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Il ne suffit pas de faire plus avec moins, il faut surtout faire autrement

Publié le 09 janvier 2015 par Magazinenagg
Il ne suffit pas de faire plus avec moins, il faut surtout faire autrement Dans le vrai monde, le monde des individus et des entreprises qui crée de la richesse pour le plus grand bénéfice de l’ensemble de la population, il se dessine une tendance qui change les façons de faire : l’élimination des intermédiaires.
Les exemples les plus connus de ce phénomène sont des entreprises comme Uber, Airbnb et Grouplend. Grâce aux technologies de l’information, ces entreprises améliorent leur productivité en éliminant les intermédiaires. Ainsi, elles offrent de meilleurs services à meilleur prix à leur clientèle. Ces entreprises créent énormément de richesse en lançant de nouveaux services ou en améliorant les services existants. Nous en bénéficions tous.
C’est tout le contraire de ce qui se passe lorsqu’un service est fourni par l’État.
Prenons par exemple le système de santé, l’éléphant qui bientôt engloutira 50 % du budget du gouvernement. Le système de santé est composé de trois paliers. Un palier central : le ministère et ces 14 organismes consultatifs, un palier régional : 18 agences et un palier local : 283 établissements correspondants à 1 721 installations physiques. C’est sans compter les cliniques médicales, les groupes de médecine familiale et tutti quanti.
Chaque palier complexifie le système de santé au point de le rendre inopérant. Le ministre Barrette propose de consolider le palier régional. Au mieux cela ne changera rien. Au pire cela compliquera davantage l’accès aux services de santé.
Comme si cela n’était pas suffisant, les syndicats et les ordres professionnels s’opposent à tout changement pour protéger les intérêts corporatifs de leurs membres. En fin de compte, le système est devenu ingérable et extrêmement coûteux.
Pour augmenter la productivité de la première ligne en santé et améliorer du même coup la qualité, il faudrait tout réorganiser le système et éliminer les intermédiaires entre le patient et le soignant.
Prenons par exemple les soins dentaires. En situation normale j’obtiens un rendez-vous à l’intérieur de quelques semaines. L’heure du rendez-vous est respectée à plus ou moins 15 minutes. En cas d’urgence je peux obtenir un rendez-vous le jour même. Une fois les traitements complétés je présente ma carte d’assurance au préposé. Mon assureur crédite sur le champ la somme due au dentiste et je paie la différence le cas échéant. Je suis donc bien informé des coûts de traitement. Le dentiste serait bien malvenu d’abuser.
Remarquez que je paie seulement après avoir reçu les services. Dans le cas du système de santé, je dois présenter ma carte soleil dès que je traverse le cadre de la porte. Si j’en ai assez d’attendre et que je quitte la clinique avant de voir le médecin, qu’est-ce qui se passe? Est-ce que la RAMQ paiera quand même pour une visite? Allez savoir!
S’il est possible de recevoir des traitements dentaires de qualité et sans attendre, pourquoi cela ne serait-il pas possible pour mes autres besoins en santé?
Qu’est-ce qui démarque les soins dentaires des autres soins en santé? Il n’existe pas de ministère. Il n’y a pas d’organismes consultatifs. Il n’y a pas de CSSS, de CLSC, de GMF, etc. Les bureaucraties gouvernementales et syndicales sont réduites au minimum. Les cliniques dentaires utilisent les dernières applications informatiques pour augmenter leur productivité et réduire leurs coûts. Elles n’ont pas le choix si elles veulent conserver leur clientèle, concurrence oblige.
En éliminant le plus possible les intermédiaires et en adoptant les technologies pertinentes, les cliniques dentaires peuvent offrir un service de qualité au meilleur prix à leur clientèle. Si on veut un jour avoir un système de santé de qualité à un coût raisonnable, le gouvernement ne doit pas se limiter à « faire plus avec moins », mais il doit surtout «faire autrement ».
J’ai utilisé comme exemple le système de santé, mais le même argumentaire est valide pour tous les ministères. Par exemple, la bureaucratie du ministère du Tourisme est tellement inepte que les intervenants ont demandé au premier ministre de l’abolir.
La mission de Tourisme Québec se lit comme suit :
De par sa loi constitutive, Tourisme Québec a pour mission de soutenir le développement et la promotion du tourisme au Québec en favorisant la concertation et le partenariat des intervenants associés à ce développement et à cette promotion, dans une perspective de création d’emplois, de prospérité économique et de développement durable.

Mais loin de remplir sa mission, le ministère est devenu un boulet qui nuit à l’industrie. C’est quand même ahurissant, non!

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