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Ma petite cuisine asiatique avec trois ingrédients et quelques petits arrangements… et surtout pour tout le monde !

Publié le 15 mars 2008 par Dorian
Le problème que j'ai avec la cuisine, c'est les ingrédients… et surtout que je ne peux pas m'empêcher de mettre de ci et de ça et que des fois de ci et de ça sont à peu près aussi facile à trouver que l'huître chanteuse à marée basse ! Il faut dire qu'à force d'errer dans ces étranges magasins chinois, indiens, hongrois, japonais ou moldaves… j'ai le placard qui déborde ! Et ça déborde même d'étranges choses, si étranges que je ne sais même plus l'origine de certaines, j'ai beau les tourner et le retourner et essayer de me souvenir d'où peut venir ce paquet aux couleurs incertaines et à l'odeur plus que douteuse… rien à faire, impossible d'identifier ce… cette… le truc quoi ! Ça déborde donc de tous les côtés, mes petits placards sont devenus grands seulement parce qu'ils ne ferment plus, alors forcément un jour ou l'autre tout ça finit dans mes casseroles. Et le pire c'est que j'en veux encore et toujours plus, rien ne semble pouvoir m'arrêter… déjà parce que je n'ai pas la moindre envie de m'arrêter ! Il me faut toujours ce foutu produit que je n'ai pas encore...
L'autre jour, par exemple, durant la sortie avec mes copines blogueuses voilà que nous sommes partis à 3ou 4 à l'assaut des allées surbondées de Tang Frères et à chaque curiosité, comme celui-là dans une feuille de bananier et avec cette consistance qui pourrait faire penser qu'on a emballé une pieuvre unijambiste, ou le paquet d'herbes, là, celles qui paraissent mélangées à moitié avec des cardons et l'autre moitié avec une… queue d'écureuil… une queue d'écureuil ? Tout ça et bien d'autres… et bien à chacune de ces choses, de ces OVNI culinaires que je trouve d'ailleurs toujours trop nombreux, je me tournais vers Christine avec mes yeux de bambi, papillonnants sans relâche et mes accents de Caliméro pour lui demander dis c'est quoi… dis c'est quoi ! Si je ne m'étais pas retenu il était moins deux que je ne accroche à son bras, comme ces sales gosses de supermarché ! Mais je ne suis pas comme ça, je me suis retenu …
Et dès que je sais enfin que la boule toute desséchée et toute puante que je tiens dans la main est en fait une queue de ragondin déshydratée collée à la bouse, le fin du fin du côté… enfin d'un côté du monde quoi ! Alors la machine à imaginer de la bouffe commence à se mettre en marche et ne s'arrête plus jusqu'au passage en cuisine de la chose et cela même si ce n'est pas toujours primordial à la recette… Et c'est comme ça qu'en général dès que j'ai servi un plat je reviens à la charge tout frétillant en déclarant, devine, devine Chouchou c'que j'ai mis là dedans, vas-y : vas-y !! hé tu devineras jamais… hé devine donc !
Je dois dire qu'au début d'il y a longtemps ça l'amusait Marie de chercher ce qui pouvait bien provoquer ce petit fumet de… et toutes les autres odeurs… Et puis à force de testages, de mélanges et surtout d'approximatages, elle s'est lassée pensant que la fameuse queue de ragondin déshydratée ne se justifie pas toujours alors qu'un simple cube au ragondin ferait bien l'affaire !
Du coup quand
Doria m'a fait remarquer qu'elle aurait sans doute du mal à trouver certains ingrédients de ma dernière recette, je me suis dit nom d'une courgette émincée mais c'est bien sûr ! Et persuadé de la justesse de sa remarque je suis retourné en cuisine pour refaire la recette mais cette fois en la mettant plus à la portée de tous ! enfin j'espère !
Petit cochon tout simple sucré-salé à l'asiatique
Les arrangements :La sauce piment maison : 1càc de ketchup – ½ càc de concentré de tomate – 1ou 2 piments oiseaux émincés très fin (enlevez une partie des graines). Pour préparez c'est simple il suffit de tout mélanger
La sauce prune maison : 4càs de confiture de prune – 4 à 5 belles pincées de sel – 1ou 2 càc de vinaigre d'alcool translucide (si vous avec du vinaigre de riz c'est mieux mais sinon c'est bien aussi). Pour préparez la sauce, commencez par passer la confiture de prune au mixer jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse. Ajoutez les autres ingrédients et laissez un peu reposer. Ajoutez tous les autres ingrédients et une càs d'eau, remuez de nouveau, c'est prêt.
Ingrédients : 600g d'échine de porc –2càc d'huile neutre – 1 beau trait d'huile de sésame – 1 ou 2càc de sauce piment maison – 3 gousses d'ail émincées finement – une quinzaine de tranches d'environ 1mm d'épaisseur de gingembre - 1càc de sauce soja – 1càc de sucre en poudre (de préférence du roux) – ½ cube de bouillon de poule – 4càc de sauce à la prune maison et un peu plus pour la fin – 4ou 5 tiges de ciboule émincées ou 3ou 4 petits oignons nouveaux émincés – 2ou 3 càs d'amandes effilées grilléesDécoupez l'échine en tranches d'un petit centimètre d'épaisseur, coupez les tranches en languettes puis recoupez-les en 3 ou 4 selon leur longueur, cela doit ressembler aux morceaux sur la photo.Mettre les deux huiles dans une poêle à feu assez vif, ajoutez le porc et à bon feu faites-le rapidement dorer de tous les côtés.Ajoutez la sauce piment et mélangez bien, poursuivez la cuisson 1ou 2minutes. Ajoutez ensuite l'ail et une dizaine de tranches de gingembre et prolongez la cuisson de 2ou 3minutes en remuant souvent.Faites chauffer au micro-ondes 20cl d'eau avec le demi cube de bouillon, ajoutez-le dans la poêle, ajoutez aussi le sucre, le soja, les 4ou 5càc de sauce à la prune et la moitié de la ciboule ou des oignons nouveaux. Remuez bien le tout et poursuivez la cuisson 4à 5minutes à tout petits bouillons en remuant de temps en temps à couvert, puis découvrez, ajoutez le gingembre restant et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que la sauce soit suffisamment réduite pour bien enrober la viande. Il n'y a plus qu'à saupoudrer avec la ciboule restante et les amandes effilées, et ajouter au goût de chacun de la sauce prune maison.
Sole papillote nuit de Chine, nuit…
Ingrédients : 1belle sole sans la peau (choisissez de préférence pour ce genre de recette une belle, plutôt que deux petites) – 3ou 4 petits oignons nouveaux émincés – 3ou 4 tiges de ciboules émincées (si vous n'en avez pas ajoutez 1 ou 2 oignons nouveaux, les plus petits) – ½ tige de citronnelle fraîche émincée (si vous n'en trouvez pas, vous trouverez dans la gamme Albert Ménès une citronnelle séchée qui fera l'affaire, réduisez les quantités 3ou 4 belles pincées) – 5ou 6 tranches de gingembre frais grossièrement hachées (on le trouve maintenant presque partout, choisissez les racines bien dures et avec une peau pas trop épaisse et surtout pas fripée et si vous en avez trop directement au congel et coupez ensuite sans décongeler) – 1 ou 2 piments oiseaux très très finement émincés (à défaut du piment de cayenne à votre goût, pas trop quand même) – du soja – de l'huile de sésame.
Posez deux grandes feuilles d'aluminium l'une à côté de l'autre de manière à ce qu'elle dépasse bien de votre plat de cuisson. Répartissez sur vos feuilles la moitié des ingrédients hormis la sole. Faites de belles entailles en carré d'un côté de la sole, n'hésitez pas à allez jusqu'à l'arrête, puis recommencez de l'autre côté.
Posez la sole sur les ingrédients puis couvrez avec ceux restants. Versez un beau filet d'huile de sésame sur toute la longueur, puis faites de même avec le soja, attention pas trop quand même.
Refermez l'aluminium de manière à faire une belle papillote bien hermétique, attention la saveur de la sole en dépend et enfournez à 200° une trentaine de minutes pour une belle sole.
Au sortir du four remettez une larme d'huile et de soja, 1ou 2 ciboules émincées ou 1 demi oignon frais émincé très fin et mangez en profitant de tous les parfums de la sole.

Mais pourquoi… Soho elle est pour toi cette chanson de cochon… oups recette de cochon ! est-ce que je vous raconte ça…

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