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28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?

Publié le 26 février 2015 par Asse @ass69014555

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?Pour nous, il est indispensable de " montrer " la réalité de ceux qui vivent dans l'extrême précarité. Mais pas n'importe comment !

Avec l'accord éclairé des personnes, en protégeant leur image, en ne les mettant pas en danger en révélant trop d'eux-même... A ces égards, Fernand Melgar a pleinement su nous séduire. C'est pourquoi nous soutenons L'Abri et vous invitons à le découvrir en salle où que vous soyez dès le 4 mars prochain.
Dans cette attente, nous vous invitons à écouter ce que dit le réalisateur de son film à la chaine suisse RTS.

Note d'intention de Fernand Melgar

"Ma rencontre avec des Espagnols à la soupe populaire, disposant d'un permis de travail m'a aussi fait découvrir une nouvelle facette des flux migratoires. Elle a attiré mon attention sur une population précaire qui vit à Lausanne, composée en majorité de migrants économiques venus d'Europe, fuyant la crise et qui cherchent un travail, un logement et de quoi survivre. Mais la pauvreté et l'exclusion n'ont ni patrie ni ethnie. La population des sans-abris est hétérogène, bariolée et de toutes origines. Mais que sait-on de ces déshérités qui essaient de se rendre invisibles, cheminent silencieusement dans la nuit à la recherche d'un lieu pour dormir? Souvent privés d'hébergement d'urgence par manque de place, chassés des lieux publics, ils sont contraints à se cacher pour éviter les amendes de la police. Lausanne a choisi d'occulter cette humanité à la dérive en aseptisant son espace public. Comme si la pauvreté était un crime qui menace notre bien-être et fait tache dans nos paysages de carte postale. Un éclairage de la vie cachée de ces " indésirables " faisait défaut. Hors faits divers médiatiques, nous ne savons peu de cet univers parallèle au nôtre, invisible et muet, sur leur mode de vie et l'ensemble des réseaux de survie qu'on devine mystérieux et difficiles à connaître. Alors que chaque jour la cohorte des exclus s'allonge, le silence et l'ignorance continuent de régner. Dans un climat récurent de xénophobie, je voudrais que mon film contribue à lever le voile sur cette vie d'exclus." Chaque nuit, au mépris de la plus élémentaire dignité humaine, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants sont contraints de dormir à la rue dans ma ville. Cela se passe tous les jours, ce soir, demain, après-demain, à perpète. En me plongeant dans cette réalité ignorée, il m'est apparu urgent que cette extrême précarité puisse faire l'objet d'un film.

Festivals et prix

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?
Festival du film de Locarno - Concorso internazionale.
Mention spéciale du jury des jeunes.

Jihlava International film festival - Section Opus Bonum.

DOK Leipzig - Compétition internationale.

Sevilla European Film Festival - Nuevas Olas - Fiction/Nonfiction.
Giraldillo d'Argent et Grand Prix Rosario Valpuesta

34e Festival International du Film d'Amiens - Concours international.
Grand Prix de la Ville d'Amiens

Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal - Compétition internationale.

Panorama du cinéma Européen du Caire - sélection officielle.

14th Watch Docs IFF - compétition internantionale.

Le Billet - Sven Papaux - 16/08/2014

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?
SP - L'Abri est-il une suite après La Forteresse? Une étape supérieure?

FM - Dans le cadre de tous mes films, je ne tire jamais de plans sur la comète où je me dis " Tiens, maintenant je vais faire une trilogie sur cette question là " ou " le chapitre un c'est ça, le chapitre deux c'est ça ". Ce n'est même pas moi qui ai inventé le terme de " trilogie ". Je ne sais pas d'où c'est sorti.

Tout simplement, je ne sais jamais ce que je vais faire comme film suivant. Mais à la fin de chaque film, la fin appelle toujours le film suivant. Il se trouve qu'il y a toujours un lien de parenté : La Forteresse, j'ai connu un requérant d'asile iraqien, Fahad. Il a habité chez moi, je l'ai logé, il s'est fait arrêter par la police et a fini à Frambois. C'est là que j'ai découvert Frambois. Jamais je me disais : " Je vais là pour faire un truc pour dénoncer les conditions de détention. " J'ai découvert et à partir de là, le film a progressé comme ça. Pour L'Abri, il y a un petit parc en face de chez moi qui s'appelle La Brouette. Je me lève très tôt car j'ai un fils qui se lève très tôt. En me levant tôt, je suis arrivé dans le parc et il y avait des personnes qui dormaient sur des bancs et quand ils m'ont vu arriver, ils se sont dressés d'un coup. Ensuite, je les voyais à plusieurs reprises et un jour, j'ai demandé : " Vous dormez ici parce que vous faites la fête toute la nuit? ", et ils ont commencé à m'expliquer. J'avais l'impression qu'ils avaient peur de moi et ils m'ont répondu : " Non, mais parce que la police, si elle nous voit dormir, elle nous met une amende. " J'étais surpris et j'ai demandé s'ils étaient beaucoup à dormir dans la rue, ce qu'ils m'ont confirmé. C'était la communauté africaine, c'est comme ça que j'ai connu Amadou.

Au moment où j'ai rencontré Amadou, il avait ses papiers Schengen, il n'était pas un " sans-papiers ", il avait le droit. C'est comme ça, de fil en aiguille, que j'ai commencé à repérer les endroits où ces personnes dormaient. Je fais du documentaire, mais je ne suis pas un journaliste qui a peu de temps.

Dans mes films il n'y a pas de commentaires, de voix off, pas de musique. Des fois, j'aime bien quand on dit " art brut ", et bien mon cinéma, c'est du cinéma brut. C'est une espèce de réalité brute auquel je vais essayer de donner une cohérence, une dramaturgie, mais j'ai pas un scénario de prêt. C'est au montage que le travail sera conséquent. Pour L'Abri, c'était six mois de tournage pour huit mois de montage.

" Je n'ai aucune idée quel sera mon prochain film, mais je sais que quelque part il m'attend.
C'est plutôt les films qui me choisissent que moi qui choisit les films. "

Je n'ai aucune idée quel sera mon prochain film, mais je sais que quelque part il m'attend. C'est plutôt les films qui me choisissent que moi qui choisit les films. Je ne suis pas le genre à me retrouver dans la pièce avec ma Remington et commencer à écrire pour un nouveau projet. Je me laisse porter, il faut avoir cette naïveté pour être attentif au monde qui nous entoure.

SP - Ce qui nous ramène à votre formation d'autodidacte ?

FM - J'ai pas fait d'études académiques autour du cinéma, c'est quelque chose qui est venu comme ça. Mais je n'avais pas le désir de faire du cinéma, c'est venu tout à coup, j'ai voulu m'exprimer par des images. Pas par passion, mais parce qu'à un moment je voulais faire un film sur mes parents.

MK - Pour revenir à vos propos de La Forteresse, avez-vous des nouvelles de Fahad? Il fut expulsé vers la Suède aux dernières nouvelles.

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?
FM - Je ne suis pas le genre à lâcher le morceau. On a été le rechercher en Suède et on l'a caché en Suisse. Pour moi, il était dans le couloir de la mort. Il a été expulsé en Suède parce que la Suède expulsait les iraqiens chez eux. Donc on est allé le rechercher, on l'a fait revenir en Suisse et on l'a fait passer par les mêmes familles qui ont fait venir des juifs en Suisse durant la Seconde Guerre Mondiale. Quand il est rentré en Suisse, il a repris un sentier de contrebande sur lequel les juifs venaient pendant la guerre. Il a été accueilli par les descendants de ces familles. Ils l'ont donc caché pendant six mois. Après, de manière légale, il s'est marié, il termine ses études et il loge dans l'appartement de mon ex-femme.

Mais là, je suis extrêmement triste car nous avons essayé de faire venir Amadou de l'abri PC. Je voulais vraiment le présenter à l'occasion du festival, mais il n'a pas pu venir car son permis n'a pas été renouvelé à cause d'un malentendu durant son séjour en Suisse. Du coup, il a perdu son permis et il a trop peur de venir en Suisse, car il a peur de finir en prison. On a tout fait pour le faire venir en démontrant que c'était une invitation du festival, mais il n'a pas voulu.

Généralement, je ne filme jamais ceux que je n'aime pas, tous les gens que je filme, c'est toujours des personnes que j'aime et quelque part, même si le mot est fort, toutes les personnes qui participent à mes films font d'une certaine manière partie de ma famille. Ils deviennent comme des membres de ma famille. Par exemple, pour Vol Spécial qui a accumulé beaucoup de prix et des prix qui ont générés pas mal d'argent, tous les détenus du film sont devenus actionnaires du film. Je partage avec tous ces gens l'intégralité des prix. Quand il y a eu le prix du cinéma, 60'000 Frs, ils étaient 30 détenus, ils ont eu 2'000 Frs chacun. Je le fais tout naturellement, ce sont des gens qui s'exposent au public dans la précarité. Donc oui, jamais je ne perds la trace et je reste tout le temps en contact.

SP - On voit ces plans au plus proches des personnes dans vos réalisations. Comment arrivez-vous à ne pas être trop intrusif dans la vie des personnages de vos films?

" Dans le rapport de confiance c'est surtout le consentement éclairé,
c'est-à-dire que les personnes acceptent mais savent pourquoi elles acceptent, qui est primordial. "

FM - Je n'ai pas beaucoup d'argent pour réaliser mes films, mais j'ai une chose qui n'a pas de prix, et c'est le fait que j'ai du temps. Pour L'Abri, j'ai passé six mois dans la rue. Au moment où j'ai découvert l'histoire du parc, du printemps jusqu'en hiver, j'ai rencontré des gens. Tant que l'on ne s'est pas liés d'amitié, il n'était pas question de sortir la caméra. J'ai commencé petit à petit à faire des photos d'eux, des photos portraits dont je leur ramenais les développements pour leurs familles. Je suis devenu le portraitiste des roms de Lausanne. A partir de là, un rapport de confiance s'est installé et j'ai profité de leurs montrer mes films, je les ai invités dans mon studio en expliquant ma démarche. Après, j'ai demandé qui ne voulait pas être dans le film. Dans le fond, presque tous ont adhéré unanimement. Si une équipe de télévision serait arrivée, c'est comme un bâton dans la fourmilière. Les gens se seraient fâchés très vite. Dans le rapport de confiance c'est surtout le consentement éclairé, c'est-à-dire que les personnes acceptent mais savent pourquoi elles acceptent, qui est primordial. Par exemple, quand on fait partie d'une équipe télévision, ils ont peu de temps. Un " Temps Présent ", c'est 10 jours de tournage, tandis que moi j'ai fait 6 mois. Donc le journaliste a déjà écrit son truc et va donner sa liste des plans au caméraman. Mais il y a des gens qui ne veulent pas se laisser filmer et dont les visages seront floutés.

" Quand Lausanne décide de faire un quota pour le nombre de places pour l'abri PC,
il est facile de le faire quand on se trouve dans un bureau chaud à la municipalité.
C'est une réponse administrative à un problème humain. "

Moi je ne veux pas de ça, mes films sont là pour rappeler que dans toutes situations dramatiques, il ne faut jamais oublier que ce sont des êtres humains, ce qui peut paraître niais de ma part. Quand on vote, on ne se rend pas compte de la répercussion de ça peut avoir. Quand Lausanne décide de faire un quota pour le nombre de places pour l'abri PC, il est facile de le faire quand on se trouve dans un bureau chaud à la municipalité. C'est une réponse administrative à un problème humain.

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?
Pour moi, l'idée c'est que je puisse vraiment montrer, concrètement, sans un discours pompeux. Et surtout que mes protagonistes soient à visage découvert. Quand on voit ces reportages en France, l'équipe de reportage ne va qu'avec des policiers. Elle filme depuis le fourgon de police, ils flouttent tous les visages et le spectateur se dit que ce sont des personnes qui ont quelque chose à se reprocher. Et moi, j'essaie de prendre du temps pour connaître.

MK - Il est dans la nature humaine de juger, ou du moins de se former une opinion. Est-ce qu'il y a eu un moment une prise de conscience ou un jugement sur la situation de tout cela, derrière la caméra? Comment vous êtes-vous senti?

FM - Ce qui est très difficile dans mes films, c'est que je plonge souvent dans des situations dramatiques, je plonge au coeur du désespoir humain, je vais des fois extrêmement profondément dans la détresse. Ça me crève le coeur, ce sont des situations qui sont terribles. Un moment, je me dis que mon travail n'est pas de sauver ces gens et je dois me faire violence des fois, mais mon job est de témoigner, de rapporter au plus fidèle, en écoutant mon coeur et ma tête, de restituer une réalité. J'aurais pu rester à l'extérieur tout le film et être confronté à cette porte, voir les veilleurs et me dire : " Ces salauds de veilleurs ".

Pendant les six mois, un soir on allait depuis la cuisine au chaud et on allait vers l'extérieur pour suivre le mouvement des veilleurs. Sachant comment ils prépareraient le truc, parfois on restait dehors, on se pelait de froid en attendant que les veilleurs ouvrent la porte. Les veilleurs n'étaient pas au courant que nous on était de l'autre côté. Ils savaient que l'on tournait, mais ils ne savaient pas qu'on était là, à ce moment là. Des fois on me demande si je fais jouer mes personnages, tellement qu'ils sont naturels. Je dis toujours que jouer, c'est un métier. Je suis dans cette réalité et chaque fois, j'essaie de me dire : " il faut que je ramène ça! " Je dois ramener ça et je dois en faire un spectacle. Je dois faire un film qui doit sortir en salle et que des gens doivent être d'accord de payer 17 francs pour aller voir mon film plutôt que d'aller voir un Ocean's Eleven. Mais j'y crois dur comme fer, puisque mes films marchent au cinéma. Quand je dis spectacle, c'est raconter une histoire où des gens suivent des personnages avec une dramaturgie.

" Des fois on me demande si je fais jouer mes personnages, tellement qu'ils sont naturels. "

Donc quand je dis " spectacle ", ce n'est pas du cynisme, je ne cherche pas l'extraordinaire mais je vais devoir raconter une histoire. Et à travers cette histoire, je veux expliquer aux gens le quotidien de ces sans-abris. Je vais devoir gagner le coeur des personnes qui sont assénées de propos diffamatoires sur les africains.

28 février 2015 : pourquoi soutenons-nous L’Abri de Fernand Melgar ?
MK - Vous pensez que ces opinions diffamatoires viennent d'où?

" En Suisse, nous ne sommes pas dans une crise économique, mais on a peur de perdre nos privilèges. [...]
Il a fallu désigner, stigmatiser des personnes en disant qu'il faut se méfier d'elles. "

FM - L'Europe traverse une crise d'identité ainsi qu'une grave crise économique. À travers cette crise, des réflexes de peur s'installent et là-dedans, des politiciens, en mal de pouvoir, en profitent. En Suisse, nous ne sommes pas dans une crise économique, mais on a peur de perdre nos privilèges. Donc, c'est très facile à dire à des personnes qu'aujourd'hui elles sont dans leur confort. Il a fallu désigner, stigmatiser des personnes en disant qu'il faut se méfier d'elles. On ne se rend pas compte qu'on est en train de se tirer une balle dans le pied. Dans le fond, je vis dans une démocratie, j'ai un profond respect pour notre démocratie et mon cinéma fait partie de cette démarche démocratique. Des gens ont un point de vue et moi je vais tenter de donner un autre point de vue. Je vais essayer de les amener à réfléchir autrement. J'essaie, dans mon cinéma, de ne pas donner des réponses mais plutôt de poser des questions. Par exemple, je ne supporte pas Michael Moore, alors qu'il me fait rire, mais dès les premières minutes, il traite ce personnage de con et si vous n'êtes pas d'accord avec Moore, mieux vaut éteindre la télévision. On se sent pris en otage, même si je défends ses idées, mais du coup je me sens pris dans un étau et je ne peux pas me faire mon opinion.

SP - Pour finir, est-ce que vous avez des projets ou envies de vous lancer dans un fiction?

FM - Non, parce que je ne sais pas la différence entre la fiction et le documentaire. Moi, je fais du cinéma, je fais partie de la famille du cinéma et je crois sincèrement le réel dépasse la fiction. je me demande à quoi bon reproduire une réalité alors que cette réalité est devant moi. J'ai écris un scénario qui a gagné un prix à la RTS, j'avais l'argent, j'avais la production en place, enfin on était en train de faire les repérages du film. Ensuite, j'étais à Frambois, parce qu'en fait l'histoire de Frambois était tout d'abord prévue pour une fiction. J'étais à table et le directeur, curieux, venait jeter un oeil et me dit : " ce n'est pas simple de faire une fiction ", et je dis sur le ton de la rigolade " c'est possible de faire un documentaire ici? " Par la suite, je suis parti en voyage, je suis rentré et j'ai pris le scénario et je l'ai déchiré. J'ai appelé mon producteur et je lui ai dit que mon truc, c'était le cinéma du réel. Je fais partie de la famille du cinéma.

" Je ne sais pas la différence entre la fiction et le documentaire.
Moi, je fais du cinéma, je fais partie de la famille du cinéma et je crois sincèrement le réel dépasse la fiction. "

MK - Merci d'avoir répondu à nos questions!

Filmographie de Fernand Melgar

L'abri, 2014, 101′, Un hiver au coeur d'un abri d'urgence où, chaque soir, les veilleurs ont la lourde tâche de " trier des pauvres ", faute de place.

Le monde est comme ça, 2013, 52′, La destinée de cinq des protagonistes du film " Vol spécial " après leur expulsion de Suisse.

Vol Spécial, 2011, 100′, Une immersion dans le Centre de détention administrative de Frambois à Genève, l'un des 28 centres d'expulsion pour sans papiers en Suisse.

La forteresse, 2008, 100′, Pour la première fois, une caméra franchit la porte d'un Centre d'accueil pour requérants d'asile en Suisse.

EXIT - le droit de mourir, 2005, 75′ et 54′, La Suisse est le seul pays qui autorise l'assistance au suicide pour les personnes en fin de vie.

La vallée de la jeunesse, 2005, 26′, Sur le le travail du chorégraphe Philippe Saire, coprod. TSR - Cie Philippe Saire.

Premier Jour, 2003, 10 x 8 minutes, Le temps d'une journée, un individu s'apprête à vivre un moment-clé de son existence.

Le combat, 2003, 9′, Randy, jeune adolescent, écoute les conseils de son coach avant son premier combat de boxe.

L'arrivée, 2003, 9′, Une famille se rend à l'aéroport de Genève pour un événement qui va bouleverser leur vie.

L'apprentissage, 2003, 9′, Béatrice, seize ans, est anxieuse: elle commence sa formation professionnelle.

La visite, 2003, 8′, Denis a récemment perdu la vue. Pour se déplacer librement, il vient d'obtenir son premier chien-guide.

La vente, 2003, 8′, Denise a perdu tragiquement son mari il y a dix ans. Aujourd'hui, une nouvelle épreuve l'attend.

Le stage, 2003, 7′, Gaë hésite: elle est tentée par un métier difficile réservé en principe aux hommes.

L'attente, 2003, 7′, Pascal, travesti, rejoint d'urgence sa femme à l'hôpital.

L'inalpe, 2003, 8′, Fabrice, quinze ans, participe pour la première fois à une montée à l'alpage.

La rentrée, 2003, 8′, La rentrée de classe de Lucienne, professeur de français, n'est pas tout à fait ordinaire: aucun de ses élèves ne parle notre langue.

L'ordination, 2003, 9′, Pour le séminariste Jean, réfugié vietnamien, le grand jour est enfin arrivé.

Remue-ménage, 2002, 52′, Pascal, 35 ans, père de famille, a choisi de s'habiller en femme, au vu de tous.

Classe d'accueil, 1998, 55′, L'intégration des enfants des nouveaux migrants.

AUTRES FILMS

Album de famille, 1993, 54′, Ce film parle de l'émigration d'une famille espagnole venue s'établir en Suisse dans l'espoir de refaire leur vie.

LE PUIT
2005, installation, 7 min., sur le pouvoir et la mystique de l'eau, coprod Trivial Mass - Musée Alimentarium.


2003, doc., 15', sur l'antisémitisme pendant la mobilisation en Suisse, prod. Archimob.

À L'ARRIÈRE
2003, coréalisation avec Grégoire Mayor, doc., 15'. sur la vie des femmes pendant la mobilisation en Suisse, prod. Archimob.


2003, coréalisation avec Grégoire Mayor, doc., 15', sur les problèmes d'alimentation pendant la mobilisation en Suisse, prod. Archimob.

LES FRISSON DU HASARD
1997, doc., 15' participation avec Fous du jeu sur la ludopathie en Espagne.

LORSQUE MON HEURE VIENDRA

1995, doc., 55min. réalisation collective Climage, participation avec "Malika" sur le deuil pathologique, coprod. TSR

PHOTO DE CLASSE
1993, doc., 6' réalisation collective Climage, participation avec Chante, jeunesse! sur une classe d'adolescents dépoussière le livre de chant de leurs parents, coprod. TSR.

JE ZAPPE, DONC JE SUIS
1991, doc., 60', sur le thème de la télévision présenté par Antoine de Caunes, coprod. France2 et BBC.

CHRONIQUES CATHODIQUES
1990, doc., 52', coréalisation avec Stéphane Goël, sur le monde de la vidéo et de la TV à New York, coprod. TSR

L'HOMME-NU
1987, doc., 8', sur un vieil homme vivant nu dans une forêt et obsédé par la propreté, coprod. TSR.

LE MUSEE IMAGINAIRE
1986, doc., 9', sur un musée d'art moderne qui n'a jamais existé ailleurs que dans l'esprit des gens, coprod. TSR.

PRIMEURS
1986, sketches, 20X 1' , diffusion TSR, TV5, coprod. TSR.

PERFORMANCES AU MUSEE DEUTSCH

1983, documentaire, 15 min., sur 8 jeunes peintres vaudois.


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