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On y était : -M- au Métropolis de Montréal

Publié le 22 février 2013 par Swann

Grosse tête d’affiche du festival Montréal en Lumières, Matthieu Chedid -M- était plus qu’attendu par le public montréalais pour son grand retour au Québec. Énorme concert de plus de deux heures dans une salle sold-out depuis des semaines. Retour sur ce show exceptionnel.

M 21-02-13©Frédérique Ménard-Aubin-0227

21h15, après moultes installation, -M- ainsi que Brad le bassiste/jesaistoutfaire et Laurence le batteur (si je ne me trompe pas dans son nom), ses deux musiciens fétiches grimpent sur scène sous les applaudissements d’un public entièrement acquis à leur cause. Paillettes à gogo, moumoute et lunettes miroir qui reflètent les lumières, -M- est bien là avec nous ce soir.

« Je vais essayer d’être à la hauteur malgré le jet-lag ».

Qu’on se le dise, -M- c’est un showman. On le croirait né sur scène tellement il l’occupe avec facilité et naturel. Il y a aussi cette aisance à se mettre le public dans la poche. On ressent une telle osmose avec Matthieu Chedid qu’on aurait presque l’impression de l’avoir vu grandir. Blagues, sincérité, et symbiose musicale lors des multiples participations chantées du public dans les performances. Et quand la musique suit avec seulement trois personnes sur scène, on peut dire que le pari est gagné.

Des vieux, des moins-vieux et des nouveaux titres seront interprétés par le nouveau trio qui va commence à peine sa tournée, comme nous le rappelle -M-. On ressent quand même une montée d’énergie sur « Onde Sensuelle », avec une foule de connaisseurs qui jubile. -M- invite dans un élan propre à lui-même les enfants de moins dix ans de la salle à venir le rejoindre sur scène pour « Nostalgic du cool ». Seulement deux bout-de-chou oseront s’y aventurer, récompenser par des médiators et une belle histoire à raconter aux copains le lendemain.

« Je joui ! Attention c’est une expression, ce n’est pas vulgaire ».

Rien de vulgaire chez -M-. Que de l’élégance et un charisme de dingue. Les premières notes de « Mojo » se font à peine entendre que le public est déjà en délire. Pour contraster avec cette performance bouillonante, -M- s’installe pour quatre courts extraits de ses plus fameuses compositions en devant de la scène, seul, avec son synthé. Ça sera ce qu’il appellera : « le petit moment karaoké ». Superbe séquence piano-voix avec entre autre « Qui de Nous Deux », « Ma Bonne Etoile » et « La Seine » pour les enfants et grand-enfants.

Brad et Laurence se lancent dans un bœuf, l’histoire d’accorder un petite pause à -M- qui nous revient encore plus foufou sur « Le Complexe du Corn-Flakes » et nous en met plein la vue avec ses talents de guitariste. Une « pensée au Malin » puis « au Mali » avec « Amssétou » et « Mama Sam » qui finissent d’achever les plus réticents aux déhanchements à outrance. Un dernier titre avec « Machistador » et un -M- qui semble boire l’énergie de son public qui en redemande avec véhémence.

C’est parti pour un bis de sept chansons ! Si si. Le trio se réunit sur le devant de la scène, avec guitare acoustique rose à cœur pour Brad, guitare électrique dorée pailletée pour -M- et des bongos pour Laurens. « Le Radeau », « Le Roi des Ombres », et « Le Rose Pourpre du Coeur » sont joués avant d’enchaîner avec deux titres extraits de « Îl » son dernier album qu’il faut absolument écouter. « La Maison de Saraï » très beau, puis « Faites-moi souffrir » très drôle, pour finir avec « Baïa » pour sa Maman.

Quand y’en a plus, y’en a encore puisque c’est un -M- inépuisable qui se lance avec ses quatre « mojoboys » dans une reconstitution de son clip « Mojo » sur scène, suivi par une salle frénétique qui n’en démord pas. 23H35, sonne la fin. La vraie.

Un show énorme. Des musiciens au top. Un public passionné. Générosité à son paroxysme. Que demander de plus ?

Crédits photo : Frédérique Ménard-Aubin


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