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Star Trek into Darkness de J. J. Abrams

Par Geouf
Star Trek into Darkness de J. J. AbramsRésumé: Le capitaine Kirk (Chris Pine) est mis à pied pour avoir violé la primordiale règle de non-intervention de Starfleet en sauvant Spock (Zachary Quinto) mors d'une mission de routine. Il ne tarde cependant pas à être réinvesti lorsque John Harrison (Benedict Cumberbatch), un membre rebelle de Starfleet, assassine une grosse partie des membres hauts placé de l'organisation. La mission de Kirk : traquer et discrètement éliminer Harrison, qui s'est réfugié dans l'espace Klingon. Une mission périlleuse, et cachant aussi des enjeux bien plus grands que prévu...

Avant toute chose, précisons que cette critique contient quelques spoilers sur l'intrigue du film, même s'ils ont été limités au maximum. Vu le soin apporté par l'équipe pour préserver le secret sur quelques-uns des événements de celui-ci, il est fortement conseillé de lire cet article après avoir vu le film.

Quatre ans après avoir initié un reboot réussi de la célèbre franchise de science-fiction, J. J. Abrams reprend les rênes de ce second épisode plein de promesses, en réunissant la même équipe que pour le premier film. Roberto Orci et Alex Kurtzman rempilent au scénario, rejoints par Damon Lindelof ( Lost, Prometheus), et on retrouve Chris Pine et Zachary Quinto dans les rôles principaux, toujours accompagnés de Simon Pegg, Karl Urban, Zoe Saldana, John Cho et Anton Yelchin. L'histoire reprend là où elle s'était arrêtée : Kirk est toujours capitaine de l'Enterprise, avec Spock comme second, et le scénario prend soin de s'intéresser aux répercussions du final du précédent film : la nomination de Kirk comme capitaine malgré son jeune âge et son manque d'expérience, la destruction de Vulcain, etc. Certains arcs seront évacués un peu rapidement (le mal-être de Spock traité en deux lignes de dialogue), mais d'autres formeront l'ossature de cette nouvelle aventure tentant de faire la connexion entre le premier film et la série originale.

Star Trek into Darkness de J. J. Abrams

Les deux héros, ainsi que leur équipage, vont cette fois-ci se retrouver plongés dans une aventure périlleuse, à affronter malgré leur peu d'expérience un des méchants les plus emblématiques de la saga Star Trek, ici incarné par l'excellent Benedict Cumberbatch ( Sherlock). Un méchant charismatique en diable, supérieurement intelligent et dangereux, mais néanmoins un peu sous-employé une fois la seconde moitié du film entamée. La faute à un scénario certes plutôt malin et réservant quelques surprises (merci à la campagne de pub de ne pas avoir trop défloré l'intrigue pour une fois) mais reléguant ce méchant d'envergure au rang de faire-valoir pendant une partie du film. Résultat, lorsqu'il revient sur le devant de la scène, la sauce a un peu de mal à reprendre, surtout que le final peine un peu à convaincre. La faute à un deus ex machina à la fois prévisible et peu crédible, tentant de justifier maladroitement une dernière scène d'action certes bien emballée, mais totalement dispensable et illogique.

Star Trek into Darkness de J. J. Abrams

Reste néanmoins que ce Star Trek into Darkness propose un spectacle divertissant et rythmé, au point que les deux heures de projection passent à une vitesse folle. J. J. Abrams a définitivement pris de la bouteille et est beaucoup plus à l'aise dans les scènes d'action que lors de ses précédents films. Il propose ainsi quelques sympathiques morceaux de bravoure, comme la poursuite initiale entre Kirk et une tribu alien primitive, une poursuite en vaisseau très Star Wars dans l'esprit, ou encore une périlleuse incursion du capitaine dans l'espace pour atteindre un autre vaisseau. Cependant, le réalisateur abuse une fois encore de ses " lens flares ", arrivant même à pourrir des scènes de dialogue qui n'en demandaient pas tant. De rigolo et anecdotique dans ses précédents films, ce tic devient ici terriblement agaçant.

Au rang des bonnes surprises, on notera un humour un peu moins présent et surtout moins lourdingue que dans le premier film. Les joutes orales entre Spock et Kirk sont toujours aussi jouissives, et Simon Pegg assure une fois de plus en principal élément comique, malgré un ton résolument plus sombre. Enfin, les fans des années 80 seront aux anges, puisqu'on retrouve au générique le trop rare Peter Weller (le seul et unique Robocop !) dans un second rôle important lui permettant de revenir sur le devant de la scène après avoir quitté le grand écran pendant plusieurs années (tout en faisant néanmoins de marquantes apparitions dans diverses séries TV comme 24 Heures Chrono ou Dexter).

Star Trek into Darkness de J. J. Abrams

Star Trek into Darkness se situe donc dans la droite lignée de son prédécesseur, un spectacle rythmé et agréable, compensant les errances de son scénario par une vitalité et un enthousiasme de tous les instants. En tout cas, le film confirme que J. J. Abrams est certainement l'homme de la situation pour emballer un nouveau Star Wars ...

Note : 7.5/10

USA, 2013
Réalisation : J. J. Abrams
Scénario : Roberto Orci, Alex Kurtzman, Damon Lindelof
Avec : Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Salsana, Simon Pegg, Karl Urban, John Cho, Benedict Cumberbatch, Peter Weller, Bruce Greenwood, Anton Yelchin


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