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Numericable remporte finalement la mise SFR

Publié le 06 avril 2014 par Le Monde Numérique @lmn_officiel

Fin de l’épilogue concernant la vente de SFR. Numericable et Bouygues Telecom, les deux seuls candidats sur les rangs, étaient hier encore en lice pour récupérer l’opérateur historique, dont Vivendi voulait se séparer. Et c’est donc finalement Numericable qu’a choisi la maison-mère de SFR.

Numericable remporte finalement la mise SFR


Vivendi, propriétaire du carré rouge, a en effet annoncé samedi 5 avril qu'elle avait retenu l'offre du câblo-opérateur, rejetant ainsi celle de Bouygues, a priori pourtant plus alléchante sur le papier.

"Le conseil de surveillance de Vivendi a décidé, à l’unanimité, de retenir l’offre d’Altice/Numericable qui correspond au projet industriel le plus porteur de croissance, le plus créateur de valeur pour les clients, les salariés et les actionnaires, et répondant le mieux aux objectifs de Vivendi", précise Vivendi dans un communiqué.

La vente va ainsi rapporter dans un premier temps 13,5 milliards d'euros à Vivendi, puis l’annonce d’un complément de 750 millions d'euros. Plus tard, le groupe pourra céder sa participation de 20% à Numericable. "L’ensemble devrait représenter une valeur totale supérieure à 17 milliards d’euros", précise le communiqué.

Le Conseil a "procédé à un examen attentif des offres, ainsi que des courriers et documents que le Groupe Bouygues a pris l'initiative de lui adresser pendant cette période d'exclusivité, y compris jusqu'à ce jour, en vue d'un rapprochement entre SFR et Bouygues Telecom", a précisé Vivendi.

Les syndicats de SFR ont accueilli avec prudence le choix fait samedi par Vivendi, annonçant qu'ils attendaient des engagements formels en matière d'emploi.

"On n'avait pas de préférence a priori sur le choix du repreneur", a déclaré à l'AFP Damien Bornerand, délégué CGT.

"Pour nous, ce qui aurait pu éventuellement faire pencher la balance auraient été des engagements formels de la part d'un des deux candidats à la reprise, notamment en signant le projet d'accord que l'intersyndicale de SFR leur avait soumis. Pour l'instant ça n'a pas été fait", a souligné Damien Bornerand.

"Le sujet de l'emploi reste pour nous le sujet majeur et nous attendons des garanties fermes de la part d'Altice sur le maintien de l'emploi pour une durée de 48 mois sur l'ensemble du nouveau groupe tel qu'il se dessine", a-t-il ajouté.

Les deux candidats au rachat de SFR s'étaient en effet engagés à ne procéder à aucun licenciement économique collectif pendant 36 mois, mais l'intersyndicale aurait voulu qu'ils signent un protocole d'accord sur le maintien "pendant au moins 48 mois" de l'emploi, des statuts et du périmètre.

 

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