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Développement : Le professeur Aktouf défend un modèle économique social et nationaliste pour l’Algérie

Publié le 28 février 2015 par Ouadayazid1

Développement : Le professeur Aktouf défend un modèle économique social et nationaliste pour l’Algérie

L’économiste Omar Aktouf a défendu un modèle économique social et nationaliste inspiré des réussites asiatique et germano-scandinave en mesure de sortir l’économie algérienne de sa dépendance aux hydrocarbures et lui assurer un développement pérenne. «Je suis évidemment (…) farouchement pour un modèle économico-entrepreneurial national-patriotique », a souligné M. Aktouf, également professeur à l’Ecole des hautes études commerciales de Montréal, dans un entretien au quotidien Liberté en trois parties et dont la dernière a été publiée jeudi dernier. Selon lui, « les modèles japonais, coréen, malaisien, auxquels on peut ajouter la — source inspiratrice — l’Allemagne-Scandinavie, pourraient non seulement être implantés en Algérie, mais aussi la sortir de cette délétère torpeur rentière, appuyée sur les seuls hydrocarbures.»
A cet effet, M. Aktouf a défini un nombre de conditions nécessaires pour la mise en place de ce modèle basé sur un capitalisme social où l’Etat joue le rôle de protecteur des intérêts de la nation. « L’Algérie a besoin d’un modèle au service de la nation et du peuple », a-t-il souligné dans ce sens. Il faut également s’atteler « immédiatement à élaborer un projet de société nationaliste assorti de plans incluant syndicats, société civile, régions, collectivités locales.» Il sera également appelé à préparer le secteur privé national et étranger, pour l’inclure dans les efforts de réalisation de ces plans. En parallèle, les pouvoirs publics devraient mobiliser toute les sources financières existantes pour la mise en place de « bases de développement autocentré » à travers la formation accélérée des vraies « forces créatrices » à l’image d’ingénieurs, techniciens et ouvriers de pointe, pour, ensuite miser sur la réduction de la dépendance alimentaire, l’installation de capacités de production et en infrastructures, incluant les TIC, à un degré d’appropriation technologique nationale la plus brève possible. Comme dernière étape de ce projet de nouveau modèle, M. Aktouf a suggéré d’encourager les opérateurs privés (nationaux ou étrangers) qui se comportent comme instruments de développement collectif ou national. En outre, cet économiste a reproché aux élites algériennes leur choix pour le modèle capitaliste américain qui accorde, selon lui, « une omnipotence sans bornes aux forces de l’argent en symbiose continue avec les forces politiques ». Par ailleurs, M. Aktouf a réfuté l’idée selon laquelle l’Algérie est condamnée à adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a estimé qu’il faudrait, en premier lieu, mettre le pays en position de capacité de développement autocentré, donner un essor au marché intérieur capable de libérer l’économie nationale de « l’hyper dépendance de l’étranger » et aussi récupérer le privé et l’informel pour les mettre au service des activités en mesure de contribuer au décollage économique national.


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