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Puddle, une tontine 2.0

Publié le 27 mai 2013 par Patriceb @cestpasmonidee
Puddle Le phénomène de la finance participative en ligne est encore récent (sa naissance peut être assimilée à celle de Zopa, en 2005) et ses modèles sont donc loin d'être figés. Parmi les pratiques "traditionnelles" qui n'étaient pas, jusqu'à maintenant, transposées dans le monde virtuel, la tontine y tient désormais sa place avec Puddle.
Fondée en 2012, la jeune pousse opère toujours en mode privé, avec l'objectif de valider son approche avant de la généraliser. A ce jour, son fonctionnement s'apparente donc à une sorte de tontine, adaptée à notre ère d'internet et de réseaux sociaux. Il s'agit d'abord de constituer une cagnotte (baptisée "puddle", c'est-à-dire une "flaque") avec des amis et connaissances. Les fonds ainsi collectés peuvent alors être empruntés par chacun des membres ayant participé à sa constitution.
De manière tout à fait classique, le bénéficiaire devra ensuite rembourser par échéances régulières le montant emprunté, auquel s'ajouteront des intérêts, relativement modestes (le taux moyen serait de 4%). L'ensemble des sommes collectées (principal et intérêts) continuent à alimenter la cagnotte, qui peut donc être à nouveau empruntée par ses membres. En fait, une autre manière de présenter "Puddle" pourrait être "une ligne de crédit ouverte entre amis".
Comment fonctionne Puddle ?
En dehors de quelques caractéristiques fondamentales fixées par la startup (le taux d'intérêt et l'effet de levier, autorisant un emprunt à hauteur d'un maximum d'environ 10 fois la participation), les principes régissant le fonctionnement d'une cagnotte sont fixées par ses membres. Il en est ainsi, vraisemblablement, pour les modalités de sélection des emprunteurs (par exemple par roulement, comme dans les tontines "rotatives" classiques) ou des options de retrait d'un membre.
Au final, Puddle n'apporte aucune révolution à un modèle de financement séculaire, au-delà d'une mise en relation par les réseaux sociaux – car l'inscription et la constitution d'un groupe passent obligatoirement par Facebook, notamment pour permettre un minimum de vérification d'identité – et d'une centralisation de la gestion des fonds mis en commun. En particulier, le contrôle des risques reste entièrement fondé sur la confiance...
Pourtant, la remise au goût du jour, via le web social, d'une approche peu répandue en dehors de quelques communautés (africaines, entre autres) pourrait être une recette de succès.

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