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Première partie de mission accomplie pour Vanikoro 2008

Par Stf
L'Association Salomon a officiellement choisi les Nouvelles Calédoniennes comme premier diffuseur de l'actualité à Vanikoro : le site de l'association renvoit automatiquement sur le site des NC sous la rubrique "Vanikoro 2008"; voici leur dernier article une fois de plus par Hervé Girard:

NCC 24/05
La Glorieuse au mouillage
devant le village de Paiou, à Vanikoro.
La première partie de la mission de la campagne de fouilles Vanikoro 2008 est un succès pour l’association Fortunes de Mer et l’équipage du patrouilleur de la Marine nationale, La Glorieuse.
Les deux semaines passées à Vanikoro n’ont pas été de tout repos. Plongeant deux fois par jour, les plongeurs du bord, plongeurs démineurs et civils de l’association ont accompli un travail de dégagement du site impressionnant. Ils ont déplacé plus de cinquante mètres cubes de gravats au moyen de grandes panières métalliques qu’ils remplissaient de roches à la main puis soulevaient à l’aide de parachutes (ballons remplis d’air).
Les plus gros blocs, atteignant près de deux tonnes, devaient être déplacés un à un, par des sangles et des chaînes, avec toutes les précautions possibles.
Se relayant au fond et en surface pour pousser les lourds parachutes, les plongeurs ont donné au récif des allures de fourmilière. Les plongées commençaient dès le lever du jour et se terminaient en fin d’après-midi. Mais ce travail éreintant a porté ses fruits : grâce à leur efficacité, les plongeurs ont rendu son aspect d’origine à la faille où repose l’épave de la Boussole.
Ils ont atteint la couche de sable noir qui entoure l’épave de la Boussole. Elle apparaît maintenant par endroits comme une écorce.
Pendant le séjour du patrouilleur à Vanikoro, le Groupement océanique du Pacifique (service hydrographique et océanographique de la marine-SHOM) a mené un travail tout aussi minutieux depuis la surface. Il a reconnu la passe et la zone de mouillage des navires dans le lagon.
Les plongeurs ont dégagé le site des fouilles pour la suite de l’expédition
Arpentant chaque jour les rivages de l’île, les pieds dans le sable brun chargé d’alluvions, ou parcourant le plan d’eau à bord de leur embarcation chargée d’appareils de mesures, les hydrographes ont accumulé une moisson de données donnant un tracé précis du fond, parsemé de platiers à quelques mètres sous la surface.
Pendant les deux semaines, la vie à bord a été rythmée par les rotations des embarcations qui ne cessaient d’aller et venir entre la faille, le village, La Glorieuse et La Galère, voilier de l’Association Salomon dont l’équipage participait aux travaux.
« Gonflage des blocs de plongée, pleins d’essence, mouvements de matériel, entretien et nettoyage du bâtiment… au moment où tous se croisaient, le navire ressemblait à une ruche et paraissait bien petit », a relaté le commandant Sendao.
« A d’autres moments, cependant, l’activité était plus calme et l’équipage a pu descendre à terre et découvrir l’île de Vanikoro et ses habitants. La Glorieuse était mouillée dans l’ouest de l’île, devant le village de Paiou, à l’embouchure de la rivière Laurence », a-t-il précisé. Et de conclure : « Nous espérons que les découvertes à venir seront à la mesure du travail fourni, et que le voile se lèvera un peu plus encore sur le mystère de cette disparition des équipages de Lapérouse qui s’est produite il y a plus de deux siècles. »
Les fouilles pourront donc commencer dans de bonnes conditions à l’arrivée du gros de l’expédition 2008 à bord du Dumont d’Urville, au mois de septembre.

Hervé Girard

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