m'écrire du Mozart pour séries télévisées, mais bel et bien de nous raconter quelque chose de façon efficace. Je demandais donc des choses dans la pure tradition Bessonnienne (comme l'on a pu le voir dans No Limit sur TF1, première série que notre Luc national a créé). Cette fois on se retrouve donc face à un collectionneur d'art psychopathe. Jusque là, tout va bien on est très proche des films du The Transporter. Frank doit livrer le chef d'oeuvre mais il va s'avérer que finalement c'est un faux. Rebelotte, il doit trouver l'original afin de ne pas perdre la vie?
Encore une fois Frank s'associe à une nouvelle femme. Ce défilé de femmes ressemble bizarrement à une sorte de harem vivant. S'en est presque malsain et très peu féministe (je ne suis pas du genre à défendre coûte que coûte le droit des femmes mais leur place dans les séries a beaucoup évoluée maintenant, nous ne sommes plus dans les années 90s). Le personnage de Lara, cette femme aux tendances fouets et cravaches était ridicule. Je ne comprends pas vraiment pourquoi The Transporter persiste à tenter de jouer sur des stéréotypes ennuyeux plutôt que de prendre de vrais stéréotypes amusants et divertissants. Des intrigues avec la Triade par exemple, ce genre de choses tout simplement, ce serait tellement plus passionnant. Ou bien un complot contre Frank et son travail, contre un ami de Frank (Traconi ne fait pas grand chose et reste la plupart du temps debout sans jamais bouger, ou encore assis). Finalement, encore deux épisodes décevants. Où veut aller cette série ? Telle est la question.
Note : 4/10 et 3/10. En bref, quelques scènes d'action divertissantes viennent en aide à une série navrante.


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