Magazine Humeur

Wimbledon etiquette

Publié le 30 juin 2014 par Pomdepin @pom2pin

Après la performance hilarante des footballeurs anglais au Brésil, entre le numéro d’hypnose du sélectionneur, Roy Hodgson, qui peut endormir à lui tout seul une salle remplie de journalistes, et les imitations inénarrables du gardien (il fait très bien la passoire et la porte ouverte), on se console en Angleterre avec le tennis. Il nous reste Wimbledon, et ce merveilleux joueur britannique qu’est devenu Andy Murray l’année dernière quand il a gagné (avant, c’était juste un vague sportif écossais).

20140629-162745-59265068.jpg

Attention Wimbledon n’a rien à voir avec Roland Garros. D’ailleurs les spectateurs parisiens n’ont aucun sens du décorum. Ils sont bruyants, ils s’y connaissent en tennis, ont des tenues ridicules, parfois même des bermudas, c’est dire, et s’intéressent aux matches. Non, à Wimbledon, on s’habille correctement, on mange des fraises à la crème, on boit du pimm´s, on s’extasie sur les invités dans la Royal Box, et on jette parfois un œil mi amusé mi ennuyé sur les joueurs qui sautillent bêtement sur l’herbe. Sauf si il s’agit bien sur de ce merveilleux britannique qu’est Murray (écossais, lui? Si peu…). Ou si Fédérer et plus bizarrement, Tsonga jouent. Les anglais adorent Tsonga, on ne sait pas pourquoi. Ils ont décrété que c’était un gentleman, ce qui est quand même plus important pour un sportif que d’être fichu de gagner un tournois.

Bref, Wimbledon, c’est avant tout un événement mondain, qui culmine le week end des finales, mais le premier samedi est également important (on ne joue pas le dimanche au milieu de la quinzaine, ce n’est pas poli). C’est une grande journée, qui débute par la présentation des invités endimanchés (alors que je rappelle que c’est un samedi) dans la Royal Box. Avant le premier match sur le central, Sue Barker est plantée au milieu du gazon, avec un micro, et ânonne annonce les noms prestigieux de ces personnalités hors pair ou vice versa. Pour ceux qui ne sont pas au fait des champions britanniques (vous connaissez Murray? Ce grand patriote pratiquement pas écossais, qui n’a jamais déclaré qu’il était pour quiconque jouait contre l’Angleterre?) Sue Barker est une ancienne joueuse reconvertie dans la présentation télévisuelle. Elle a gagné Roland Garros en 1976, avec une raquette, une robe à smocks et une choucroute sur la tête, on nous ressort la photo tous les ans, c’est très drôle.

Cette année, il y avait du monde dans la Royal Box. On a eu doit à une brochette de médaillés olympiques, un cycliste, deux golfeurs (mais pas Rory McIlroy, ce fantastique sportif britannique, pas du tout irlandais. Ça aurait fait mauvais genre vues ses aventures sentimentales avec une joueuse dont je n’arrive jamais à me rappeler le nom), et David Beckam qui avait sorti son plus joli costume à carreaux pour l’occasion (il est très anglais lui, il vient de l’Essex, c’est un gage de qualité…). Mais ça reste sportif tout ça, puisqu’à l’appel de son nom, la célébrité doit se lever et saluer la foule d’un lent geste de la main style poêle à frire qu’on secoue, digne d’Elisabeth (personnellement, c’est comme ça que je joue au tennis aussi. Mais curieusement aucun des tennismen que j’ai vu ne fait pareil). Et comme comme c’était aussi armed forces day, (un jour pour honorer les soldats britanniques mais surtout pour récolter des fonds pour les blessés et leurs familles), des représentants militaires étaient là aussi, et ont eu droit à une standing ovation. Même le public s’agite à Wimbledon.

Après toutes ces émotions, des joueurs sont rentrés sur le cour, pratiquement dans l’indifférence générale, et ont joué à la baballe…Vous reprendrez bien un peu de crème pour finir vos fraises?

Billet écrit pour be MAD.

20140629-183334-66814115.jpg
le blog des sportives anonymes.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Pomdepin 10255 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines