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Stocker l’électricité sous la mer

Publié le 23 mai 2013 par Pwrlovers @pwrlovers

Imaginez un sous-marin en plongée. Si un petit malin s’amuse à ouvrir la trappe d’accès, l’eau s’engouffre avec une force phénoménale, et dévaste tout sur son passage. Scénario catastrophe, mais aussi illustration d’une énergie disponible qu’un ingénieur allemand s’est mis en tête d’exploiter pour le stockage de l’électricité : la pression de l’eau.

Rainer Schramm, inventeur et fondateur de la société Subhydro, a baptisé sa technologie « centrale électrique à accumulation ». L’objectif est d’accompagner le développement des énergies intermittentes, et notamment l’éolien offshore. Les éoliennes sont activées par le vent, qui peut être très fort à un instant où la consommation électrique sur le réseau est faible, par exemple la nuit.

Actuellement, cette électricité est dissipée sous forme de chaleur, mais elle pourrait servir à alimenter en électricité une pompe afin de vider un réservoir d’eau disposé sur le fond marin à une profondeur de 400 à 800 m.

Une fois vide, le réservoir est prêt à être rempli, comme dirait M. de La Palice. Mais au passage, la pression de l’eau pourra être récupérée pour faire tourner une turbine et produire de l’électricité jusqu’à ce que le réservoir soit à nouveau rempli.

Utiliser le fond marin pour le stockage de l'électricité

Utiliser le fond marin pour le stockage de l’électricité

A priori, on est dans une histoire de fou, où l’on creuse un trou pour en boucher un autre, avec évidemment une perte, estimée par l’inventeur à 20 %. Sauf que l’électricité produite par le vent au milieu de la nuit est quasiment gratuite, alors que celle que l’on peut vendre à l’heure de pointe a une valeur décuplée. C’est évidemment celle qui ne coûte rien qu’on va utiliser pour vider le réservoir, afin de disposer d’un stock utilisable au moment le plus intéressant.

Utiliser le fond marin pour le stockage de l’électricité

Reste à industrialiser le processus, et notamment à rendre l’investissement rentable, car fabriquer des réservoirs capables de séjourner à 800 m de fond coûte actuellement une fortune. Les ingénieurs de l’équipe de Rainer Schramm sont en train de se creuser la tête pour trouver le bon compromis entre solidité et prix, notamment en mettant au point un nouveau type de béton, qu’ils testeront au large de la Norvège, là où les fonds marins sont encore plus profonds.

 
Remonter à la source :

A storage power plant on the seabed


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