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L’AGRESSION de trop, HAINE ordinaire d’une idéologue : L’UFML appelle à la démission de Mme Catherine Lemorton

Publié le 29 juin 2014 par Santelog @santelog

L’AGRESSION de trop, HAINE ordinaire d’une idéologue : L’UFML appelle à la démission de Mme Catherine Lemorton

Lors de l’émission « Carrément Brunet » du 19 Juin 2014 sur RMCMadame Catherine Lemorton, députée socialiste et présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a tenu des propos et lancé des insinuations* portant non seulement atteinte aux équipes soignantes des établissements de santé privés, mais aussi de nature à jeter l’opprobre sur ces professionnels dévoués, disponibles, dont les qualités ne sont plus à démontrer, comme en témoigne la confiance que les Français leur renouvellent chaque année.

Suite à cet épisode, et loin de s’excuser, la présidente de la commission des affaires sociales continue** de ré-exprimer son mépris à l’égard des professionnels libéraux de santé et des établissements privés sous l’emprise de son aveuglement et de son l’idéologie. Madame Lemorton ne dispose pas du recul, de la sagesse et du discernement qu’il convient de démontrer à ce poste majeur dans la construction de l’avenir de la santé. L’UFML demande la démission de Madame Lemorton de son poste de présidente.

Catherine Lemorton

« Alors que le la ministre de la Santé affiche son mépris des professionnels de santé libéraux en construisant une loi de Santé sans tenir compte de leur avis, la présidente de la commission des affaires sociales, député socialiste, elle-même, se permet d’insinuer que des médecins libéraux pourraient être des assassins. Ces comportements, dans un climat où la colère monte, ne pourra qu’entraîner demain l’échec de la loi de Santé. » déclare Jérôme Marty, président de l’UFML.

Face à cette insulte et à cette diffamation, l’UFML étudie tous les recours possibles sur tous les terrains pour ne plus laisser impunis de tels comportements.

* Question d’Éric Brunet : « mais quand même les médecins soignent les gens, ils n’ont jamais laissé mourir personne ! » Réponse de Catherine Lemorton : « Dans les l’hôpitaux publics, oui. Je n’en dirai pas plus… »

** Echanges de mails entre Madame Lemorton et des praticiens qui réagissaient directement auprès d’elle.

Par le bureau de l’UFML

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La réponse de l’UFML à Catherine Lemorton

Madame Lemorton commet dans ce consternant plaidoyer, plusieurs fautes, difficilement excusables en regard de ses fonctions et de son rang d’élue.

La qualification de « subordination » de la relation patient-médecin n’est rien moins qu’une insulte aux qualités professionnelles d’écoute des médecins ; Il s’agit d’une relation de confiance, que le transfert de la santé vers les assureurs privés va pervertir en instaurant justement la subordination entre médecins et financeurs. Le TPG, s’il devient obligatoire n’est que le commode moyen de masquer cette subordination derrière un écran de solidarité.

L’insulte n’est pas moins grave lorsque la responsabilité d’actes inutiles est entièrement attribuée au médecin. En effet madame Lemorton, les gens ne viennent pas pour passer le temps ou s’amuser mais parce qu’ils pensent avoir un signe inquiétant et qu’ils viennent chercher une réponse rapide à leur questionnement. Le non recours systématique au médecin relève d’abord d’une éducation sanitaire mais aussi économique des patients (combien connaisssent le prix du recours aux urgences ?), de la distinction entre maladie et bien être, ce que ne favorisera certainement pas le TPG et l’opacité entretenue sur le coût des actes et prescriptions.

C’est dans ce même esprit de désinformation que l’argument des 20 euros qui ne pourraient être avancés peine à convaincre, tant on sait que, d’une part le poids des inutiles passages aux urgences pèse entièrement sur la collectivité, à 10 fois cette somme, et que d’autre part le seuil choisi de 0 euros est justement celui de l’ACS, où nulle avance n’est exigée.

Puisque la problématique a glissé vers le TP social, rappelons qu’il est pratiqué par tous les médecins à quelques exceptions près, dument identifiées et largement mediatisés, (700 sur l’ensemble du territoire) et que l’accroissement du nombre des ayant droits est bien évidemment de nature à mettre en péril certaines activités médicales techniques ou à prestation longue, ce que les centres mutualistes déficitaires connaissent bien. Prétendre que leur situation déficitaire est due aux salaires des médecins est ubuesque, sous entendant que les revenus des médecins des centres sont très supérieurs aux cabinets libéraux.

Le TP généralisé concernera donc des gens ayant parfaitement les moyens « d’avancer » une somme de surcroit plus que modeste et très inférieure aux moyennes européennes, ce qui rejoint à nouveau la question de l’utilisation des 180 milliards d’euros de cotisations sociales annuelles des français.
Ce qui est attaqué avec le TPG, c’est le paiement à l’acte, pourtant garant de la prise en charge personnalisée des patients.

Catherine Lemorton

Les insultes se poursuivent à un rythme effréné, avec le voile du doute jeté sur le sort des patients traités en établissements privés. Madame Lemorton exclut la possibilité que le corps médical abandonne des patients à la mort, dans le public, mais seulement dans le public…

L’amalgame entre le TPG et l’accès aux soins est tout à fait fascinant puisqu’elle fait de la nécessité d’avancer la consultation le principal obstacle à l’accès aux soins, interprétant encore une fois les études.
Si les études IRDES montrent bien évidemment que les obstacles financiers à l’accès aux soins se retrouvent principalement dans les populations démunies et précaires, assez logiquement, les nombreux sondages et particulièrement celui du 15/11/2011 IFOP réalisé pour le JDD confirment que l’obstacle financier n’intervient qu’en 3ème position après les délais de rendez-vous, l’éloignement géographique et concerne principalement l’optique et les prothèses dentaires.

Le manque de respect de madame Lemorton pour la profession confine au ridicule lorsqu’elle suggère à Didier Legeais d’aller voir la vraie vie dans les urgences à l’hôpital et ainsi mieux comprendre la détresse des patients. Clairement, elle ose tout… Tout au plus pourrait on interpeller la parlementaire sur le fait que cette misère qu’elle a découverte effarée, non seulement , nous la gérons et la prenons en charge depuis des années, aux urgences, dans nos cabinets, dans nos blocs mais nous l’avons vue croitre et « embellir » sous les coups de boutoir de politiques successives et que l’instrumentaliser à présent, pour mieux la rentabiliser demain, est indigne d’un représentant élu.
D’ailleurs, plutôt que de tenter de tirer des larmes à un public parfois peu clairvoyant, il eût été intéressant de demander à madame Lemorton ce qu’elle pensait des franchises sur les ALD, les cancers, les médicaments etc… Que penser de cet alourdissement du coût des soins pour les plus malades, souvent les plus précaires ? Depuis son accession au pouvoir, silence sépulcral de la gauche sur le sujet…

Pour finir, madame Lemorton, non, nous ne demanderons pas aux patients AVANT de consulter de quel régime ils dépendent car cela ne nous regarde pas. Notre métier est le soin, et c’est de ses symptomes dont nous allons nous préoccuper.
En nous suggérant de demander aux patients s’ils bénéficient de l’ACS, elle rejoint le point de vue de son collaborateur M G Sarkozy qui propose de fournir aux médecins de son réseau, tous les renseignements utiles sur le niveau de protection sociale des patients afin qu’ils puissent « adapter » les prescriptions… à ce que le patient peut payer.
Il est bien loin le principe solidaire de 47…

Ainsi, le TPG n’améliorera pas l’accés aux soins, mais la consommation de soins.
Il sera le meilleur écran pour dissimuler le transfert de l‘assurance maladie vers les complémentaires. Toujours au nom de cet accès aux soins, les complémentaires devenant obligatoires, le coût du financement des soins va crescendo, dans une parfaite opacité.
Et dans une logique toute financière, le payeur sera alors en droit d’infléchir les pratiques médicales en fonction de ses objectifs.

Par le Dr Dominique THIERS-BAUTRANT, Vice Présidente de l’UFML 

Source : Newsletter UFML du 28 juin 2014

Union Française pour une Médecine Libre

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