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L’abécédaire du Giro

Publié le 27 mai 2013 par Wtfru @romain_wtfru

giro

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Le A et le B n’ont ici aucun intérêt

C comme Colombie : Les coureurs d’Amérique du Sud ont animé ce Tour d’Italie, emmenés par Uran et Betancur respectivement 2ème et 5ème au classement général. Ils ont encore prouvé qu’il faudra compter sur eux pour les prochains grands rendez-vous. Désormais structuré et représenté par une équipe compétitive (Colombia Coldeportes), le cyclisme colombien retrouve son lustre d’antan.  On attend avec impatience de voir ce que va donner Nairo Quintana au TDF. On pense à toi Lucho Herrera.

D comme Di Luca : Le fisteur des bois de l’épreuve. Le mec n’aurait jamais dû avoir une équipe cette année et pourtant il s’est retrouvé in extremis au départ du Giro avec seulement 2 jours de course dans les jambes. Etonnamment vaillant et offensif, l’imposture n’aura duré que deux semaines. On apprend en effet la semaine dernière que le type a été contrôlé positif hors compétition le 29 avril. Merci à son équipe Vini Fantini (qui accueille aussi Garzelli…). Salut le moche.

E comme Esta Thé : Si toi aussi tu as regardé la course sur la RAI ou sur un streaming pourri, tu es sûrement tombé 250 fois par jour sur des pubs pour le sponsor historique de la course. Kitchissime au possible elles t’ont sans doute fait perdre le fil de l’épreuve. L’humour italien sans doute.

F comme Fist : Pour le principe.

G comme Georges : Sylvain Georges est un homme qui aime tweeter. Depuis 10 jours on ne l’a pas beaucoup lu sur le fameux réseau social. La faute à un contrôle positif à l’heptaminol un produit masquant. Le coureur a expliqué que le produit avait été pris par erreur. Peut-être mais en attendant avec un 2ème coureur positif en moins d’un an (Houanard EPO en octobre dernier), et en tant que membre du Mouvement Pour un Cyclisme Propre, son équipe Ag2R doit se retirer d’elle-même du Dauphiné Libéré. Pas le meilleur moyen pour les Péraud, Bardet de préparer le TDF. Merci Sylvain.

H comme Hesjedal : Enorme l’an passé, le canadien n’a été que l’ombre de lui-même sur le début de course avant d’abandonner sans gloire le même jour que Wiggins. Pourtant ses prestations lors des classiques ardennaises laissaient présager de très bonnes choses. Putain de temps de merde.

I comme Italie : Oh putain l’originalité du truc. Vous vous dites qu’on ne s’est pas foulé. Certes c’est souvent vrai mais là on peut justifier. Les Italiens ont flambé tout au long des 3 semaines, des victoires d’étapes à la pelle (Visconti x2, Battaglin, Paolini, Nibali…) et une victoire finale. Pas vraiment à la fête sur les deux éditions précédentes, les coureurs de la botte ont ravi les tifosis. Putain de chauvins.

J comme Jeux de mot : Personne n’a tenté la vanne sur Nabila en rose ? Ouf…

K comme Kangert : Fidèle grégario de Nibali en montagne, il n’aurait sans doute pas été cité si son nom n’arrangeait pas la construction de cet article. Plus sérieusement le Sicilien peut lui payer quelques tournées car l’estonien a été incroyable de pugnacité à ses côtés.

L comme Lose : Comment illustrer autrement le parcours des français pendant 3 semaines. On ne peut pas s’enflammer sur une 20ème place de Mourey au général (même si la performance est folle pour ce type). Peu nombreux au départ de la course, le contingent français s’est vite amenuisé avec les abandons de Casar et Jeanneson.  De plus notre meilleur espoir de victoire d’étape  Nacer Bouhanni est tombé sur un os nommé Marc Cavendish…Rideau

M comme Majka : Pas vraiment inconnu au départ du Giro après un bon Tour d’Espagne l’an dernier, le Polonais a toutefois étonné. Très régulier il a confirmé tous les espoirs placés en lui du côté de la Saxo Tinkoff. Au final une 7ème place très encourageante pour celui qui représente à coup sur l’avenir sur les courses à étapes. Notons la belle performance des coureurs polonais puisque son compatriote Niemiec tape aussi un top 10 (6ème).

N comme Nibali : Le patron. Impérial durant 3 semaines il  a rapidement montré qu’il serait intouchable sur son épreuve de prédilection. Après avoir gagné la Vuelta, il ajoute un 2ème grand Tour à son palmarès. Cependant  il faudra attendre au moins 1 an avant d’envisager le grand chelem, en effet le Requin de Messine n’a pas prévu de s’aligner au TDF cette année.

O comme Olaf Ludwig qui nous a beaucoup manqué sur ce Giro.

P comme Pourri : Adjectif devant être utilisé pour qualifier la météo qui a accompagné ce Giro. Pluie, Neige ( !) ont perturbé la course durant 3 semaines. Au final cela donne certes une course épique, mais aussi une course dangereuse. Les organisateurs ont néanmoins fait preuve de sagesse en modifiant le parcours à plusieurs reprises et en annulant même une étape. Avec ces conditions hivernales, on comprend comment Francis Mourey le cyclocrossman a pu rentrer dans les 20 premiers au général.

Q comme Qatar Ils sont vraiment partout ces types. Voilà qu’ils rachètent les droits télévisés pour foutre l’épreuve sur Bein. Au final une superbe couverture de l’épreuve, un plateau avant et après l’étape, une fine analyse, des interviews enfin intéressantes.  Pendant ce temps-là Jacky Durand s’époumone pour nous vendre le Tour de Belgique sur Eurosport.

R comme Raté : Spécial dédicace à Robert Gesink et Samuel Sanchez

S comme Sprint Et en la matière il y a eu Cavendish et les autres. Vainqueur de 5 étapes et du maillot rouge du classement à point, le Man Express a encore flambé sur un grand Tour. Il a d’ailleurs étonnamment tenu les 3 semaines de course. Au fond de lui, il sait très bien qu’il doit une grande partie de ses succès à Jérôme Pineau.

T comme  Tirreno Adriatico : Nibali avait marqué les esprits dès la course entre les deux mers.

U comme Uran : Un premier podium sur un grand Tour en forme de confirmation pour le grimpeur colombien. Initialement prévu pour épauler Wiggins, il est rapidement devenu le leader du Team Sky. Malgré tout, si Uran veut se stabiliser dans un rôle de leader, il devra surement changer d’équipe. Ah tiens ce n’est pas comme si on l’annonçait du côté d’OPQS.

V comme Vieux : Le temps passe, et pas sûr que l’on voit encore Cadel Evans longtemps. Malgré sa 3ème place, l’Australien a confirmé que la fin était proche. Il peut même remercier la météo qui lui a sans doute permis de limiter la casse en montagne. La logique vaudrait que le leader de la BMC au prochain TDF soit Van Garderen, laisser ce rôle à Evans serait une belle connerie.

W comme Wiggins : Tout ça pour ça…On annonçait partout un duel Nibali-Wiggins de haut vol. Pour le duel on repassera. Jamais dans le coup, le britannique a laissé ces derniers espoirs s’évaporer dans une descente pluvieuse en première semaine. Le grand favori abandonnera un peu après sans gloire mais pas sans fracas. On espère le revoir à son meilleur niveau en juillet afin de mettre un peu le bordel dans une équipe Sky normalement dévouée à la réussite de son coéquipier Froome.

X comme Malcolm X : Sosie or not sosie de Rony Martias ?

Y comme Yohan Diniz : Apparemment le célèbre marcheur français aurait mis moins de temps pour monter le Galibier que Laurent Pichon.

Z comme Zodiac : Le nouveau sponsor de l’épreuve pour l’édition 2014.

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