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La R&D du Canada a besoin de se renforcer pour pérenniser l'innovation

Publié le 27 mai 2013 par Pnordey @latelier

Les dépenses en R&D du Canada ne sont pas suffisantes pour réévaluer la performance d'innovation du pays. Une meilleure collaboration entre universités et industrie, et une meilleure gestion des ressources humaines pourraient être la solution.

L'intensité des dépenses des entreprises canadiennes dans la recherche et le développement n'a pas cessé de décroître depuis les dix dernières années. L'intensité de ces dépenses par rapport au produit intérieur brut du pays représentait 0.89% en 2011 contre 1.04 en 2007, lorsqu'elle avait atteint un pic avant le début de la récession économique. Ce déficit place le Canada 25e sur 41 pays selon l'OCDE, l'Organisation de Développement et de Coopération Economique, loin derrière des pays comme la Corée, la Finlande ou Israël dont les dépenses équivalent à plus de 2,5% du PIB pour les deux premiers, et 3,5% du PIB pour Israël. Voici le constat dressé par le CSTI canadien, le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation, dans son rapport qui dresse un état des lieux du paysage économique canadien de ce secteur. Et si le Canada a donc beaucoup d'efforts à fournir pour parvenir dans le peloton de tête institué par l'OCDE, les auteurs de l'étude pointent les domaines qui seraient, selon eux, à privilégier à l'avenir pour obtenir des résultants probants.

Des ressources humaines disponibles

Afin de réaliser ces objectifs, les entreprises doivent utiliser l'innovation comme stratégie pour demeurer compétitives. Et l'innovation canadienne signifie un investissement majeur dans le développement des TIC mais aussi de la recherche et le développement, l'une des ressources les plus disponibles au Canada. En effet, la population du Canada représente 0,5% de la population mondiale, mais 4,4% des publications mondiales en science naturelle et en génie en 2010 sont d'origine canadiennes. Il ne s'agit donc pas d'un problème de disponibilités des connaissances car, sur une période de quatre ans, de 2006 à 2010, le Canada a connu une augmentation de près de 50% du nombre de doctorats délivrés en sciences et de 39% des doctorats en ingénierie. Pour les auteurs de l'étude, le problème est tout autre et provient du passage des personnes du secteur universitaire au secteur privé, et de la collaboration jugée décevante entre l'industrie et les universités. Bien que le Conseil des sciences, de la technologie et de l'innovation n'ait pas pu s'appuyer sur des chiffres pour confirmer leurs dires, il appelle à se méfier des études qui rapportent le bon niveau de collaboration entre le secteur universitaire et l'industrie.

Une innovation à renforcer

D'autres facteurs pourraient être renforcés afin de favoriser l'innovation. Entre autres, l'immigration de population diplômée pourrait être l'un de ces points clef, et un investissement plus soutenu dans la recherche et le développement s'impose. Dans les 10 pays les plus innovateurs au monde, position calculée par leur ratio d'investissement en R&D et PIB, le soutien direct du gouvernement en 2010 représentait 70% du soutien gouvernemental total à la R&D des entreprises, tandis que le soutien direct du Canada ne représente que 12%. Le rôle du gouvernement serait primordial, d'autant plus qu'il priorise certains développements technologiques. Sont priorisés, parmi d'autres, les réseaux sans fil, le matériel de télécommunication ainsi que les neurosciences et la santé pour une population vieillissante.


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