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Au cinéma : «Nos étoiles contraires»

Publié le 19 août 2014 par Masemainecinema @WilliamCinephil

Lorsque le bouquin The Fault in Our Stars sort dans les bacs en 2012, le succès est immédiat. Il n’en fallait pas moins pour qu’une adaptation cinématographique soit mise sur les rails. Fort du buzz littéraire et de la hype qui entoure ses deux interprètes principaux (Shailene Woodley et Ansel Elgort), Nos étoiles contraires s’est royalement imposé au box-office estival de cette année au milieu de la guerre acharnée que se livrent les blockbusters. Parti avec une mise de départ s’élevant à 12 millions de dollars, le film a d’ores et déjà rapporté plus de dix fois son budget rien que sur le sol américain.

Synopsis : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer.

De base, le pitch de Nos étoiles contraires n’est pas synonyme d’originalité. Il serait même légitime de craindre un mélo tire-larmes dégoulinant de bons sentiments sur fond de violons suppliants. Fort heureusement, la réalité est toute autre puisqu’en réussissant à allier teen movie jovial et drame clinique poignant, le metteur en scène Josh Boone réussit son pari.

De la même façon que ses personnages essaient de (sur)vivre leur vie malgré leur condition, le réalisateur ne nous accable pas de scènes médicales gênantes et douloureuses afin de se concentrer sur la relation entre les deux protagonistes. De ce côté, les interprètes ont merveilleusement bien été choisis puisque l’alchimie qui se dégage du duo Shailene Woodley / Ansel Elgort est totale. Confondants de naturel, les deux acteurs incarnent un couple adorablement attachant mis en valeur par une mise en scène pop et colorée. Les conversations régulières par textos entre les deux amoureux sont symbolisées par des inserts pétillants qui ajoutent une plus-value charmante à l’ensemble.

Cette volonté du réalisateur de ne pas se morfondre sur la santé de ses personnages en faisant la part belle à un espoir salvateur est certainement la meilleure idée de Nos étoiles contraires. Aussi bien dans la réalisation que dans l’écriture, un ton léger prédomine. Les dialogues, couplés au talent des comédiens, font mouche quand il s’agit de faire rire, que ce soit à travers des clins d’œils ou des situations cocasses.

Loin de tout cynisme, Josh Boone parvient également à toucher juste quand le sujet se fait plus grave. A ce titre, les seconds rôles incarnés par Laura Dern, Sam Trammel et Nat Wolff, permettent d’aborder des points de vue sincères et touchants sur le rôle des proches du duo principal. Et c’est dans un troisième acte déchirant où il est difficile de retenir des larmes qu’on devinait inéluctables avant projection, que l’émotion s’empare du spectateur. Mais au lieu de laisser le spectateur quitter la salle sur les rotules, Josh Boone s’en tient à son parti pris de miser sur un optimisme lumineux et tout en nuances jusqu’à l’ouverture du générique de fin.

Même si on déplorera une deuxième partie un peu molle et sujette à quelques instants mièvres, Nos étoiles contraires séduit par son authenticité et son ambiance ensoleillée. Josh Boone prend à contrepied son sujet de départ et montre deux jeunes adolescents dont la soif de vie réjouissante dépasse le handicap de la maladie. Très puissante sans pour autant nous assommer avec du pathos, l’émotion est là, portée par un tandem d’acteurs rayonnant de cinégénie promis à être les étoiles montantes d’Hollywood.

Affiche Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires. De Josh Boone. Avec Shailene Woodley, Ansel Elgort, Laura Dern, Nat Wolff, Sam Trammel, Willem Dafoe, …

Sortie le 20 août 2014.


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