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Comment devient-on rédacteur web ?

Publié le 23 janvier 2015 par Loeilaucarre @loeilaucarre

photo redacteur web

À l’heure où notre entreprise chérie s’apprête à accueillir un nouveau collaborateur, je saisis l’occasion pour regarder notre quotidien dans le blanc de l’Œil. La rédaction web, et plus encore le community management, sont de nouveaux métiers (si si) qui semblent terriblement accessibles, même sans formation et sans expérience. Mais qu’en est-il dans la réalité ?

Écrire pour le web, c’est un très chouette métier, enrichissant et même valorisant pour peu qu’on puisse le pratiquer sans verser des larmes de sang sur son clavier. Mais comment faire pour y arriver ? Dégainer son bac + 8 option Bescherelle ? (Pas mal) Manger du Littré matin midi et soir ? (Ok, on prend) Faire partie de la famille d’Alain Rey ? (C’est un grand oui !)

Les internets adorent la fibre ? Nous aussi !

D’autres le disent aussi, nos métiers ont l’avantage et l’inconvénient d’envoyer de la paillette au canon à neige. Ce qui nous oblige à tenir un drôle de discours ambivalent : « Non non, c’est pas du tout aussi marrant que ce que vous imaginez. Si on l’aime ? Ooooh oui !».

Rédacteurs web en herbe, sortez papier et crayon, nous allons rédiger votre liste de courses… En premier lieu, notez l’esprit d’analyse en lettres capitales : la capacité de synthétiser les informations est l’élément indispensable qui vous évitera de privilégier la forme au détriment du fond (un de nos mots d’ordre, avec « no bullshit » et « on est laaarge »)(cette dernière affirmation étant une chimère, nous en avons parfaitement conscience).

Ajoutez-y un style correct, en plus de l’orthographe et de la syntaxe parfaites dont vous aviez perçu le caractère indispensable. En post-scriptum, vous pouvez également noter un égo à l’aise dans ses baskets sans être envahissant, qui sera la gageure d’un travail de qualité : c’est ce qui vous donnera envie de fournir aux clientx des textes et des accroches exigeantes.

Le goût de l’écriture n’est probablement pas négociable, vous pouvez le souligner deux fois. Dans ce métier, vous aurez besoin d’être « bon » dans le sens où ce quotidien s’assume dans la joie et la bonne humeur, certes, mais seulement si vous êtes guidés par la passion et aidé d’une certaine facilité à le pratiquer (qui fait parfois l’école buissonnière mais on commence à savoir où débusquer cette petite vermine pour la ramener au bureau par les bretelles).

En d’autres mots, oui, on peut parfaitement devenir un rédacteur web et un community manager de génie « simplement » équipé d’une addiction au web couplée à un amour incommensurable pour les mots et un esprit d’analyse opérationnel.

Mais on ne nait pas rédacteur web…

On le devient (en s’autorisant parfois des références usées jusqu’à la corde, CQFD). Ce que nous pouvons vous transmettre, c’est une valise d’outils et de compétences que vous saurez rapidement vous approprier : le SEO, l’utilisation des mots-clés, les astuces de rédaction, l’organisation… On vous présentera notamment Antidote qui se chargera de pointer les répétitions de vos mots fétiches (on en a aussi) sans remplacer pour autant les ultimes relectures humaines (jusqu’à nouvel ordre). On fera des points calendrier, des réunions au sommet pour trouver le meilleur titre, des formations…

Avec la rédaction web, on parle d’un métier « en cours de construction » qui  donne parfois l’impression d’avoir été déserté par les plus amoureux du français d’entre nous, partis vers d’autres horizons journalistiques et littéraires… Tous ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois du web résiste encore et toujours à l’envahisseur…

Dans tous les cas, le rédacteur web récolte ce qu’il sème et ça, c’est chouette. C’est par exemple le retour d’un client un vendredi, à 18h : « c’est fabuleux ce que tu viens d’écrire, j’en ai les larmes aux yeux » (Bon, là, je dois avouer que je suis aidée par une capacité légèrement sur-développée à lire entre les lignes mais ça s’apprend, je vous montrerai).

Un dernier mot : une appétence pour le rire et les jeux de mots ne sera pas complètement inutile. Ce n’est pas indispensable, certes, mais ce goût pour le rire peut aussi être la preuve d’un amour du langage indispensable au rédacteur web épanoui. Sans compter que ce sera peut-être la clé de votre bonheur au sein de l’équipe car nous avons expérimenté pour vous un fonctionnement redoutablement efficace : un fou rire/ un billet de blog/un fou rire/un billet de blog/un fou rire/un billet de blog…


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