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Il paraîtrait...

Publié le 02 avril 2014 par Ericguillotte
mercredi 2 avril 2014

- qu’après la sanction dans les urnes, Manuel Valls succède à Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre. Ne comptez pas sur moi pour vous sortir un titre du style : Tempête Au Sommet, Le Héros Valse. Car, déjà, c’est bof, et qu’en plus, dans les films américains, le héros, comme le roseau, plie mais ne rompt pas. Sauf que là, c’est le président, pourtant visé par la sanction des élections, qui a rompu, mais avec son premier ministre, son ex, désormais. Donc, soit c’est un mauvais film américain, ou une vraie réalité française. Alors, donc ? Alors, on va attendre l’épisode 2. On verra s’il sera meilleur ou non. On verra si les scénaristes nous ajoutent ou pas le coup de la maîtresse sortie de nulle part ou non. Perso, je veux bien que ça soit mieux. Mais je n’exige pas, je n’ordonne rien, je demande, du bout des lèvres. Même pas. Du bout des doigts.
    
- que j’ai bien précisé, hier, que les élections municipales étaient derrière nous. Mais ai-je spécifié qu’on n’en parlerait plus ? Puisque je ne l’ai pas fait, je m’accorde le droit de revenir sur un point ou deux. 38% d’abstention. On l’a assez entendu. L’écœurement, le désaveu, le dégoût ressentis par les français expliquent le record. Mais 59% chez les jeunes, les 18-25 ans. Faut-il rappeler qu’il faut marcher jusqu’aux urnes, parfois prendre la voiture, entrer dans un bureau froid ou glacial, et pas seulement sur le plan de la température ? Donc, on perd du temps sans s’amuser vraiment. Et ne parlons pas des étudiants qui étudient loin de leur domicile et qui n’ont pas les moyens de faire l’aller-retour pour pareille œuvre. A l’heure d’internet, ne serait-il pas possible de sécuriser 2-3 clics pour voter sécurisé ? Mais je n’exige pas, je n’ordonne rien, je demande, du bout des lèvres. Même pas. Du bout des doigts.
- qu’on peut expulser, depuis hier, 1er avril, 6 heures. Fin de la trêve hivernale pour des milliers de familles poursuivies pour impayés de loyer. Il fait beau, jolie météo pour se retrouver à la rue avec valises et enfants, sans argent, puisque c’est lui qui manquait pour payer, après, généralement, un accident de la vie, comme on dit, perte d’emploi, maladie ou séparation. En avril, ne te découvre pas d’un fil, mais perds ton toit ? Ne peuvent-ils pas, ces expulsés, arguer devant les tribunaux qu’il n’y a plus de saison, qu’il n’y a pas eu d’hiver ou presque, que la rue est autant hostile sous fortes chaleurs que par grand froid et que plutôt d’inventer une trêve et une fin de trêve, il vaudrait mieux que les gouvernements créent des logements très sociaux et/ou trouvent des solutions adaptées ? Mais je n’exige pas, je n’ordonne rien, je demande, du bout des lèvres. Même pas. Du bout des doigts.


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