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La pilule, Tchouky

Par Maliae

la piluleRésumé : C’est la crise. Et si être chômeur devenait mortel ?
Ne comptez pas sur la société pour vous sauver. Car il n’y a pas d’issue.

Avis : ce livre commence quand le narrateur reçoit une lettre du ministère qui lui envoie une pilule, en lui expliquant qu’il est devenu indésirable pour la société, que sa situation de travail est trop mauvais et qu’il vaut mieux qu’il se suicide. On le laisse choisir quand prendre la pilule, mais on lui demande de la garder, qu’il y aura des contrôles et qu’il pourrait aller en prison s’il ne l’a pas. La société n’a pas trouvé de meilleure idée pour se débarasser de ce qu’elle considère comme des rebuts. Loin de se révolter, les gens (les autres, ceux qui n’ont pas reçu la pilule) ont l’air de trouver ça bien, après tout quand on veut on peut et ceux qui sont au chômage sont les fainéants de la société, y en a marre de payer pour eux.
Un sujet assez actuel puisque dans une société en crise, le chômage ce n’est pas ce qui manque, et combien de fois peut-on entendre "tous des fainéants" "on bosse pour eux" et ce genre d’âneries.

Dans cette histoire au moins c’est radicale. Notre narrateur pourtant n’est pas chômeur, il travaille en free-lance, il est même plutôt doué, gagne quand même bien sa vie, mais voilà parfois il n’a pas de travail et cette condition n’est pas admissible alors il reçoit la pilule. Se sentant indésirable, sa vie va basculer. Sa femme Laure va tout faire pour le soutenir, l’aider. Laure m’a beaucoup plu.
On se met facilement à la place du narrateur (je suis quasiment sûre qu’il n’a pas de nom, ce qui est fait exprès je pense, cela lui retire encore plus son "identité"), et cette nouvelle m’a fait beaucoup de peines.
J’espère que l’on en arrivera jamais à ces extrêmes.

C’est donc une nouvelle très actuelle, très courte mais qui a quand même le temps de nous marquer.

Phrase post-itée : 
"la tâche de la cellule Délivrance est de repérer les citoyens dont la situation professionnelle présente le moins de chances d’amélioration et de leur offrir ainsi la possibilité de libérer le marché d’une demande supplémentaire en mettant fin à leurs jours." c’est une des premières phrases et j’étais là "leur offrir? Trop aimable". C’est tellement horrible que j’en ai ris.


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