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Intégrales mag : le slow media en action

Publié le 18 novembre 2014 par Jessica Staffe @danmabullecultu

Fondée en 2012, Intégrales Productions réalise et produit des reportages, des enquêtes portant sur l’actualité internationale. La photographie et le journalisme d’investigation sont les principales préoccupations de cette agence. Présents sur le terrain aux quatre coins du monde, ses journalistes en connait les enjeux et présentent un travail engagé humainement. Ethiquement responsable, ils mettent l’humain au centre de leur démarche professionnelle. L’individu est au cœur des bouleversements qui traversent notre société. Leur caméra illustre le parcours de ces hommes et de ces femmes.

Une rédaction éthique et responsable

Libre et indépendante, la rédaction construit des sujets audio, vidéo et des articles sans pression. Ils proposent leurs produits à de nombreux médias internationaux. Par exemple la RTBF, Radio Canada, Euronews, TV5 Monde, Arte diffusent des supports créés par cette société. Leurs productions touchent un public varié et nombreux. Au premier semestre 2014, leur site est lu par 10 000 visiteurs par jour.  Prise sur place, les images de conflits apparaissent vives. Capturant, le moment présent, elles sont ensuite analysées et décryptées par les journalistes. La photographie a une place centrale dans cette interface. Elle n’est jamais choisi par hasard et a pour but de faire réagir les lecteurs. Elle dialogue avec le spectateur qui la regarde. Autant que le texte, elle provoque un débat d’idées. Ainsi l’un ne vas pas sans l’autre.

Farouk Atig est le PDG d’intégrales productions. Grand reporter, il s’est rendue de nombreuses fois en Syrie, Irak, Egypte, Centrafrique, Angola, Lybie, Somalie). Cette connaissance du terrain lui permet de produire des reportages de qualité dont l’angle respecte les règles déontologiques du métier  de journaliste et grand reporter. Il est aussi le rédacteur en chef d’intégrales mag. Hormis ce positionnement international, leurs contenus critiquent parfois les médias.

L’équipe se compose de cinq journalistes, d’un stagiaire, de contributeurs et des correspondants étrangers.

Integrales mag : un pure player d’investigation

Intégrales mag s’apparente à un pure players. Plateforme internet, elle est connectée au web 3.0 et à ses réalités. Ce magazine prouve qu’il est possible de publier un média sur internet sans être racoleur. Il participe à la formation de notre esprit critique de citoyen ouvert sur le monde. Leur travail de terrain repose sur un réseau d’experts compétents et de sources fiables. Intégrales mag donne une place importante aux slow medias, il y consacre une rubrique. Le slow medias side répond à l’hypermédiatisation et l’hyperconnectivité. Aujourd’hui, l’information se répand comme une trainée de poudre et les rumeurs sont parfois prises pour argent comptant. A cause d’impératifs temporels ou financiers, certains médias choisissent de publier ses rumeurs en en faisant de vraies informations. Des heures plus tard, ils reviennent sur leurs propos. Cette réalité discrédite le travail des journalistes. Les réseaux sociaux accélèrent le temps de l’information. Il existe une certaine psychose qui tend à déstabiliser les médias traditionnels. Aujourd’hui, Twitter fait l’info mais les journalistes se doivent de prendre du recul face à cette instantanéité. Intégrales mag ne cherche absolument pas à faire le buzz. Il n’est pas esclave du temps et s’attache à valoriser les faits pour ce qu’ils sont. L’information a besoin de temps. Ce pure player respecte les règles des slow medias. Il crée une temporalité réfléchie en étudiant en profondeur chaque sujet.

Integrales mag : Incarnation du slow media

Le mythe de la presse libre s’interroge sur la déontologie de la presse et du rôle de la puissance médiatique dans la propagande officielle du pouvoir. Cette enquête démontre que  journalistes sont proches des hommes politiques. Le pouvoir va au pouvoir. Souvent issus du même milieu, ils servent les intérêts du capitalisme au lieu de servir ceux des citoyens. Sans forcément être corrompus, certains journalistes ou directeurs de rédactions se tiennent trop proches des arcanes du pouvoir. Trop soucieux de leurs intérêts personnels, ils ne se soucient plus forcement de la déontologie et des règles éthiques. Ils se disent libres et intègres mais pour certains c’est loin d’être le cas. Ce cynisme partagé se moque pas mal de la liberté de la presse qui est complètement fustigée. N’y-a-t-il jamais eu de la liberté de la presse ? Ce mythe ne peut-il  pas devenir réalité ? Le rôle des médias n’est-il pas d’éveiller les consciences, de former et d’éduquer les citoyens. Pour la presse américaine ces rôles semblent complètement dévoyés. En France la réalité ne doit pas être plus reluisante. Peu de médias osent s’affranchir du pouvoir.  Ceux comme Julian Assange qui décident d’évoluer loin des gouvernements sont marginalisés et passent pour de véritables criminels.

Voltaire, père de Vice et Ulyces ? Clara Schmeick affirme que le journalisme narratif cher au défenseur des Slow médias n’est pas inspiré du narrative journalism américain mais héritier de l’esprit des lumières. Ce souci de l’immersion et de la déontologie serait très voltairien. A l’époque de ce philosophe la presse était florissante en Europe. Le regard de cet intellectuel est très contemporain. Voltaire s’est intéressé à la déontologie et à l’éthique journalistique dans Ses conseils à un journaliste.

Intégrales productions promeut une autre façon de fabriquer et de produire l’actualité. L’information comme la culture n’est pas un bien comme les autres. Elle n’a pas de prix et se doit de répondre à des règles éthiques et déontologiques.

Jessica Staffe



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