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SCHIZOPHRÉNIE: Des chercheurs inversent ses symptômes sur la souris – Neuron

Publié le 27 mai 2013 par Santelog @santelog

La schizophrénie touche environ 1% de la population et ses principaux symptômes sont des hallucinations, la dépression et des altérations de la pensée et du comportement social. Dans trois quarts des cas, la schizophrénie devient chronique et nécessite un traitement. Ici, des chercheurs américains montrent que la surexpression d’un gène associé à la schizophrénie provoque les symptômes de la maladie, mais qu’en rétablissant son expression normale, les symptômes sont inversés. Ces nouvelles données, publiées dans la revue Neuron, apportent l’espoir d’un nouveau traitement.

SCHIZOPHRÉNIE: Des chercheurs inversent ses symptômes sur la souris – Neuron
Les chercheurs, Lin Mei, Dongmin Yin et Yongjun Chen de la Georgia Regents University ont d’abord modifié génétiquement des souris de manière à ce qu’elles présentent des niveaux de neuréguline-1, une protéine retrouvée à des niveaux élevés chez certains patients atteints de schizophrénie. Lorsque ces niveaux sont élevés, les souris sont hyperactives, ont une mémoire de travail réduite et sont perturbées par le bruit de fond ou le bruit blanc. Lorsque ces niveaux de neuréguline-1 reviennent à la normale, les symptômes de schizophrénie disparaissent, explique Lin Mei, l’auteur principal de l’étude. Alors que la schizophrénie est généralement considérée comme une maladie du développement qui apparaît à l’âge adulte, les chercheurs constatent que même avec des niveaux normaux de neuréguline-1 jusqu’à l’âge adulte, les souris vont développer les symptômes de schizophrénie, dès que des niveaux de neuréguline-1 plus élevés sont exprimés.

Les auteurs suggèrent alors une relation de cause à effet entre des niveaux élevés de neuregulin-1 et la schizophrénie, du moins chez la souris, puisqu’une fois les niveaux revenus à la normale, les troubles du comportement disparaissent.

Le développement d’un nouveau traitement qui consisterait à bloquer les voies de signalisation du gène est donc envisageable, même si la schizophrénie est un trouble neurologique complexe, aux symptômes variés, aux causes multiples, encore inconnues mais partiellement génétiques. Même si des niveaux élevés de neuréguline-1 n’ont été identifiés que chez une minorité de patients… Neuréguline-1 est essentielle pour le développement du cœur ainsi que pour la formation de la myéline, qui protège les nerfs et fait partie de la centaine de gènes associés à la schizophrénie identifiés par des études d’association pan-génomique. Neuréguline-1 est également impliquée dans le cancer. En 2009, la même équipe avait déjà suggéré le rôle majeur de Neuréguline-1 dans la schizophrénie en supprimant sélectivement le gène vis-à-vis de son récepteur et en aboutissant à un modèle de souris schizophrène.

Source: Neuron 22 May 2013 doi:10.1016/j.neuron.2013.03.028Reversal of Behavioral Deficits and Synaptic Dysfunction in Mice Overexpressing Neuregulin 1 (Visuel NIH- Johns Hopkins University)

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