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Hamlet : du riffifi au pays du riff

Publié le 26 juin 2011 par Daidy

Vous aimez le karaoké ? C’est has-been. Vous aimez Rockband ? C’est joué, rejoué et réchauffé jusqu’à l’indigestion. Vous aimez Guitar Hero ? Ça n’a rien d’héroïque. Vraiment. Non, la musique, la vraie, pour hardcore musicos, elle est à chercher là où il n’y a ni «  fonctionnalités de meuporg, ni shaders, ni placement de produit ». Les initiés auront reconnu Hamlet.

Quoi ? Comment ce petit jeu casu, de point and click qui plus est, pourrait-il prétendre concurrencer les blockbusters musicaux cités précédemment, qui ont su s’associer des licences aussi prestigieuses que Metallica ou les Beatles ?

C’est tout simple : en mélangeant les genres avec beaucoup d’humour et en prenant carrément le contrepied de toute cette habileté qu’exigent les riffs de folie de Jimi Hendrix, même (surtout ?) avec quatre boutons sur une guitare en plastique. Exit les tours d’adresse – enfin pas tout à fait –, bye bye les autoroutes en forme de manche de guitare et bonjour fraîcheur !

Hamlet3 630x472 Hamlet : du riffifi au pays du riff

Je m’explique. Quand, au terme de moult péripéties, on arrive devant le château de Claudius, on n’en mène vraiment pas large. Surnageant à grand-peine dans la fosse (c’est-à-dire les douves), on voit surgir sur scène un monstrueux boss armé d’une guitare électrique et prêt à nous assommer à coups de décibels, à nous fracasser les tympans au cours d’un solo d’anthologie.

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Solo fracassant

OK, il n’a pas les cheveux longs, mais il faut reconnaître qu’il a quand même la classe, le Clauclau, non ? Imaginez-le devant la herse et les tourelles menaçantes de son antre, avec sa cape à la Dracula et des fanions qui rappellent le Dictateur de Chaplin, couleur en plus…

Dans cette parodie de concert, qui est surtout un vrai combat de boss, le talent de mif2000 claque aussi fort qu’une intro basse-batterie d’Opeth. Il s’agit de vaincre Claudius à coups de fausses notes, en cliquant en rythme pour lui pourrir son solo tout en gardant son sérieux.

<insérer vidéo du concert (je suis en train de rejouer)>

Cette séquence réalise la synthèse des codes propres à trois arts (littérature, jeu vidéo et musique) avec humour et bonheur. Et ça, ça mérite franchement plus qu’un succès critique ou qu’un entrefilet dans les grands magazines de jeux vidéo.

Vous en avez marre de jouer les yeux rivés sur les notes qui défilent à l’écran pour essayer d’atteindre ce perfect qui vous échappe depuis toujours ? Lâchez votre guitare en plastique, prenez votre souris et laissez-vous tenter par la petite musique de Hamlet. Elle n’a pas fini de résonner dans vos oreilles.

Allez, un petit riff pour la route :

Cliquer ici pour voir la vidéo.


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