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Pourquoi P. Cohen a perdu ?

Publié le 07 avril 2014 par Marius
Pourquoi P. Cohen a perdu ?

Chacun y va de son analyse. Alors pourquoi pas chez Cassoulet ’Land ? La question est dans toutes les têtes ; comment la gauche a-t-elle pu perdre (aussi vite) la ville de Jaurès ? Plusieurs facteurs se sont cumulés et ont créé cet évènement que les observateurs les plus chevronnés n’avaient pas vu venir (à commencer par les sondeurs).

Des retards à l’allumage

La difficulté initiale est de construire un projet, de le faire vivre et…de le réaliser. Souvenons nous ; la campagne initiale de Pierre COHEN (2007/2008) était basé sur des sujets sociétaux complété d’un combat sur le coût de l’eau et la remise en régie de divers services concédés. Cela aurait pu constituer un fond de projet mais ne pouvait pas forger la ville de demain. Trois longues années auront été nécessaires pour bâtir un projet urbain ; «La fabrique» est restée très longtemps un outil vide de sens car sans tête. Au final, les résultats, quoique bien réels, restent en dessous des avancées de villes comparables. La mobilité des toulousains leur a laissé tout loisir de se rendre à l’évidence ; Toulouse conserve (encore) un temps de retard, n'en déplaise à l'interressé.

Des adjoints hétérogènes

Pour conquérir la ville rose Pierre COHEN s’est vu affublé de diverses personnalités des « courants » de la gauche plurielle ; les partis ont mandatés d’authentiques endoctrinés à des causes aussi diverses que variées. L’art du consensus n’appartenant pas aux gênes de Pierre COHEN les divergences sont rapidement apparues au cours de la mandature pour produire, au mieux, des réticences dans l’exécution des missions et, au pire, des oppositions internes face aux évidences (voir ICI la vidéo surveillance). Ce malaise, bien réel, aura singulièrement diminué la capacité de réalisation.

Une équipe suffisante et sourde

Au-delà des variétés d’opinions il était à noter une incompétence caractérisée d’une grande partie des adjoints et conseillés. A commencer par l’adjoint en charge de l’urbanisme qui a laborieusement vécu «son» PLU (voir ici le portrait du responsable) source de malaise au niveau des habitants. D’autres ont masqué leurs incompétences au travers d’attitudes hautaines et distanciées ; les toulousains sont rapidement devenus des sujets pénibles dans leurs préoccupations du quotidien et les «réunions participatives» de plus en plus des sources de conflits.

Une population en constante évolution

Cassoulet ’City a un solde migratoire largement positif tant en quantité qu’en qualité des jeunes arrivants ; l’apport de travail qualifié lié au développement de l’avionique constitue un atout mais aussi une fragilité face aux «recettes socialistes» de clientélisme. L’arrivée de cadres sur diplômés en recherche d’une cité du bien vivre ont, à leurs dépens, découvert la cité de la démagogie. Le Parti socialiste n’est plus le premier employeur de la ville et à vouloir flatter l’électorat des quartiers fragiles Pierre COHEN a totalement négligé les ¾ du territoire municipal où résident ces familles de cadres et ingénieurs en recherche de tranquillité et de facilités réelles dans leurs déplacements. A vouloir « densifier » des lieux où les besoins d’infrastructures (écoles, crèches, mairies de quartiers…) ont été sous évalués on a constitué des poches de refus qu’aucun discours (soit il social) ne peut réduire.

Un gouvernement suicidaire

Alors que notre « bon maire », Aubryiste de la première heure, avait toujours gardé ses distances face à F. HOLLANDE il a, par faiblesse, accepté de se compromettre auprès de ce "looser" dans un certain nombre de dossiers partiellement solutionnés (CEAT, prison St Michel….). Cette proximité nouvelle s’est opérée au pire moment; la chute n'a été que plus forte. Nous avons eu droit à la visite de tout ce que le gouvernement AYRAULT avait de plus insignifiant ; Toulouse et Airbus étant devenus la «réussite» spontanée d’un gouvernement en recherche de symbole.

Voici mon cocktail (partial) de l’échec. Il ne sera pas celui des proches de Pierre COHEN car il y a des évidences qui ne peuvent être retenues sans mettre à mal la faiblesse des stratégies de campagne dans un parti où la contrition est aussi rare que la réactivité dans l'action.


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