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Venise à Grenoble

Publié le 22 septembre 2013 par Oliaiklod @Olia_i_Klod

Pour nos lecteurs de la région Rhône-Alpes qui seraient "en mal de Venise", il est possible de se rassasier (un peu) de la Sérénissime sans faire le voyage dans la lagune. En effet, le Musée de Grenoble conserve des œuvres de peintres italiens.

Venise à Grenoble

Le musée municipal de Grenoble est considéré tant pour ses collections d’art ancien, que pour ses collections d’art moderne et contemporain, comme l’un des plus prestigieux musées en Europe. Le musée de Grenoble a été fondé le 16 février 1798 par Louis-Joseph Jay, bien avant les autres musées de province français. Début 1799, tout en s’occupant de la collecte des œuvres d’art de l’Isère, Jay fait une demande de souscription publique afin d’acheter tableaux et dessins.

L’emplacement actuel du musée est occupé dès les premières années du XIIIème siècle par le premier couvent de Franciscains, souvent appelés en France Frères Mineurs ou Cordeliers, avant qu’il se déplace en 1592, sur l’actuelle place de Bérulle. Intégré à la ville au XIIIème siècle par une extension de l’enceinte romaine, le lieu devient l’extrémité est de la ville et le restera jusqu’au XIXème siècle, ce qui entraîne différentes générations de fortifications au fil des siècles.
C’est ainsi que s’achève la construction de la Tour de l’Isle en 1401, faisant office de système de défense autant que de moyen de relative autonomie des consuls de la ville qui en font la première « maison de ville ». En 1591, le futur duc de Lesdiguières, qui vient de s’emparer de la ville dans le cadre des guerres de religion, construit une nouvelle enceinte fortifiée, transformant le lieu en une petite citadelle également appelée Arsenal, afin de se préserver de toute rébellion des habitants. Ainsi, cette zone devient la première caserne dans l’histoire de la ville.

 

Venise à Grenoble

Au XIXème siècle, le général Haxo agrandit l’enceinte de la ville de 1832 à 1836 en édifiant un nouveau mur de fortification qui vient s’appuyer contre la citadelle. Historiquement lieu d’occupation militaire, le quartier est ainsi occupé au cours du XIXème siècle par plusieurs casernes dont la caserne Vinoy à l’emplacement du musée, et la caserne Bizanet en face.
Vers 1888, une modification est apportée dans l’enceinte Haxo. À la demande pressante du maire, Édouard Rey, et de la population, le génie crée une nouvelle porte, la porte de la Saulée, afin de desservir le nouveau quartier de l’île verte. Cette création oblige techniquement les militaires à redresser le cheminement de l’enceinte Haxo en construisant un nouveau tracé d’enceinte en équerre rejoignant le bord de l’Isère, à l’emplacement d’une ancienne demi lune de fortification. Cette nouvelle muraille de 150 mètres linéaires environ a été conservée depuis cette époque et sépare actuellement le jardin de sculptures et le terrain de football.
En 1967, les bâtiments de la caserne Vinoy sont démolis et laissent place à un grand parking.

Ce qui mène nos pas dans le musée se trouve ici :

Venise à Grenoble

Salle no 12 (XVIIIème siècle)
Parmi les œuvres de ce siècle on remarque de majestueux grands formats de l’école française, comme Le Martyre de Saint-André peint en 1749 par Jean Restout pour la Collégiale Saint-André de Grenoble. Parmi les toiles les plus intéressantes on remarque également :
La Pointe de la douane à Venise de Canaletto,

Venise à Grenoble

Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768) : Vue de Venise : la pointe de la Dogana avec l’église de la Salute (1726-28).

Le Doge de Venise porté par les gondoliers de Francesco Guardi.

Venise à Grenoble

Francesco Guardi (1712-92) : Le Doge de Venise porté en triomphe par les Gondoliers (c. 1770)

Animaux, fleurs et fruits peint en 1717 par François Desportes
Paysage de neige avec rochers et voyageurs peint vers 1750 par Francesco Foschi
Les autres tableaux sont notamment de la main de Nicolas de Largilliere, Hyacinthe Rigaud, Jean-Baptiste Greuze, Sebastiano Ricci, Giovanni Paolo Pannini et Thomas Gainsborough. La section présente aussi quelques bustes, comme celui d’Antoine Barnave.

Voir également : Peintures des musées de France


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