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Cardiologie epidemiologie

Publié le 05 mai 2014 par Claire Roques @GUIDEIDE

GENERALITES

   En France comme tous les pays industrialisés les affections cardiovasculaires (CV) occupent une place prépondérante dans la morbidité et la mortalité de la population.

  •  1ère cause de mortalité
  • 1er motif d’admission en affection de longue durée à partir de l’âge de 25 ans
  • 3ème motif d’hospitalisation

   En 2000, les affections CV sont responsables d’environ 180 000 décès en France dont un peu plus de 15 000 chez les personnes âgées de moins de 65 ans.

   Environ 32% des mortalités prématurés.

   1 personne sur 4 est atteinte d’une affection CV.

   La réduction du risque CV a été identifiée parmi les 104 priorités de la loi de santé publique votée en 2004 pour les 5 prochaines années.

   Le Haut Comité de la Santé Publique vise la réduction de 20% de mortalité cardiovasculaire en France tous les 10 ans par :

  • Réduction de l’exposition aux facteurs de risques CV de la population. Facteurs modifiables, prise de conscience collective 20 millions de personnes seraient concernées par des démarches de prévention.
  • L’amélioration de la prise en charge des individus à risque ou déjà malades : 

o   Progrès pharmacopée découverte de nouvelles  molécules d’action plus précise, plus efficace et mieux tolérées.

o   Développement thérapeutiques interventionnelles dilatation coronaire, ablation par radiofréquence de circuits électriques anormaux, stimulateur cardiaque, défibrillateur auto implantable…

o   Chirurgie cardiaque : chirurgie mini invasive, chirurgie robotisée… (anesthésie réa).

o   Consensus médicaux de prise en charge.

   De plus, la tendance est au vieillissement de la population avec, vers 2050, 1/3 de la population sera âgée de plus de 60 ans contre 1/5 actuellement.

UN GRAND NOMBRE DE PATHOLOGIES

   Les pathologies ischémiques dues à l’athérosclérose sont les plus importantes et à l’origine de plus de la moitié des décès.

   Les autres pathologies sont principalement les troubles du rythme, les valvulopathies (origine mécanique ou infectieuse), les insuffisances et les affections touchant les artères autres que celles irriguant le cœur ou le cerveau.

   Les cardiopathies congénitales (malformations cardiaques) représentent environ 1 cas sur 7 000 naissances.

FACTEURS DE RISQUES

Plusieurs facteurs constitutionnels (facteurs non modifiables) et comportementaux (facteurs modifiables) souvent associés influencent grandement l’incidence des pathologies CV acquises.

Plus les facteurs associés sont nombreux plus le risque est grand. Alors que, 90 % des infarctus du myocarde sont évitables grâce à la prévention des facteurs de risques.

LES FACTEURS NON MODIFIABLES

1)   L’âge et le sexe

Autant pour l’homme que pour la femme, l’âge augmente le risque de survenue d’accidents CV.

Facteur de risque à partir de 45 ans chez l’homme.

Facteur de risque à partir de 55 ans chez la femme ou en cas de ménopause précoce (protection naturelle hormonale jusqu’à la ménopause).

2)   Les ATCD dits « familiaux »

Génétiquement certaines familles sont plus exposées que d’autres.

3)   Les ATCD dits « personnels »

Patient souffrant déjà d’une pathologie cardiaque.

LES FACTEURS MODIFIABLES

1)   Le tabac

Favorise la constitution de la plaque d’athénome + tachycardie + vasoconstriction locale (spasme) =  diminution des apports O2 au cœur.

1 à 5 cigarettes/jours augmentent le risque d’infarctus du myocarde de 40%

2)   L’hypertension

Diminue les possibilités de dilatation des artères lors des efforts.

Facteur de risque majeur, 7,5 millions à 10 millions d’hypertendu dont beaucoup s’ignorent et de plus difficulté d’observance du traitement.

3)   Le diabète

Trouble du métabolisme des glucides caractérisé par une hyperglycémie. Concerne 10% des plus de 65 ans

Favorisé par le surpoids, la sédentarité, l’hérédité.

Glycémie à jeun supérieur ou = à 1,26g/l le matin à jeun, prélèvement réalisé 2 fois

  • Type 1 : DID (diabétique insulino dépendant)
  • Type 2 : DNID (diabétique non insulino dépendant)

Complications : rétrécissement et durcissement des artères + accélération dépôts de cholestérol.

Macroangiopathie = athérosclérose (cœur, cerveau, membres inférieurs) + HTA

Microangiopathie = atteinte des petits vaisseaux (néphropathie, neuropathie)

4)   Cholestérol

   Insuffisance de « bon cholestérol » et excès de « mauvais cholestérol ».

   Le cholestérol est un constituant lipidique (graisse naturelle) présent dans les tissus et les liquides de l’organisme. Il est également nécessaire à la formation des hormones sexuelles, des corticostéroïdes, de la bile, membrane cellulaire…

   Son origine est soit externe (1/4 alimentaire) soit interne (3/4 produite par le foie).

   Le cholestérol étant non soluble dans le sang, il se fixe à des transporteurs sanguins pour circuler et atteindre les différents tissus de l’organisme.

   Ces transporteurs sont des lipoprotéines, classés en fonction de leur densité.

   LDL : lipoprotéine de basse densité (L=low) = mauvais

  • Amènent le cholestérol du foie vers les cellules. Si les cellules sont déjà saturées en cholestérol, il se dépose à la surface des artères (dépôts lipidiques).

   HDL : lipoprotéine de haute densité (H = hight) = bon

  • Récupèrent le cholestérol en excès dans les organes et le transportent vers le foie qui l’élimine.
  • Fonction protectrice paroi artérielle car rôle d’épurateur.

   4 grandes causes à l’excès de cholestérol :

  • alimentation trop riche en graisses saturées (origine animale)
  • terrain génétique particulier
  • certaines maladies (rénale, thyroïde, diabète)
  • certains médicaments (pilule, cortisone, antiacnéique)

   Biologie normale

  • Cholestérol total inférieur à 2 g/L. Si supérieur =  hypercholestérolémie pure et mixte si associée aux triglycérides.
  • LDL entre 1 gr et 1,60 gr/L
  • HDL entre 0,40 et 0,60 gr/L (si inférieur à 0,35 = facteur de risque)
  • Triglycérides inférieurs à 1,50 gr/L

   Traitement : régime alimentaire + médicaments

5)   Obésité

Impact sur l’augmentation des facteurs de risque car 40 à 60 % des obèses sont diabétiques + cholestérol + HTA sédentarité.

6)   Sédentarité

Une activité régulière diminue le risque d’HTA, de diabète et d’obésité et augmente le taux de bon cholestérol.

Le programme de prévention recommande 30 minutes d’exercices physiques d’intensité modérée tous les jours (marche rapide).

7)   Stress

Les hormones de « stress » (adrénaline) agissent sur la plupart de nos organes dont le cœur et les vaisseaux (notamment vasoconstriction, tachycardie).

Cependant ces modifications physiologiques peuvent s’avérer délétères sur des organes déjà fragilisés et soumis à ces contraintes.

LA PRÉVENTION

C’est l’ensemble des mesures utiles pour empêcher l’apparition ou limiter l’aggravation d’une maladie, mesures qui visent à supprimer à corriger ou à empêcher l’apparition de facteurs de risque.

  • prévention primaire : la maladie n’est pas encore apparue malgré l’existence d’un terrain et de facteur de risque.
  • prévention secondaire : la maladie s’est déjà manifestée et il faut l’empêcher de s’aggraver, la faire régresser et éviter une récidive.

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