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Alcool: Augmenter le prix de 10% fait chuter de 30 le taux de décès

Publié le 16 février 2013 par Santelog

ALCOOL: Augmenter le prix de 10% fait chuter de 30 le taux de décès – AddictionUne implication importante pour les politiques de lutte contre l'alcool, avec cette étude de Colombie britannique (Canada) qui montre une baisse de 30% des décès liés à l'alcool minimale à la suite d'une augmentation minime de prix de 10%. des conclusions publiées dans l'édition d février de la revue Addiction.

Ainsi, entre 2002 et 2009, le taux de décès causés par l'alcool en Colombie-Britannique aura chuté plus que prévu avec cette augmentation du prix de l'alcool minimum mais en revanche, le même taux de décès augmente avec l'ouverture de nouveaux points de vente. Car l'étude a été compliquée par la privatisation partielle de la vente d'alcool au détail qui a, dans e même temps, entraîné une augmentation considérable des points de vente d'alcool. Les chercheurs ont donc dû tenir compte aussi dans leur analyse des taux de mortalité de cette disponibilité augmentée.

Ils constatent que,

·   l'augmentation des prix est associée à une réduction immédiate, substantielle et significative des décès attribuables à la consommation aigüe ou chronique,

·   une augmentation de 10% du prix est associée à une réduction de 32% des décès

·   cet effet d'augmentation des prix perdure 1 an plus tard,

·   cette réduction du taux des décès attribuables à la consommation aigüe ou chronique est toujours significative 2 et 3 ans après,

·   mais une augmentation de 10% du nombre de points de vente d'alcool est elle-même associée à une augmentation du taux de décès.

Cette baisse globale de la mortalité s'avère plus importante que prévu, expliquent les auteurs, et sans commune mesure avec la hausse des prix : une augmentation de prix de 1% s'avère ici associée à une baisse de mortalité de plus de 3%. Mais cette relation doit également prendre en compte des effets de seuil.

Explication, une hausse du prix de l'alcool réduit la consommation excessive. Ainsi, le Dr Tim Stockwell, co-auteur, explique que l'étude s'ajoute à la preuve scientifique et en dépit de l'opinion populaire, que même les plus gros buveurs vont réduire leur consommation en cas de hausse des prix.

Source: Addiction doi: 10.1111/add.12139 The relationship between changes to minimum alcohol prices, outlet densities and alcohol attributable deaths in British Columbia in 2002-2009.


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