Magazine Bourse

La recette secrète d’Alan Wicks

Publié le 19 février 2014 par Fabien Major @fabienmajor

La semaine dernière, J’ai eu l’honneur de partager ma table à dîner avec Alan Wicks. Le gestionnaire vedette de la Financière Manuvie était de passage au Québec pour souligner la création d’un mandat américain similaire à son formidable « Revenu Mensuel Élevé».

Je n’ai pu m’empêcher de le remercier chaleureusement  pour son travail méticuleux et surtout pour ses résultats qui ont enrichi significativement ma clientèle. Depuis septembre 1997, un investisseur du fonds Manuvie revenu mensuel élevé a multiplié par 4 son capital investi. Un client qui y a investi 100 000$ possède aujourd’hui un actif de 417 725$.

Comme son mandat repose sur la création d’un flux régulier de revenus, l’investisseur soucieux d’utiliser son placement comme source de liquidité aurait pu aussi simplement encaisser des versements annuels de 5%. Ainsi, pour une mise de 100 000$, l’équipe de Wicks lui a versé au total 108 000$ et notre rentier a encore une valeur marchande de 164 000$. Ne nous racontons pas d’histoire, les gestionnaires qui parviennent à offrir 10% de rendement de temps à autre sont assez nombreux, mais ceux qui réussissent l’exploit d’en faire une moyenne annualisée sur 15 ans (net de frais) avec une très faible volatilité sont dans une catégorie d’exception. Wicks est de ceux-là.

A titre de comparaison, la moyenne canadienne des gestionnaires ayant un mandat semblable n’offre que 4,9% annuellement et l’indice de référence (60% S&P/TSX et 40% DEX) engendre 7,1%. Évidemment, avec une moyenne de 10% par an, il est dans le premier quartile pour toutes les périodes; 1 an, 3 ans, 5 ans, 10 ans et 15 ans.

Alan Wicks

Alan Wicks expliquant sa méthodologie. MajorBlog 2014 ©

La méthode Wicks

Maintenant à la tête d’une équipe administrant 20 milliards (sur les 555 milliards de Manuvie), Wicks n’a pas hésité à nous révéler sa méthodologie. Avec le temps, ses idées, intuitions et concepts sont devenus un« processus ».  Sur une seule page, il est en mesure d’expliquer comment il réduit les risques et augmente le rendement.

Le contexte économique, les mouvements de taux d’intérêt et tensions géopolitiques sont plutôt secondaires dans son approche. Dans l’analyse de valeur qui le caractérise il détermine la qualité d’une société en prenant en considération trois facettes importantes.

A) Le risque de l’exploitation de l’entreprise comprend des éléments du chiffre d’affaires comme les parts de marchés,  le pouvoir de fixation des prix. On analyse la volatilité du coût des intrants, la productivité et la rentabilité.

B) La gestion de l’entreprise est observée sous les angles de la qualité de ses dirigeants, leur niveau d’intégrité et la prestation de la valeur ajoutée qu’ils procurent à leur société.

C) La structure du capital sert à évaluer le risque financier d’un titre. Pour se faire, on va surveiller les ratios Dette nette/BAIIA, BAII/Intérêts et Dette nette/ Valeur de l’entreprise.

Après avoir analysé les liquidités et procédé à la décomposition des capitaux propres, on va envisager le pire scénario et un « scénario normalisé ». On sera ensuite en mesure de fixer des cours cibles d’achats et de ventes des sociétés retenues.

Le fonds revenu mensuel élevé Américain Manuvie comptera aussi sur l’apport d’Howard Greene et de Jeffrey Given pour la gestion des revenus fixes. Greene et Given totalise 50 ans d’expérience en gestion obligataire et gère trois mandats importants pour John Hancock ,la filiale américaine de Manuvie.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Fabien Major 12992 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog