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#trendsininfectiousdiseases #chikungunya #rougeole #priorix #immunogénécité #candidat-vaccin Immunogénécité, innocuité et tolérance du vaccin recombinant contre le virus du chikungunya élaboré à partir du virus de la variole : étude en double – aveugle...

Publié le 02 mars 2015 par Tartempion77 @NZarjevski

#trendsininfectiousdiseases #chikungunya #rougeole #priorix #immunogénécité #candidat-vaccin Immunogénécité, innocuité et tolérance du vaccin recombinant contre le virus du chikungunya élaboré à partir du virus de la variole : étude en double – aveugle...

Virus Chikungunya observé en microscopie électronique à la surface d'une cellule infectée (les particules virales sont colorisées en bleu et la cellule en jaune).
Source iconographique et légendaire:  http://www.inserm.fr/thematiques/microbiologie-et-maladies-infectieuses/dossiers-d-information/chikungunya

Le chikungunya est une maladie émergente due à des arthropodes qui s’est propagée à partir des zones endémiques tropicales à des zones plus tempérées des États – Unis ou d’Europe.  Cependant, aucun traitement spécifique ou mesure préventive n’est encore disponible. Notre but était de poursuivre des investigations sur l’immunogénécité et l’innocuité d’un vaccin contre le virus du chikungunya élaboré à partir du virus de la variole recombinant.
Nous avons effectué  une étude monocentrique de phase 1 à dose croissante contrôlée par placebo, avec comparateur actif en double – aveugle, à Vienne (Autriche). Des sujets, hommes et femmes, âgés de 18 ans à 45 ans exempts de comorbidités ont été répartis de manière aléatoire en blocs de 14, par randomisation avec séquence générée par ordinateur, pour recevoir {l’une des trois doses croissantes du candidat-vaccin élaboré à partir du virus de la rougeole (faible dose [valeur médiane de 1.5 x 104 doses infectieuses issues de milieu de culture tissulaire (TCID50) pour 0.05 mL], dose moyenne [7.5 x 104TCID50 pour 0.25 mL], ou dose élevée [3.0 x 105 TCID50pour 1.0 mL])} ou {le comparateur actif – Priorix}. Les participants ont ensuite été soumis à une randomisation par blocs supplémentaire pour recevoir une injection de rappel soit au jour 28 soit au jour 90 après la première vaccination. Ni les participants, ni les investigateurs n’avaient accès aux tableaux de randomisation. Le critère principal de l’étude était la possible détection d’anticorps anti-chikungunya au jour 28, évalué par la diminution de 50% de la plaque au test de neutralisation. L’analyse de l’étude a été effectuée sur population en intention de traiter et per protocole. (…).
Entre le 22 novembre 2013 et le 25 février 2014, nous avons réparti de manière aléatoire 42 participants pour recevoir la faible dose (n=12), la dose moyenne (n=12), ou la dose élevée (n=12) du candidat-vaccin élaboré à partir du virus de la rougeole, ou Priorix (n=6), dont 36 (86% ; n=9, n=12, n=10, n=5, respectivement) ont été inclus dans la population per protocole. Le candidat-vaccin a induit des anticorps neutralisants à toutes les doses après une immunisation, avec des taux de séroconversion de 44% (n=4) dans le groupe à faible dose, 92% (n=11) dans le groupe à dose moyenne, et 90% (n=12) dans le groupe à dose élevée. L’immunogénécité du candidat-vaccin n’était pas affectée par une immunité anti-rougeole pré-existante.  La seconde vaccination a eu pour résultat 100% de séroconversion chez tous les participants des groupes recevant le vaccin candidat. Le candidat-vaccin a présenté un profil global d’innocuité acceptable, et le taux d’évènements indésirables était en augmentation en fonction de la dose vaccinale et du volume injecté. Aucun événement indésirable grave relié à la vaccination n’a été relevé.
Le vaccin contre le virus du chikungunya élaboré avec le virus de la rougeole recombinant a montré une bonne immunogénécité, même en présence d’une immunité anti-vecteur, s’est révélé sûr, et a produit un profil de tolérance acceptable d’une manière générale. Ce vaccin est le premier vaccin candidat prometteur élaboré à partir du virus contre de la rougeole, à l’usage chez les humains. Katrin Ramsauer, PhD dans The Lancet Infectious Diseases, publication en ligne en avant-première,  1ermars 2015
Financement : Themis Bioscience GmBH
Source : The Lancet Online / Traduction et adaptation : NZ

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