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Ceux qui restent

Par Lecturissime

Ceux qui restent

Une nouvelle rubrique intitulée "ceux qui restent" verra le jour chaque mois sur mon blog : il s'agira d'attirer votre attention sur des livres que j'ai aimé et dont je garde un très bon souvenir, mais qui malheureusement à cause de la forme du blog sont tombés dans les profondeurs abyssales des pages passées.

Ainsi en novembre, je vous présente mes coups de coeur de novembre 2013, 2012, 2011 et 2010. 

2013

Un printemps à Tchernobyl de Emmanuel LEPAGE, une BD saisissante qui revient sur cette catastrophe et montre que derrière les ruines, la vie palpite encore.

La lettre à Helga de Bergsveinn BIRGISSON, un roman déroutant, chant d'amour poétique qui chante et enchante le monde.

Le mambo des deux ours de Joe R. LANSDALE un roman policier comme un coup de poing qui évoque le racisme ambiant et malheureusement prégnant en Amérique. Porté par deux héros profondément humains, ce roman est pour l'heure mon préféré de l'auteur.

Yeruldelgger de Ian MANOOK : un policier certes violent, mais atypique puisqu'il se situe sur les terres de Mongolie, partagées entre modernité et moeurs ancestrales. Une belle réussite !

2012

La nuit tombée de Antoine CHOPLIN : un roman qui évoque là encore Tchernobyl mais qui chante surtout l'amour, la fraternité, l'importance des souvenirs, des témoignages, des mots qui offrent un mausolée inoubliable à ceux qui ont disparu.

« Il y a eu la vie ici

Il faudra le raconter à ceux qui reviendront

Les enfants enlaçaient les arbres

Et les femmes de grands paniers de fruits

On marchait sur les routes

On avait à faire

Au soir

Les liqueurs gonflaient les sangs

Et les colères insignifiantes

On moquait les torses bombés

Et l’oreille rouge des amoureux

On trouvait le bonheur au coin des cabanes

Il y a eu la vie ici

Il faudra le raconter

Et s’en souvenir nous autres en allés. » (p. 71)

Tout seul de CHABOUTE : 376 pages d'émotion pure pour cette magnifique BD sur la solitude. L'une de mes BD préférées !

Nature morte de Louise PENNY : pas un coup de coeur pour ce policier, mais une atmosphère particulière qui a le mérite de marquer : plongée dans l'ambiance ouatinée d'un petit village québecois. 

En route pour le Goncourt de Jean-François KIERZKOWSKI : Cette petite BD est une perle croquant avec justesse et humour le monde des jeunes écrivains en herbe... 

2011 :

Inconnu à cette adresse de Kresmann TAYLOR : un roman épistolaire devenu un classique sur la seconde guerre mondiale. Incontournable !

L'amant de Marguerite DURAS : là encore un classique qu'il est inutile de présenter.

Sang impur de Hugo HAMILTON« Lire Sang impur, c’est se rappeler pourquoi les grand écrits ont à nos yeux tant d’importance. C’est aussi voir tous les clichés de l’Irlande du XXème siècle subtilement dénoncés et détruits. Voilà un ouvrage riche de sève, dont la force rare opère comme une délivrance – ce qui ne l’empêche pas d’être dénué du moindre soupçon de prétention. Un livre pour notre temps, et sans doute pour tous les temps. » (Joseph O’CONNOR, préface)

2010 :

Purge de Sofi OKSANEN : une vision juste et abrupte des pays de l'Est.

Passage du désir de Dominique SYLVAIN : un roman policier qui brille par son humour et son originalité. Avec deux enquêtrices de choc et de charme !

Un bûcher sous la neige de Susan FLETCHER : Un récit palpitant au coeur de l'Ecosse du XVIIème siècle autour de Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie et de trahison envers le roi.  

« Mais il y a aussi de la lumière. Elle est partout. Elle inonde ce monde

, le monde en est rempli. Un jour, assise au bord de la Coe, je regardais des rayons de lumière tomber à travers les arbres, à travers leurs feuilles, et je me suis demandé s’il y avait quelque chose de plus beau que ça, ou de plus simple. Il y a maintes beautés. Mais toutes –depuis la neige jusqu’aux cheveux d’Alasdair, roux comme les fougères, jusqu’au ciel reflété dans l’œil de ma jument quand elle humait l’air sur la lande de Rannoch -, toutes ont de la lumière en elles, et elles valent la peine. Elles valent la peine de ce qui est sombre. » (p. 385)

Syngué Sabour de Atiq RAHIMI : le quotidien d'une femme musulmane bafouée dans ses droits. Un livre puissant qui ne s'oublie pas !


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