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Mes bras droit ont lu pour moi deux jolis romans français de 2013

Par Filou49 @blog_bazart
15 juillet 2013

 Va falloir que je me calme moi, car je peux vite tomber dans le rôle du patron qui délègue aux autres le boulot qu'il était censé faire...je m'explique : devant la pile de livres que les éditeurs m'envoient, et devant le temps que je n'ai pas encore réussi à retenir ( vous savez faire, vous, ça?), j'ai demandé à mes émissaires de lire et chroniquer pour mon blog certains des livres de ma PAL  Et ces émissaires en question ne sont autre que Michel, mon chroniqueur masqué, rencontré lors du Grand Prix des Lecteurs de cette année, et ma môman, rencontrée euh...dans mon ventre... vous devez pensez, et il a pas honte de faire bosser de pauvres- jeunes- retraités qui ont assez trimés dans leur vie, juste pour un article de plus dans son blog?

Euh si quand même un peu, mais je vous rassure sur un point : ils sont consentants et il paraitrait qu'ils ont pris du plaisir!!!

Consentants, et en plus, ils écrivent bien,ce qui ne gâte évidemment rien...la preuve en deux chroniques, consacrées à des romans français peu connus, sortis il y a quelques semaines seulement :

1.Le petit dernier de Jean Paul Carminati :

une chronique familiale vu par un catholique parisien!!

petit dernier
Marie-Thérèse, 44 ans, catholique pratiquante , bien que désintéressée par « les choses de la vie » s’est donnée à Robert son lourdaud de mari un soir de Mai 1974, émoustillée par le discours de Giscard le soir de son élection. C’est donc dans ce moment de faiblesse qu’est conçu Jean-Paul « le petit dernier »qui, de l’état de fœtus à l’âge d’homme, va nous conter l’histoire de la famille Bergamo.

Père haut fonctionnaire vite dépassé, mère névrosée et mal aimante, deux sœurs  adolescentes qui étouffent  et un frère parfait adulé. Ce petit dernier, le nouveau roman de Jean Paul Carminati, paru en début d'année 2013  chez JC Lattès pourrait être une comédie ou une tragédie, c’est donc une tragi- comédie.
Jean-Paul Carminati a exercé divers métiers avant de devenir avocat en 1995. Il est en outre hanté par la psychanalyse qui est au centre de plusieurs romans, dont ce petit dernier, mais sans oublier l'essentiel : l'humour.

  On connaissait l’humour juif New-yorkais, Jean-Paul Carminati s’essaie à l’humour catholique Parisien et ça marche. Cet humour qui traverse cette saga masque une douleur profonde :comment trouver sa place au sein d’une fratrie .La mère focalisé sur  l’enfant parfait, incapable de comprendre l’évolution de la société des années Gicard-Mitterrand va donné tout son amour à Jean-Marc le fils sublimé, oubliant les trois autres, créant sans le vouloir vraiment un véritable chaos domestique.

Rythmé par des tubes d’époque ,Annie Cordy ,Pierre Perret ou Sardou qui rappelons le ici est l’inventeur de la chanson qui fait peur, Jean-Paul Carminati nous raconte le dernier quart du XXe siècle en France par petites  touches sensibles, on se laisse très gentiment et très agréablement prendre par la main jusqu’à la surprise finale qui nous laisse sans voix.

Si cette saga familiale n’a pas la force des « Eygletieres » d’Henri Troyat ou du roman de Jean-Paul Dubois « une vie Française » son écriture à un grand mérite :la simplicité.

Chronique écrite par mon cher chroniqueur masqué que je remercie chaleureusement!!

 

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2. Je te vengerais Maria Schneider de Laurence Garcia:

destins croisés autour d'une ex actrice star au funeste sort

Obsédée par le destin de l'actrice Maria Schneider et du tournage du film le dernier tango à paris, si préjudiciable à la carrière de l'actrice,  Louise, la narratrice fusionne sa vie avec celle du personnage fémininin de ce célébre long métrage. Et comme elle, elle va devenir  prisonnière d'une passion destructrice et fascinante.

Par ce roman, Laurence Garcia, journaliste et productrice depuis dix ans à France Inter ("Entre chien et loup", du 5-7 du week-end), nous  amène à comprendre comment cette actrice, et son double anonyme, en sont arrrivés à cette situation, et comment leurs névroses se sont développés. 

Emaillé de paroles de chansons connues,  le récit, écrit sur un ton léger qui n'enlève rien à la tragédie  qu'il décrit, tant pour maria schneider que pour le personnage du roman,  ne   peut nous   laisser  indifférent, et l'intrigue est parfaitement bien menée  jusqu'au dénouement, assez surprenant. 

Facile à lire, et assez captivant pour tous ceux qui ont voulu savoir ce qu'il était advenu à cette comète des années 70, qui devint une icone pour de nombreuses femmes, ce roman est une belle surprise qui peut plaire à pas mal de lecteurs.


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