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Exposition « Heure Bleue » à la Pam de Muret

Publié le 28 février 2015 par Philippe Cadu @ContempodeLArt

Du 5 mars au 16 avril 2015

Vernissage jeudi 5 mars

« Heure Bleue » – Teaser de l’exposition.

coll. les Abattoirs-Frac Midi-Pyrénées © droits réservés ; photogr. Bernard Delorme
Franck Scurti, Hip-Hop, 1996-97
Basserode, Robert Breer, Angela Bulloch, Joan Duran, Ann Veronica Janssens, Emmanuel Lagarrigue, Franck Scurti

Qui n’a jamais rêvé de se perdre dans l’infini rempli d’étoiles, de plonger tête la première dans l’immensité bleue de l’univers, de s’échapper du temps, de se mettre entre parenthèses, de s’enfermer dans une bulle silencieuse, de voyager à traverse les astres, de parcourir des galaxies ?
Ouvrant une parenthèse avec ses néons lumineux, Franck Scurti invite le spectateur à se soustraire physiquement et temporairement à l’écoulement banal du temps pour pénétrer un espace de sensation et de cognition inédit.
Cet espace c’est celui de l’exposition mais également celui construit ou désigné par les oeuvres. Avec Robert Breer, une sculpture en mouvement se déplace doucement, et seules les limites de la salle affectent sa trajectoire. L’espacement entre les voix diffusées dans l’installation d’Emmanuel Lagarrigue construit des distances tandis que la lumière délimite un vide chez Scurti. C’est un espace physique, fini et quantifiable qui est ainsi désigné.
Au contraire Basserode, Angela Bulloch et Joan Duran s’intéressent à la galaxie, par nature impalpable, infinie et immensurable. Dès lors en donner une représentation tient du subterfuge : parcellaire chez Duran, retenue dans des sphères translucides chez Basserode et symbolisée par le ruban de Möbius chez Angéla Bulloch, réduite chez chacun d’entre eux.
Mais ces artifices sont indispensables pour nous permettre d’effleurer l’insaisissable. On retrouve ce jeu avec notre perception dans la vidéo Ann Veronica Jessens. Telle une
planète, une boule roule indéfiniment, mais la réalité est tout autre puisque c’est le sol qui est filmé au moyen d’une caméra convexe.
La perte de nos repères est renforcée par l’hyper-vigilance nécessaire à la perception des premières oeuvres évoquées : le mouvement à peine perceptible de Loaf de Robert Breer, les chuchotements entremêlés de l’oeuvre de Lagarrigue, où encore le déclenchement inopiné
des néons de Franck Scurti. Les jeux de lumière et d’obscurité, le mouvement infini des sons, des images et des déplacements créés par les oeuvres ajoutent encore à cette sensation.
L’heure bleue, ou encore entre chien et loup, est ce moment incertain où notre perception est troublée. L’exposition Heure bleue est une invitation dans le labyrinthe des perceptions à travers les oeuvres de Franck Scurti, Angela Bulloch, Robert Breer, Joan Duran, Emmanuel
Lagarrigue et Basserode et Ann Veronica Jenssens.
L’exposition est réalisée, dans le cadre d’un projet intitulé Lycéens à l’oeuvre. Quatorze élèves, de terminale littéraire du lycée Pierre d’Aragon accompagnés de leur professeurede philosophie ont réalisé l’exposition à partir d’oeuvres prêtées

Dans le cadre d’un projet intitulé Lycéens à l’œuvre : exposition réalisée par des élèves de Terminale Littéraire du Lycée Aragon de Muret à partir des collections des Abattoirs Frac Midi-Pyrénées.

Plateforme d’Art de Muret, 1 square des combattants d’AFN, 31600 Muret


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