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En France, la création de logiciels présente de nombreux avantages compétitifs

Publié le 16 octobre 2013 par Pnordey @latelier
Le cabinet de consultant EY a dévoilé, à l'occasion de la tenue de la 3e édition du Top 250 des créateurs de logiciels français organisé par SyntecNumérique, une étude concernant les constats et prévisions du marché du logiciel français. L'avis est aisément tranché, les créateurs de logiciel français vont bien, voire même très bien si l'on observe l'évolution du marché depuis 2010 déjà. Avec un peu plus de 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires cumulé et une hausse de 10% des emplois créés depuis 2011, la création logicielle présente des atouts forts dans une période économique qui impacte durement les autres secteurs de l'économie française. Plus encore que cette augmentation nette, c'est aussi l'importance et la rapidité de cette évolution qui rassure les acteurs de l'économie, ainsi si le chiffre d'affaire cumulé enregistre une hausse de 12% depuis 2011, c'est de manière globale plus de 20% d'augmentation depuis 2010. Les créateurs de logiciel représentent ainsi plus de 50 000 emplois, chiffre qui devrait continuer à gonfler dans les prochaines années, puisque ce sont encore 70% des entreprises qui prévoient d'embaucher.  

Une croissance différenciée selon les sous-secteurs

Si les éditeurs horizontaux, à savoir les créateurs de solutions logicielles générales pouvant être appliquée à théoriquement toute activité, se portent bien, avec une augmentation cumulée de 15% du chiffre d'affaire depuis 2010, c'est particulièrement l'édition sectorielle, spécialisée, ainsi que celle des jeux vidéos et particuliers qui semble porter le secteur avec près de 23% d'augmentation. Il faut cependant entrer dans le détail pour observer une réelle disparité au sein du secteur, notamment de par la segmentation très forte au niveau des entreprises. Ainsi au sein du top 250 présenté, on observe que les premières places, en terme de taille et rendement sont occupées par les géants de l'industrie, Dassault Système pour les éditeurs sectoriels, Ubisoft pour le secteur des jeux et particuliers, dont l'un et l'autre enregistrent un chiffre d'affaires plus de 5 fois supérieurs aux seconds respectifs. Entre le sectoriel, fort de 175 éditeurs notables, et le jeux fort de 18 éditeurs, la répartition du chiffre d'affaires reste particulièrement concentrée sur des champions de secteur. Au global, ce sont 5% seulement des éditeurs qui représentent 60% des logiciels du marché.  

Un secteur résolument tourné vers l'avenir

Cette évolution se couple avec une politique d'investissement sur le futur extrêmement marquée, puisque ce sont en 2012 près d'un quart des effectifs qui sont affectés à la Recherche et Développement, s'appuyant sur un budget dépassant le milliard d'euros. Le principal frein à la croissance des créateurs français ne tient pas à un manque de dynamisme, mais bien, selon Olivier Ezratty, Conseiller en Stratégie de l'Innovation, à une déficience dans l'internationalisation. Si celle-ci croît de même, représentant entre 20 et 60% du chiffre d'affaire selon les entreprises, celui-ci s'appuie trop sur une politique de grands champions dans un secteur encore très atomisé. "La France est une industrie bipolaire, forte d'une grande expérience technique, mais à contrario manquant cruellement de compétences marketing et commerciales pour exprimer le plein potentiel du secteur de création logicielle." conclut-il.

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