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Quand la vie est un cauchemar…

Publié le 01 septembre 2014 par Mariedacruz @parlonsmecs

quand tout va mal2 imagesQuand tout va mal…

La réussite d’une nouvelle vie réside sur la façon que vous avez de regarder l’existence. Et pourquoi ne pas mettre des lunettes roses pour la voir différemment ?

Depuis plusieurs mois, vous vous rendez bien compte que les différentes « acceptations » de votre part, de tout et de tout le monde commencent  à vous submerger une fois de plus. Vous sentez que vous étouffez, que vous manquez d’air…

Plus assez d’oxygène pour respirer…

Épuisé, surmené, à bout de souffle, une fois de plus, vous voulez mettre les voiles…

Alors, à défaut de le faire vraiment, vous partez, vous enfuyez dans un monde irréel, solitaire et fantasmatique et vous vous repliez sur vous-même.

Vous vous immergez dans votre inconscient, vous essayez de vous dorloter intérieurement, vous vous faites du bien comme du mal, vous vous isolez dans votre camisole psychiatrique et vous hurlez silencieusement à la lune, au soleil, à la pluie… Vous en voulez à tout le monde.

Vos rêves sont étranges et mystérieux, des rêves d’enfant dans un monde d’adultes où vous vous voyez encore petit,  adorable, gentil et mignon, cherchant plus la compagnie de vos « doudous », vous laissant dériver au gré des vagues de votre imaginaire, englouti dans un monde de chimères et d’épreuves. C’était tellement mieux lorsque vous étiez petit…

Quand la vie est un cauchemar !

Vous êtes face à des monstres, des dragons de toutes sortes, encerclé par le feu dévastateur de la peur ! Vous devez vous en sortir à tout prix, vous sauver de là, vous enfuir loin, pour ne plus être en danger, pour ne plus que l’on vous fasse du mal, pour ne plus  que tout cela recommence chaque jour…

Vous avez donc une peur bleue de l’avenir, de tout ce qui pourrait arriver malgré vous et que vous ne pourriez pas contrôler, maîtriser. C’est aussi pour cela que vous  n’aimez pas les surprises car malheureusement, elles sont souvent plus mauvaises que bonnes !

Par conséquent, vous avez un besoin permanent d’être rassuré, irrémédiablement sécurisé pour pouvoir avancer, juste d’un petit pas. Sinon, vous êtes comme tétanisé face à la vie, face au lendemain.

Une seule obsession : comment s’en sortir ?

Vous n’avez pas les moyens financiers pour « appréhender » votre vie ni celle de vos enfants. Alors, vous apprenez à vivre au quotidien, en frustration permanente, sans pouvoir imaginer un autre jour, un nouveau jour, un jour meilleur.

Impossible ainsi de faire des projets, de voir plus loin que le bout de votre nez, de réfléchir à d’autres possibilités, restreints que vous êtes,  dans la pauvreté et misère morales !

Vous culpabilisez alors et toujours de vous sentir responsable de l » inconfort de vos proches, de leurs manques et de l’inaptitude à être soutenu, épaulé, marié… d’autant que vous n’avez pas choisi de faire des enfants seul et ainsi, de les assumer en ‘mono parentale’ !

Seulement, vos mauvais choix vous ont conduit indubitablement vers des géniteurs « impuissants » de vie, de libido créatrice ou ayant une force paternelle. Et vous vous retrouvez vite seul, élevant vos enfants comme vous le pouvez.

Oui, ces mêmes enfants, qui si l’on ne leur explique pas certaines choses, vont à leur tour reproduire les erreurs de leurs propres parents…

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La culpabilité en héritage !

La culpabilité que l’on transmet à notre progéniture, nous enfonce encore un peu plus dans les regrets de ce que l’on n’a pas su leur donner ou faire.
On ne peut pas être des parents parfaits, certes. Néanmoins, nous avons le devoir de les encadrer, de les éduquer et de ne pas les laisser dériver.

Or, comment y arriver si, nous-mêmes, sommes incapables de nous défaire de ces nœuds, de ces liens qui nous enlisent dans des sables mouvants ?
Et vous ? Qui était là pour vous aider ? Qui a participé à votre construction ? Qui vous a permis de vous édifier ? Qui vous a appris, ce qu’était le bien ou le mal ? Qui a été votre  Guide ?…

Là, vous ne vous sentez  pas seul mais orphelin !

Pour certains, un père alcoolique ou une mère autoritaire et aigrie, des frères et sœurs à l’abandon de leur croissance, une famille désunie, un pays meurtri par la pauvreté, inculte ou arriéré, un no man’s land duquel vous avez été déraciné ?

Orphelin, Apatride…Voici votre édifice !

Construire sur du sable, c’est beau, c’est magique mais éphémère ! Il faut aimer le fugitif, l’insaisissable, l’insondable et par dessus tout, l’insoutenable légèreté de l’être (Kundera).

Ce manque de racines familiales ou patriotiques vous ont sans doute, toujours fait défaut. Ainsi, vous  ne vous êtes  jamais senti « appartenir » à qui que ce soit, à une famille, à un homme, à une femme ou à un pays.

Toujours est-il qu’en bon  « mono existentiel« ,vous avez bâti votre demeure, seul, avec vos moyens physiques et psychiques, solitaire, en toute rébellion des normes socio-éducatives défaillantes.

Vous êtes  né seul (puisque personne ne voulait de vous), vous vous êtes construit seul (sans guide ni père), vous avez avancé seul (sans lumière ni fond), vous avez donné la vie seule (absence de « papas »), vous avez travaillé seul (pas de salaire du mari ou de l’épouse), vous avez vécu seul (aucun mariage, toujours célibataire) …Vous mourrez sans aucun doute seul !

Renaître de ses cendres !

Tel le phénix, vous allez devoir renaître de vos cendres. De cette vie difficile et injuste, vous devrez affronter le choix qui s’impose à vous : continuer ainsi ou renaître à la vie ?

Pour cela, pas besoin de se poser trente-six mille questions. Il faut agir et agir vite car il y a péril en la demeure.

Toutefois,  dans un premier temps, avant même de tirer des plans sur la comète, établissez la liste de vos priorités et de vos envies réelles. Il ne suffit pas d’avoir envie ou la volonté pour changer de vie, il faut également et inévitablement s’en donner les moyens.

Commencez par procéder dans l’ordre. Que vous faut-il pour redémarrer autrement ? Avez-vous déjà pensé à planifier vos actions ?

Prenons un exemple concret :

Vous avez tellement envie de vous installer dans un nouvel endroit, une nouvelle maison, un « chez-vous » personnel et particulier où l’ennui ou la solitude n’auraient plus d’emprise… Vous avez tellement envie de donner un sens à votre vie que, fébrile et impatient, vous rêvez déjà de nouvelles amitiés, de nouveaux contacts, d’un nouveau travail…
Votre quotidien serait peuplé de culture, de musique, de sérénité et de paix… avec de l’amour, de la tendresse, de la passion constructive…

Vos enfants seraient calmes et tranquilles en constatant que vous êtes enfin heureux et épanoui.
Vos enfants sauront même vous pardonner  « la liquidation familiale » pour cause de saturation, de ras-le-bol des responsabilités et culpabilité incessantes à votre égard…

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Après tout, qu’appelle-t-on être de « bons parents« , si ce n’est que… « De bons parents sont des parents heureux ! »

Ce doux rêve n’est pas insurmontable ni impossible si vous vous attelez d’ores et déjà à rechercher activement un endroit qui vous plaira.

Faites aussi vos comptes et soyez lucide sur le budget que vous pouvez allouer à ce déménagement.

Il ne faut jamais partir sur un coup de tête, sans avoir au préalable réfléchi aux conséquences. Ne pas pouvoir honorer un loyer trop important dans les mois qui suivent, vous fera revenir comme dans les années précédentes.

Voyez peut-être plus petit, au sens propre comme au figuré et contentez-vous, au départ, de ce qui vous semble le plus adapté, le plus raisonnable, selon vos moyens.

Évitez la folie des grandeurs !

Savoir se satisfaire de peu, vous savez le faire pour l’avoir  pratiqué régulièrement auparavant, notamment avec les courses, l’habillement ou les loisirs.

N’abandonnez pas immédiatement les « stratégies » que vous connaissez pour rester économe. Changez simplement la façon de le faire. Privilégiez ce qui vous ferait du bien (un livre, un produit de maquillage, une séance chez le coiffeur, une sortie ciné…) Peu importe ce dont il s’agit, l’important étant de ne plus vous frustrer sans cesse ou de vous « sacrifier » pour vos enfants.

Il faut apprendre à se faire plaisir pour ne pas retomber dans la morosité d’avant. Vos enfants ne manquent de rien tant qu’ils ont l’essentiel. Le reste n’est que compensation.

D’autre part, tant que vous ne penserez pas plus à vous, que vous ne le faites jusqu’à présent, votre état d’esprit ne pourra pas suivre vos nouvelles décisions.

Il est primordial d’être en accord avec vous-même (prises de décisions = passer aux actes) afin de reconstruire autrement.

Le penser, le dire simplement ne suffit pas à aller de l’avant, il vous faut impérativement passer à l’acte ensuite. Agissez !

Osez voir la vie sous un autre angle !
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Si, si ! Cela fonctionne ! Autrement dit, à chaque fois que vous voyez les choses négativement, changez la donne et retirez-en le positif. Ce sont vos pensées qui déterminent votre bien-être. Elles régissent vos émotions, vos sentiments et tout ce qui vous rend malheureux ou heureux.

Se dire que c’est une mauvaise journée car il pleut, il vante, il neige ou il fait froid… ne changera rien à votre quotidien, sinon à vous saper le moral.

Profitez alors de ces jours-là, pour faire des activités que vous avez toujours remis à plus tard, sous prétexte justement, qu’il faisait trop beau pour vous enfermer !

Ceci est encore un exemple parmi tant d’autres,  la liste n’étant pas exhaustive. Vous savez mieux que quiconque tout ce dont vous avez envie, pour vous et vos proches.

Ecrivez-le sur papier et mettez-le en application, petit à petit, pas-à-pas.

Vous vous rendrez vite compte que les choses changent autour de vous, que les personnes qui vous entourent sont différentes (en mieux), que vos enfants sont plus calmes, moins énervés… Ce ne sont pas eux qui ont forcément changé, mais vous !

Vous vous apercevrez ainsi, qu’en définitive, le travail que vous avez mis en place et accompli sur vous-même a été payant, gratifiant et qu’enfin, on vous reconnait à votre juste valeur.

Vous vous sentirez enfin respecté, apprécié, compris et avant-tout aimé pour ce que vous êtes et non plus, pour ce que vous vouliez paraître.

Vous serez enfin Vous et cela n’a pas de prix !

Vous pouvez recopier cet article sans aucune modification du texte, en mentionnant la source et  les liens cliquables.

 (c)Marie Da Cruz – Chançay – France


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