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Critiques Séries : The Good Witch. Saison 1. Pilot.

Publié le 05 mars 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

The Good Witch // Saison 1. Episode 1. Starting Over… Again (Pilot).


Au départ, The Good Witch est une série de sept téléfilms. Grâce au succès que ces téléfilms ont rencontré, Hallmark Channel a décidé de commander une première saison de 10 épisodes. Depuis son lancement dans les séries originales, Hallmark Channel se base souvent sur ses franchises de téléfilms à succès afin d’en tirer par la suite des séries. Au fond, The Good Witch n’est pas une mauvaise idée, surtout que je ne suis pas contre les petites histoires de sorcières. J’avais pu voir le premier téléfilm un après-midi sur une chaîne française il y a quelques temps de ça et j’avais trouvé ça assez fade. Disons que cela manquait d’un peu de sorcellerie. Je n’ai pas besoin de gros effets spéciaux mais disons que quand on me parle d’une sorcière, j’ai envie de voir ce qu’elle sait faire. Ce premier épisode souffre dans un premier temps de sa durée. En effet, 1h30 c’est beaucoup trop pour un premier épisode cherchant à faire à nouveau l’introduction de la série et de son histoire. Catherine Bell (American Wives) est parfaite dans le rôle de cette femme pleine de charme qui tente de faire le bien autour d’elle. Mais justement, The Good Witch est bien trop bienveillante et n’a de cesse de chercher à faire le bien.

La sorcière Cassandra Nightingale décide de s'installer dans la charmante communauté de Middleton et d'ouvrir une boutique baptisée "Bell, Book and Candle", proposant une myriade d'objets insolites. Cassie va changer la vie des habitants et du chef de la police, Jake Russell...

Ce que j’aime dans une série c’est quand il y a des enjeux un peu plus pimentés. Le souci c’est qu’au déjà d’une mairesse qui ne veut pas payer son amende (avant que Grace, la fille de Jake, ne parvienne à la convaincre de le faire) et un médecin perdu incarné par un James Denton (Desperate Housewives) tout ce qu’il y a de plus monocorde, je dois avouer que je n’ai pas été aussi passionné que j’aurais aimé l’être. C’est une série qui nous vend donc ses bons sentiments, comme toutes les séries de Hallmark Channel. Je devrais maintenant le savoir que dans ces séries il y a des codes que l’on retrouve encore et encore. Notamment la musique. Il n’y a pas une minute durant 1h30 sans musique. Sincèrement, c’est probablement l’un des trucs qui m’a le plus embêté. Je déteste quand une série ne veut pas marquer le silence. Car le silence cela a aussi des vertus. Sans compter que la musique est souvent une façon de masquer quelque chose et de tenter de nous envoûter. Avec moi cela ne fonctionne pas du tout comme ça. Malheureusement. Catherine Bell a une belle énergie positive qu’elle tente de communiquer avec nous. C’est d’ailleurs l’un des atouts de ce premier épisode.

Mais ce n’est pas non plus suffisant pour me donner envie de suivre les neuf épisodes restant. Je suis du genre à être assez bon public mais je n’ai pas encore trouvé chaussure à mon pied avec les séries de cette chaîne. Je ne suis pas le public ciblé c’est certain, et je suis sûr que beaucoup de gens trouveront leur compte. L’avantage de cette série est aussi d’avoir une héroïne et non pas un héros. La présence de femmes à la tête de séries est toujours un petit plus qui m’a vraiment motivé à aller jeter un coup d’oeil (en plus du premier épisode dont je n’avais pas nécessairement gardé le pire souvenir non plus). On a une série qui tente de créer des relations amoureuses en veux-tu en voilà, peut-être est-ce là aussi l’une des faiblesses de The Good Witch. Que cela soit entre les adolescents de la série ou encore les plus grands. La petite communauté de Middleton est tout de même mignonne comme tout. C’est le genre d’endroits où l’on a envie de finir ses jours car tout le monde est beau, tout le monde est gentil, tout le monde est souriant. Mais justement, si l’on a tous envie de finir ses jours dans un endroit paisible comme celui-ci (ou comme Cedar Cove par exemple pour citer un autre exemple de séries Hallmark Channel), on sait aussi que l’on va s’ennuyer comme un rat mort.

Note : 4/10. En bref, sans être aussi mauvais que les précédentes tentatives de Hallmark Channel dans le registre des séries, c’est tout de même trop bienveillant et donc sans grands enjeux.


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