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Culture ciné : World War Z

Par Secriture @SEcriture

(ou Brad VS les zombies)

Culture ciné : World War Z

Un ancien agent de l’ONU est chargé d’aider un jeune virologue à trouver un vaccin contre la maladie qui transforme toute la population en… zombies ! Très vite, la mission s’avère plus dure que prévue et les agents chargés de sauver le monde se trouvent démunis face à ce mal inconnu qui ravage la planète entière. D’où vient-il ? Comment le combat-on ? Quelles sont ses failles ? 

Il est clair que l’atout numéro 1 du film, ce sur quoi tout repose et ce qui fait que beaucoup vont le voir c’est Brad Pitt. A lui seul, il incarne le héros parfait, forcé d’affronter le danger pour protéger sa famille et sauver le monde par la même occasion. Ce rôle de héros suprême, bien qu’idéal vu le charisme de l’acteur, entraîne néanmoins des scènes parfois incongrues : il est seul survivant d’une attaque de zombies, il survit à un crash d’avion, et j’en passe et des meilleures… A tel point que parfois on se dit : « ok c’est Brad Pitt, mais c’est pas Terminator non plus le mec… ». 

Pourtant, il faut admettre que l’acteur a un côté torturé, forçat, qui lui sied à merveille. Et même s’il affronte des dangers desquels aucun humain ne peut sortir avec autant de classe, il en bave tout de même. Tout n’est pas si facile dans un monde rempli de zombies, même pour Brad

Assez parlé, de notre cher blondinet, parlons maintenant des autres personnages. Bien que beaucoup moins présents, les membres de sa famille sont pour moi le second atout de ce film. La relation très fusionnelle de l’épouse avec son mari et des filles avec leur père permet un grand nombre de scènes très réussies que ce soit dans la tension tragique ou dans le sentimentalisme dramatique. L’amour d’un père de famille n’a pas de limite, le film le montre très bien et exploite cette fibre paternaliste de manière subtile et convaincante. 

Côté seconds rôles attachants, on peut également compter sur les acolytes de Brad pour lui prêter main forte. Ce sont ainsi de braves soldats et d’adorables enfants qui concrétisent des moments d’émotion dignes des meilleurs films catastrophes américains. 

Evidemment, le film ne serait pas complet sans des personnages totalement insupportables par leur niaiserie, leur incapacité ou tout simplement leur absence totale de compassion. Je ne vous en dis pas plus sur ce point, mais des moments de grande injustice ou de stupidité maladive soulèveront des « oh » et des « ah » de la part du public (true story !)

Vous l’aurez compris, l’histoire tourne essentiellement autour des péripéties de Brad Pitt à travers le monde. Mais l’intrigue est plus complexe que cela. De véritables questions de grande envergure se posent dans ce film : est-on préparé à pareille catastrophe ? Comment faire face ? Qui sauver ? Et quoi ? 

D’ailleurs, à ce propos, un débat a été ouvert dans mon entourage : les autorités en charge ont certes sauvé des gens (et encore, pas assez à mon goût, mais ça c’est une autre histoire), mais ils ont également sauvés des tableaux et œuvres d’art. La question est : est-il vraiment important, en temps de crise mondiale risquant d’éradiquer l’humanité, de sauver le patrimoine et d’ainsi perdre de l’espace pour installer des camps de réfugiés ? Le débat reste ouvert… 

En bref, un homme contre des millions de zombies ? Oui, et alors ? Ça fonctionne, c’est convaincant, bien tourné et mené par un acteur qui n’a plus rien à prouver au public. Le côté visuel est très réussi avec des images à donner froid dans le dos et des décors impressionnants. Rien à redire, je suis conquise.


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