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Le défi de Jean-Claude Maillard sur la bonne pente

Publié le 02 avril 2014 par Toulouseweb
Quand s’arrętera Jean-Claude Maillard, le sémillant patron de Figeac Aéro ? Il n’est gučre de semaines depuis le salon du Bourget en 2013 oů son entreprise ou lui-męme ne fait la une des journaux. Et cela risque bien de durer.
Cette semaine, c’est l’annonce de négociations engagées avec le groupe belge Sonaca qui est ŕ l’ordre du jour. Le groupe belge qui connaît bien des soucis et dont il est de notoriété publique que ses propriétaires, le gouvernement wallon en premičre ligne, aimerait bien se désengager. Sonaca, spécialisée dans l’étude et la réalisation d’éléments mobiles de voilure, a misé sur ses capacités d’ingénierie pour redresser la barre. Et il semblerait qu’elle cherche aussi ŕ se désengager de sites de production. Tout du moins c’est ce qui ressort de l’annonce de Figeac Aéro qui dit ętre en pourparlers en vue d’acquérir le site de Sonaca ŕ Wichita (Kansas). Un site qui serait stratégique pour Figeac Aéro car c’est lŕ que son client américain Spirit AeroSystems a sa plus grande base industrielle. Et c’est lŕ aussi que de multiples donneurs d’ordre sont implantés. C’est un nouveau pas que franchit le lotois en direction de son client puisqu’il a déjŕ annoncé son arrivée en mai prochain dans une nouvelle unité ŕ Montoir-de-Bretagne prčs de Saint-Nazaire oů Spirit AeroSystems a mis en place un site pour l’assemblage du pavillon du tronçon central de l’Airbus A350. C’est un nouveau pas aussi car aux Etats-Unis, Figeac Aéro avait créé une filiale commerciale, mais ne disposait pas encore d’usine de production.
Or ŕ Wichita la filiale de Sonaca qui est dans le viseur de Jean-Claude Maillard est, si je peux dire, du pain bénît. C’est une unité bien rôdée qui emploie une quarantaine de personnes rouée aux techniques de production et d’assemblage en zone dollars sans compter qu’elle dispose également d’une installation de traitements de surface, une capacité qui ajoute encore ŕ l’attractivité de la cible.
Ce n’est donc pas un hasard. Pas plus que c’est étonnant. Car Jean-Claude Maillard avait annoncé la couleur en décembre dernier lorsque son entreprise a été introduite sur le marché boursier pour accompagner son augmentation de son capital et lui apporter de l’argent frais, ce qui a été fait ŕ plus de 15 M€. Car il avait justifié ce besoin en liquidité par sa volonté d’aller de l’avant et de se positionner sur les marchés américains. En plus des Etats-Unis, l’entrepreneur a aussi annoncé sa volonté de prendre position sur le marché mexicain.
En rachetant cette filiale américaine de Sonaca, Figeac Aéro s’approprierait aussi 10 millions de dollars de chiffre d’affaires (c’est le CA qu’elle a réalisé en 2013) ce qui le rapproche progressivement des 340 M€ que le groupe Figeac Aero ambitionne d’atteindre ŕ l’horizon 2018 avec un effectif de 2 500 personnes. A fin mars 2014, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 170 M€ (contre 137 M€ en 2012) avec un effectif d’un peu plus de 1 300 personnes.
Toujours est-il que Jean-Claude Maillard veut garder la main sur le capital de son entreprise (créée en 1988 en grande partie grâce ŕ une opération d’essaimage de la part de Ratier Figeac) qu’il détient toujours ŕ 94 % aprčs l’augmentation du capital. Mais il est un autre défi qu’il a décidé de réaliser, celui de devenir plus gros que son mentor lotois Ratier Figeac qui en 2013 comptait un millier d’inscrits ŕ ses effectifs pour un chiffre d’affaires de prčs de 260 M€. Nul doute qu’il veut tenir ce défi lancé il y a 25 ans.
Et malgré les écueils qu’il a rencontré, on se souvient du Ť trou ť financier creusé par la faillite du petit avionneur américain Eclipse, Jean-Claude Maillard est sur la bonne pente pour réussir son défi.
Nicole B. pour Aeromorning


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