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Hopper au Grand Palais

Publié le 10 janvier 2013 par Pralinerie @Pralinerie
Il est des expositions, des livres, des films, qui deviennent des phénomènes culturels. Ne pas les connaitre est impossible car ils sont amplement relayés par la presse. Dans votre entourage, beaucoup ont vu (ou tenté de voir) l'expo Hopper au Grand Palais. C'est l'expo de l'hiver (avec Dali). On ne parle que de ça. Forcément, un tel engouement, ça crée des attentes pour les suivants... Attentes qui peuvent être déçues. Oui, moi qui ai eu la chance de voir l'expo, sans faire trop de queue (coupe file oblige), je suis déçue. Et l'Amoureux aussi. Hopper au Grand Palais Commençons par le positif : la rétrospective présente un nombre impressionnant de tableaux des US. Les prêts ont été nombreux et généreux. La scéno est discrète.  Les tableaux sont impressionnants par le traitement de la lumière, les couleurs. Ce sont des machines à faire travailler l'imaginaire : les personnages seuls ou distants les uns des autres nous laissent rêver leur vie. D'où les mille et une interprétations psychologisantes qu'on peut lire dans la presse.   Ce qui nous a moins plu : C'est la foire d'empoigne dans les salles, surtout au début quand il travaille sur des petits formats. En gros, on passe son temps à faire la queue devant les oeuvres, poussés par les suivants qui veulent voir ou par les groupes qui tentent de deviner le détail que le guide, submergé par la foule, leur montre. Il n'y a aucun effort de médiation :  trois panneaux, un cartel minimaliste (pas même les matériaux utilisés alors, pensez, une quelconque contextualisation) et un audio-guide descriptif... Et le catalogue est du même style : textes introductifs, textes conclusifs. Et au milieu, des repro des tableaux, sans notice. Cela fait bâclé. Et en plus de tout ça, pas de choc esthétique pour nous. Quelques belles découvertes mais une impression de lisse, d'absence de vie ou de sentiments...  

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