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Short stories

Publié le 06 avril 2008 par Sebika

… Et je te dirai qui tu es. Ou pas.
Ces temps-ci je lis beaucoup. J’avale, j’ingurgite, je dévore les livres à la pelle. Et j’adore ça.
C’est à peine si j’allume la télévision. D’ailleurs, avec le rythme de vie que j’ai pris ces dernières semaines, c’est à peine si je suis chez moi. Je me lève tard, pars bosser (à 16h, donc), profite du métro pour lire, je sors (peu importe où ni avec qui), je rentre (ou pas) dormir/lire, et je recommence.

Yoshitomo Nara, Harmless Kitten - 1996.

Je lis, donc.
Et si j’aime des genres totalement variés, ce que j’aime par dessus tout, ce sont les nouvelles.
Voici donc pourquoi je propose ces quelques mots aujourd’hui…

L’autre soir, alors que je discutais avec une amie de cette forme littéraire précise, en lui contant toute ma fascination, une question s’est lentement insinuée en moi : « Pourquoi la langue française utilisait-elle ce terme de « nouvelle » pour désigner des histoires courtes ? »
Si l’anglais, lui, s’engouffre sans détour dans une description très fidèle de la chose, la langue française s’attarde donc à choisir un terme exotique
Puis, quand on y pense, on se remémore que justement, l’anglais a donné à la forme du roman le terme de novel. C’est à s’y perdre.

Qu’ont donc en commun la nouvelle et le novel ? Il semblerait que ces deux termes renvoient à une idée de nouveauté… mais laquelle ? Un vrai casse-tête.
Et comme mon esprit n’est sûrement pas suffisamment brillant pour venir à bout de ces différentes facéties linguistiques, je n’irai pas plus loin dans ces interrogations douteuses et sans intérêt précis.

Maintenant que j’ai mis en place ce climat totalement déstabilisant (ou pas) autour du concept même de la nouvelle, il est temps pour moi de décrire brièvement le pourquoi du comment de mon attrait pour cette forme littéraire.

Peu importe le genre, finalement. Qu’elles soient fantastiques, historiques, dramatiques ou que-sais-je-encore-?, il y a sous cette forme littéraire tout un concept qui m’attire énormément.
Comme le court métrage au cinéma, la nouvelle peut s’étoffer dans des formats totalement différents, allant de quelques pages à des dizaines, suivant le goût et le besoin de l’auteur.
Qu’elles fassent donc trois pages ou cent, les nouvelles ont cela de piquant qu’elles s’encombrent rarement de l’inutile.
On entre la plupart du temps en matière bien plus vite qu’avec un format-roman, le vif du sujet s’étoffant sinon dès la première ligne, il vient au moins dès la première page. On entre dans l’action sans détour.
Ce format me convient donc parfaitement. Une lecture rapide, une entrée en matière rapide également… et des milliers de mondes à découvrir avidement. Des univers multiples qui parfois se rejoignent… s’emmêlent, s’éloignent ou se chevauchent.

Des derniers recueils de nouvelles lus récemment, j’ai particulièrement apprécié :
- Philip K. Dick : Souvenir et Dans le jardin et autres réalités déviantes, aux éditions Folio Science-Fiction ;
- Anna Enquist : La Blessure, chez Babel ;
- Selma Lagerlöf : Des Trolls et des hommes et Le Livre de Noël, chez Babel également…

Et je ne vous parle pas de mon amour pour Gogol, Boulgakov, Maupassant, etc. La liste est bien longue et le plaisir immense.

Alors, même si bien évidemment je suis aussi folle des romans, voire même des sagas parfois… c’est toujours la nouvelle qui gagnera au grand jeu du : « mais que vais-je donc lire aujourd’hui ? ».

Et vous ? Des préférences ?

Bonnes lectures…

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