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[Critique] 47 Ronin

Par Wolvy128 @Wolvy128

3-étoiles

Affiche 47 ronin
Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai (Keanu Reeves) – un demi sang qu’ils avaient jadis renié – lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d’effroyables dangers. Cet exil sera l’occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d’insoumis l’énergie de marquer à jamais l’éternité. Tel est le synopsis de 47 Ronin, le premier long-métrage du réalisateur britannique Carl Erik Rinsch, qui revisite pour l’occasion un mythe déjà maintes fois adaptés du côté du pays du soleil levant.

Pas si mal ! Voilà ce que je me suis dit à l’issue du visionnage de ce film – qui a connu un échec cuisant aux États-Unis – dont je n’attendais rien de spécial, si ce n’est de pouvoir me divertir pendant une soirée. Et au final, le contrat est plutôt bien rempli puisque hormis le fait que les personnages s’expriment tout du long en anglais alors que la plupart sont japonais et que l’histoire se déroule exclusivement au Japon, 47 Ronin est relativement plaisant à suivre et dispose de qualités suffisantes que pour offrir aux spectateurs un bon moment de divertissement. Parmi celles-ci, on peut notamment évoquer la grande beauté des décors, et du visuel en général, qui nous emmènent dans des paysages à couper le souffle. Des villages fleuris aux palais enneigés, en passant par des forêts verdoyantes et des navires sinistres, le plaisir des yeux est immense. Et que dire des effets spéciaux qui s’avèrent bien souvent extrêmement réussis, en atteste d’ailleurs la magnifique séquence de la grotte. On sent clairement derrière le film le budget colossal de 175 millions dollars, et c’est très appréciable.

Photo 47 ronin
Ce que l’on sent également, et qui est en revanche nettement moins appréciable, c’est le montage un peu chaotique à certains moments du récit, comme si le film ne savait pas exactement quelle direction prendre. Il en résulte du coup un manque de fluidité dans la narration et un développement des personnages beaucoup trop faible. Le désir de mettre en avant Keanu Reeves, au détriment des autres, est tout à fait compréhensible mais cela empêche en définitive d’éprouver un véritable attachement pour les samouraïs, et ainsi de ressentir pleinement l’impact de leurs actions. D’autant plus que si on veut chicaner, l’attachement au personnage de Keanu Reeves n’est pas non plus très significatif. Tout cela est sans doute dû à l’envie des studios de proposer un film plus "vendeur" en s’appuyant sur une grande star et des combats impressionnants, aux dépens malheureusement d’une histoire plus profonde. Néanmoins, on peut tout de même souligner ici la volonté louable de transposer un mythe propre à la culture japonaise à la population occidentale. Certains aspects du récit sont évidemment perdus dans le processus mais le résultat final n’en reste pas moins honorable.

En conclusion, 47 Ronin n’est donc certainement pas le grand film d’action qu’il aurait pu être, mais il n’en demeure pas moins agréable et efficace. Malgré un parti pris linguistique étonnant et l’une ou l’autre faiblesse dans l’écriture, on ne s’ennuie pas une seconde et quelques scènes parviennent à sortir du lot. Divertissant !



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