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Interactions

Publié le 26 avril 2008 par Sami Battikh
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Le Printemps, c’est vivifiant : il y a les découvertes, les arbres en fleurs, les groupies à mèches slimées avec les hippies, les lambdas, les tekeux à côté de jeunes filles spécialement apprêtées pour le concert de Serj Tankian (corset, collant à rayures et haut de forme de rigueur), les vieux, les....

C’est un rapide tour d’horizon car vite, vite, le Printemps c’est aussi des rendez-vous qu’on aime ne pas manquer. Tout ce beau monde est rassemblé ce samedi 19 avril au Palais d’Auron, pour Ez3kiel, abonné présent tardif. Encore Ez3kiel ? Oui, c’est vrai, il y a peut être les apéros, il y a les autres scènes, on aurait pu les voir ailleurs, plus tard et tout ça, mais c’est comme ça, on a décidé d’y aller et voilà, on y est. Et c’est bon ! Rien que pour le plaisir de se retrouver tous ensemble, égaux devant nos cernes plus que dans nos accoutrements, tous enfants, bluffés par la boîte à musique.

Attention, ce n’est pas de ces petites boîtes à musique trop précieuses et empoussiérées dont il s’agit, mais d’une boîte avec plein d’ouvertures, en mutation. Il y a intrusion, si le groupe sait décidément conserver son univers de son et d’images en le renouvelant avec une classe infinie, il sait aussi définitivement s’y prendre pour capter l’attention et l’émotion du public, le mettre en jeu. C’est un moment du concert et ce serait dommage de ne pas relever comment la mise en scène n’étouffe pas la musique, ni n’instrumentalise le public mais permet de les faire converger, avec une joie un peu enfantine. Le dispositif est « simple », imaginez le gros ballon de plage que vous auriez aimé avoir enfant, il est transparent ce soir, il est énorme, en plastique transparent et s’en va dans le public. Il commence ses rebonds, l’attention est portée sur lui, c’est le début du morceau, c’est un peu silencieux, comme une respiration et puis il rebondit, le public joue avec et il m’a fallu quelques secondes pour comprendre que ces rebonds, le contact avec les mains des spectateurs, lancent les salves de musique, que le groupe brode progressivement autour…

C’est magique, ou comment technologie, programmation et capteurs peuvent servir l’émotion… En image ça donne ça, un extrait du live non pas du Printemps de Bourges mais à La Cigalle (Paris) en mars dernier.



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