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Christo

Publié le 25 février 2015 par Aelezig

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Christo et Jeanne-Claude, communément Christo, est le nom d'artiste sous lequel est identifiée l'œuvre commune de Christo Vladimiroff Javacheff, né le 13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née également le 13 juin 1935 à Casablanca au Maroc et morte le 18 novembre 2009 à New York. Ce couple d'artistes contemporains s'est rendu célèbre par ses objets empaquetés. Naturalisés américains, ils ont vécu à New York dans le quartier de SoHo.

Christo Javacheff se dit Bulgare macédonien d'origine tchèque. Son père possédait une usine de produits chimiques et sa mère était secrétaire générale de l’Académie des Beaux-Arts de Sofia jusqu’en 1931. Sa mère avait fui la Macédoine en 1913. La famille de Christo a beaucoup servi de refuge à des artistes et des amis fuyant les bombardements des villes par les Alliés. Le père de Christo a été harcelé et emprisonné par le nouveau régime communiste pour « sabotage ». À l’âge de 6 ans, Christo fait des portraits de nombreuses femmes du village. En 1953, il débute sa formation artistique aux Beaux Arts de Sofia où il étudie la peinture, la sculpture et l’architecture jusqu’en 1956. Il est chargé, par le pouvoir en place, d'aménager les abords du train Orient-Express pour donner aux passagers occidentaux une image riante de la Bulgarie. Cependant, en raison de la forte propagande du régime, seuls les vrais partisans du parti communiste peuvent obtenir leur diplôme, ce que Christo n’est pas. Au contraire, il défie le système en peignant des toiles allant à l’encontre de l’idéologie. Il décide en 1956 de fuir à Vienne.

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1972 - Valley Curtain

Ensuite, il s’installe à Paris en 1958. Pour vivre il fait des portraits à l'huile qu'il signe de son nom Javacheff, et c'est en livrant le portrait de l'épouse du général Jacques de Guillebon, directeur de l'École polytechnique, qu'il rencontre leur fille Jeanne-Claude. En 1963, il côtoie le groupe des nouveaux réalistes. Ses premières œuvres sont des peintures abstraites et des empaquetages d’objets (bouteilles, bidons, cartons, tables, etc.) ou de modèles vivants dans de la toile ou du plastique.

Jeanne-Claude est française, née au Maroc. Elle passe son baccalauréat en 1952 à Tunis.

Leur collaboration artistique débute en 1958. Christo est plutôt l'artiste, et Jeanne-Claude l'organisatrice. Après avoir émigré aux États-Unis en 1964 et s'être installés à New York, ils commencent à réaliser des projets de grande envergure, intervenant de façon directe et éphémère sur des édifices, des monuments ou des paysages entiers.

Ils mettent en scène toiles, câbles et structures métalliques, pour créer des œuvres éphémères qui durent deux semaines en moyenne. Leur art consiste en l'« empaquetage » de lieux, de bâtiments, de monuments, de parcs et de paysages. Certaines de leurs œuvres pionnières se rapprochent du Land art en raison de leur gigantisme, ou plus généralement, de leur réalisation hors des sites traditionnels sites (atelier, galerie, musée). Le couple refuse cependant l'appellation Land Art, précisant que ses interventions ne sont jamais réalisées dans le désert : un argument assez discutable au regard de la diversité des pratiques de ce mouvement, qui ne se limite pas au seul désert. Ils s'intéressent bien, comme les artistes du Land Art, à la structure, à l'usage, à la beauté ou à la dimension symbolique de lieux sur lesquels ils interviennent temporairement.

Les Christo réalisent un travail monumental et éphémère, c’est ce qui marque leur originalité, pour un résultat qui ne durera qu'un court laps de temps. Pour les Christo, leur œuvre est faite pour impressionner le public et donner de nouvelles visions ainsi qu’un cri de liberté. Quand un monument est emballé, il acquiert une toute autre forme, une toute autre identité, un tout autre prestige : on ne le reconnaît plus. Les Christo recherchent une vision populaire, une popularité de leur art.

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1985 - Le Pont Neuf à Paris

Au début de leur carrière, les Christo sont beaucoup critiqués, par d’autres artistes et par les médias, qui affirment que leur travail n’est pas de l’art. Avec le temps, les médias seront de puissants alliés. Pour Christo, « l'urgence d'être vu est d'autant plus grande que demain tout aura disparu… Personne ne peut acheter ces œuvres, personne ne peut les posséder, personne ne peut les commercialiser, personne ne peut vendre des billets pour les voir…». D'où l'intérêt de séduire photographes et vidéastes, afin que leurs oeuvres soient connues et que le public en profite.

Ces installations et ses créations n’ont d’autre but que de faire beau : elles sont avant tout esthétiques et belles à regarder. Elles n’ont aucune fonction, aucun message à passer.

Les œuvres de Christo et Jeanne-Claude, bien que gigantesques donc coûteuses, sont en général entièrement financées par la vente des études préparatoires, au travers d'expositions, qui attirent les collectionneurs et le public.

D'après Wikipédia


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