Magazine Culture

Interview : My Little Cheap Dictaphone

Publié le 09 avril 2014 par Lemediateaseur @Lemediateaseur

Le mois dernier sortait dans les bacs français The smoke behind the sound, le nouvel album du groupe belge My Little Cheap Dictaphone.

Pour parler de la création, du travail avec le producteur Luuk Cox et de l’arrivée dans le groupe de Manu Delcourt, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Redboy, le leader du groupe.

Bonne lecture,

***** 

  

Bonjour Redboy,

Le nouvel album de MLCD est désormais disponible en France, il l’était depuis janvier en Belgique, tu es content qu’on puisse le découvrir chez nous ?

Oui tout a fait. La Belgique est un petit pays et on aime bien en sortir et aller un maximum à l’étranger. Nous aimons toujours les bonnes excuses pour revenir en France, et nous sommes impatients d’y faire des concerts.

Cet album est très différent de The Tragic Tale of a Genius, est-ce qu’il y a eu une petite pression pour trouver le style de celui-ci ?

On a essayé de ne pas se mettre de pression, ce qu’on a voulu faire avant tout c’est se mettre le défi de faire quelque chose de nouveau et de très différent de l’album opéra rock précédent. Il y avait beaucoup d’arrangements symphoniques, une histoire et des invités et on a vraiment voulu sortir de ces styles d’arrangement. À chaque album on a vraiment essayé de faire le contre-pied du précédent.

Le groupe a travaillé ici avec le producteur Luuk Cox, comment s’est faite cette collaboration ?

Nous avions démarchés de nombreux producteurs, et comme nous sommes des rats du studio, on aime y passer du temps pour expérimenter des choses et développer des arrangements et des atmosphères, il nous fallait donc quelqu’un qui nous suive dans l’aventure, comme si c’était un membre du groupe. Quand on a rencontré Luuk, on a compris qu’il savait ce qu’on voulait et où nous emmener. En plus, comme on produit souvent nous-mêmes nos disques, on voulait vraiment se reposer cette fois sur quelqu’un qui nous amène sa vision des choses et qui nous fasse nous surpasser et se remettre en question.

Est-ce que cela vous a fait travailler différemment des albums précédents ?

Pas pour la création, car nous avions déjà plus ou moins composé les morceaux. C’est vraiment quand il est arrivé qu’on les a remanié de façons différentes et que ça a changé notre manière de les enregistrer. C’était très important pour lui que nous soyons tous les cinq la même pièce pour se mettre au service de la chanson, c’est quelque chose d’assez rare aujourd’hui dans ce monde où tout se fait par ordinateur. On a prit plaisir à enregistrer à l’ancienne, sur une table analogique privilégiant l’émotion du moment et l’énergie live du groupe.

L’album a été enregistré dans différents studios, dont un passage à Abbey Road, est-ce cela fait quelque chose de retrouver là-bas ?

Oui, c’est vraiment un lieu empreint de magie, des que tu rentres, tu sent quelque chose qui donne une petite touche de rêve et de féérie en plus au disque.

Un nouveau membre a rejoint le groupe, comment s’est faite son arrivée ?

L’idée de départ de cet album était vraiment que nous voulions composer cet album tous ensemble. Pour cela nous nous sommes isolés dans différents lieux et notamment un mas en Provence. Une fois là-bas nous avons invité Manu, un musicien et arrangeur parisien, et nous avons commencé à faire beaucoup de jam ensemble. Cela c’est un nom bien passé qu’on lui a dit « c’est con que tu n’habites pas à Liège sinon on te demanderait d’intégrer le groupe ». Il l’a pris au mot, deux mois après il emménagé en Belgique. Ensuite, on a passé un an en studio et chacun a vraiment beaucoup mis son emprunte sur cet album.

Lorsqu’on écoute ce disque, on retrouve de nombreux titres assez « planants ». On pourrait dire que c’est l’une des marques de fabrique de MLCD, tu es d’accord avec ça ?

Oui, et encore plus sur cet album car nous avons voulu travailler sur les ambiances et on a beaucoup travaillé par couche. Pour la première fois on a beaucoup utilisé des synthétiseurs ce qui amène ce côté planant sur l’album. On voulait emmener l’auditeur dans une espèce de voyage pour se vider la tête dans un univers rêveur.

Après les dates de release, qui étaient complètes, d’autres concerts sont annoncés à partir de mai, j’imagine que pour un groupe de scène comme vous, vous êtes impatient d’y être ?

Vraiment beaucoup oui. Quand on travail sur des chansons, on passe beaucoup de temps mais on pense avant tout au moment où il faudra aller sur scène. On a énergie assez folle parfois sur scène, même si on a des chansons plus calmes, on ne peut pas concevoir sortir de scène sans avoir mouillé la chemise et abandonner tout ce qu’on avait que ce soit une petite ou une autre salle. On fait la musique pour ne pas avoir une vie normale, et partir en tournée c’est vraiment ce qui nous excite.

Tu nous parlais de l’envie de venir jouer en France, il y a déjà des dates de prévues ?

Oui nous serons le 6 juin à Clermont Ferrand pour le Festival Europavox, le 7 juin à La Maroquinerie à Paris et le 13 juin au Zénith de Rouen.

mlcd-the-smoke-behind-the-sound-cover

Le Mediateaseur remercie Redboy de nous avoir accordé un peu de son temps pour la promotion de The smoke behind the sound qui est toujours dans les bacs.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Lemediateaseur 66837 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazine