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Primavera Sound 2013 : compte-rendu

Publié le 27 mai 2013 par Pinkfrenetik @pinkfrenetik

Primavera Sound 2013 : compte-rendu

PRIMAVERA JOUR 1

C’est la première fois que je mets les pieds à Barcelone. Et à peine atterri, il faut aller poser ses sacs à l’appartement, et partir en direction du festival.
Arrivée des lieux vers 18h, je suis impressionné par la taille du site : + de 7 scènes configurées différemment attendent impatiemment que les artistes viennent mettre l’ambiance.

C’est sur l’une des plus gros scène, la Heinekein (instant pub bonjour) que mon marathon démarre avec Wild Nothing. Jack Tatum et sa bande m’ont agréablement surpris puisque je ne suis pas fan de leur dernier EP à tendance électro, et je les avais trouvé un peu mous lors de leurs passages à Paris. Le groupe ce soir là était beaucoup plus à l’aise.
Direction ensuite l’autre bout du festival et sa scène Pitchfork, exposée face à la mer, pour voir Savages. Je les ai déjà vu à la Route du Rock l’été dernier, mais je n’ai pas accroché à leur album, il me faudra sûrement du temps. Ici le quatuor féminin envoie un set hyper nerveux, où la chanteuse fait tout de même sa petite impression.
Retour à la scène Heinekein pour apercevoir la fin du set de Tame Impala. Psyché à souhait, le groupe m’enchante sur les chansons de leur dernier album, et m’ennuie sur les autres.

Tame Impala by Tonje Thilesen
Tame Impala by Tonje Thilesen

Je ne connais pas Postal Service mais je reste pour apprécier ma première découverte : déception, j’ai quitté la scène au bout de quatre chansons. Pas rentré dans le délire.
Direction la scène la mieux placée du festival : la Ray Ban. Située au centre du Parc d’El Forum, elle fait dos à la mer, et la fosse est entourée de gradins augmentant sa capacité de visibilité. C’est avec Deerhunter que j’inaugure cette scène. Pas trop accroché à leur dernier album, j’arrive tout de même sur le titre T.H.M, un de mes préférés : le troisième album de Deerhunter aura donc droit à une deuxième chance.

La grande tragédie dans un grand festival comme ça c’est de renoncer à des groupes pour en avoir d’autres. Mais il y’a aussi les trous à combler. Vers minuit, en attendant le concert de Computer Magic, je me suis posé devant la scène principale Primavera pour voir Grizzly Bear : ennui total, la prestation du groupe est encore plus chiante que leur dernier album…
1h du matin : la plupart des gens se dirige vers le concert de Phoenix. Pour ma part, direction une toute petite scène pour découvrir Computer Magic. Au physique sorti tout d’un film de Sofia Coppola, la chanteuse envoie sa musique parfumée de synthés.

PRIMAVERA JOUR 2

Pour le deuxième jour comme pour le premier, démarrage à la scène Heinekein où cette fois c’est Kurt Vile qui prend place. Arrivé un peu à la bourre, j’ai pu apprécier la fin de son set. Direction ensuite la scène Pimavera pour une autre découverte : Peace. La prestation ne restera pas dans les annales pour ma part, mais ce côté Christopher Owens mixé avec Peter Doherty ne m’a pas déplu.

Kurt Vile by Erez Avissar

Kurt Vile by Erez Avissar

C’est au tour des Breeders de rentrer sur scène. Ce quatuor féminin des années 90′s s’est reformé pour interpréter le temps d’un concert un album culte (c’est la mode en ce moment), à savoir leur deuxième : Last Splash. Je ne connaissais pas trop le groupe, mais voir cette complicité entre les quatre copines sur scène fonctionne plutôt bien.
Avant le concert de James Blake direction la scène Pitchfork où Local Natives a pris place. Plus fan du premier album que du second, j’ai quand même été emporté par les trois premières chansons. Je regrette de devoir partir, car la foule commence à s’amasser devant la scène Primavera.
C’est au tour de James Blake, élégant dans un trench beige, d’entrer sur scène. Grosse attente de mon côté, mais j’ai été déçu : le son était beaucoup trop fort du coup les basses gênaient plus qu’autre chose. Même en s’éloignant, je n’appréciais pas la prestation. Dommage, je resterai par contre fidèle à son deuxième album.

1h du matin : Blur ? Glass Candy ?… Ca sera Glass Candy pour moi. Sans vouloir faire exprès de fuir les têtes d’affiche du festival, il faut dire que les anglais ne m’ont jamais trop emballé. Mais j’aurai peut-être dû y aller, car du côté de la scène Pitchfork, c’était une performance WTF que donnait la chanteuse de Glass Candy. Légèrement perchée, ses cris m’irritaient plutôt. De Johnny Jewel, je préfère donc écouter Chromatics.

Glass Candy by Erez Avissar

Glass Candy by Erez Avissar

PRIMAVERA JOUR 3

Dernier jour de festival. Après avoir allégé mon portefeuille dans quelques boutiques, direction le concert de Melody’ Echo Chamber. Coup de coeur, la jolie Melody m’a fait voyager et a donné une prestation convaincante. Vive la France :)

Direction ensuite un mini showcase de The Babies dans une box Ray Ban. Inconnu pour ma part, le groupe a amené un peu de chaleur dans ce festival qui en réclamait au vu des basses températures. Passage en vitesse du côté de Dead Can Dance (assez chiant, j’avais l’impression d’entendre ERA) et d’Hidrogenesse, où deux hommes fluos de ce groupe espagnol, m’ont fait penser au concert de Sexy Sushi il y’a quelques jours à Paris.

The Breeders by Erez Avissar

The Breeders by Erez Avissar

22h, c’est Wu Tang Clan qui investit la scène Primavera pour livrer un set de près d’1h15. Le mythique groupe de rap des années 90′s a ses fidèles, mais réussit à mettre dans sa poche une bonne partie du public.
Pendant que Camera Obscura balance sa pop Californienne sur la scène Ray Ban, Dan Deacon envoie de l’électro multicolor à quelques mètres, face à la mer.
Minuit, l’heure de monter dans la grande roue du site, pour écouter (de haut), Phosphorescent sur la scène ATP. Trois jours passés ici, et les souvenirs m’envahissent déjà. Pour clore pas trop tard (3h15 tout de même) et ne pas louper son bus le lendemain (7h quand même !), c’est vers Crystal Castles que je suis allé. La scène Ray Ban était blindée, parfait pour les lumières stroboscopiques et la musiques énervée du duo Canadien.

J’ai aimé :
Le site, pas particulièrement joli, mais idéal pour ce type d’événements.
Flâner dans les boutiques des graphistes print
Le soleil (bien que timide)
Ne jamais se sentir oppressé.
La bonne humeur des gens.

Je n’ai pas aimé :
Ce putain de vent !
Louper des artistes (Daughter, How To Dress Well, My Bloody Valentine)
Les désistements de Diiv, Foxygen, Rodriguez.
Des absences pas comblées (où étaient Youth Lagoon, Beach Fossils, Money, Motorama, Best Coast, The National, etc. ?)

On arrête pas le rythme ! Ce soir, il y’a Beach Fossils à La Maroquinerie, demain Autour de Lucie + Aline à l’Alhambra et jeudi MONEY à l’Espace B.


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