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Alors vous ne serez plus jamais triste - Baptiste Beaulieu

Publié le 25 février 2015 par Stéphanie @Stemilou

Alors vous ne serez plus jamais triste - Baptiste BeaulieuEditions Fayard

Sortie le : 25.02.2015

Ne craigniez pas la tristesse, mon petit, elle est la trace éclatante que quelque chose de beau a existé!

Présentation

C’est l’histoire d’un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis que sa femme est partie. Il a décidé de mettre fin à ses jours le soir même.

En se jetant dans un taxi pour régler quelques affaires à l’hôpital, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir, juste en les regardant dans les yeux. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, elle exige sept jours durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies.

Le compte à rebours est lancé jusqu’à l’échéance finale. Qui gagnera du désespoir ou de la joie de vivre ? Que s’est-il passé dans la vie de cet homme pour qu’il en arrive là ? Qu’a vécu cette femme pour qu’elle prenne aussi violemment le parti de la vie et du bonheur ?

Avec une poésie joyeuse et une grande émotion, Baptiste Beaulieu imagine une merveilleuse rencontre entre deux êtres qui cherchent à réenchanter le monde.

Il vous reste tant de choses nouvelles à goûter, tant de vœux à faire, de levers de soleil à contempler. Détachez-vous du passé, trouvez la force de détruire ce que vous êtes pour devenir un homme nouveau. Je ne dis pas sans amours ni souvenirs. Je dis sans entraves, neuf. Pour reconstruire, il faut détruire...

Avis

Sous ce titre énigmatique se cache l’histoire d’un docteur réputé qui n’arrive plus à vivre depuis la disparition de sa femme, la seule solution contre son chagrin : se suicider. Un beau matin d’hiver, les trottoirs enneigés, le bon docteur s’en va régler les derniers détails, trier quelques dossiers au bureau, mettre un peu d’ordre avant de partir en quelque sorte, sauf que son programme sera tout autre.

Face à son immeuble, un taxi conduit par une vieille dame dont le nom Sarah  n’est qu’un petit morceau de celui à rallonge qu’elle porte, en effet elle se nomme Lady Sarah Madeline Titiana Elizabeth Van Kokelicöte; Mark entre dans ce taxi et fait la connaissance contre sa volonté de cette femme excentrique affublée de robe de soirée.

 Ce qui fait tout le « charme » de cette rencontre incongrue est le marché que finissent par conclure entre eux ces deux personnes totalement différentes. Quel est donc ce marché ? Sarah prétend avoir sondé l’esprit de son « client » et découvert son intention d’en finir avec la vie, le marché étant d’accorder sept jours de rab à la vie de Mark le docteur alias Teddy Bear, sept jours qu’il devra passer avec Sarah aux exigences folles mais dont le but est des plus louables.

De situations coquasses en situations touchantes, de prises de bec en sourires francs, la charmante vieille dame fera son possible pour faire changer d’avis au docteur, tout semble pourtant perdu d’avance.

On découvre la vie de ce charmant docteur au fil des pages, de ses années d’internat, de sa rencontre avec celle qui sera sa femme, et des sept jours accablants que lui fera vivre Sarah dont le dessein n’est pas seulement de le faire changer d’avis sur son suicide mais bien plus : de lui redonner goût à la vie.

C’est un roman qui nous parle de la vie à travers la mort, ça peut paraître bizarre mais pourtant le récit démontre que la vie a bien plus à offrir qu’on le croit, il m’a donné une bouffée d’enthousiasme alors même qu’il est si triste par moment, c’est réellement contradictoire ce que je raconte là mais c’est vrai (je vous assure que je n’ai pas atteint la limite de la folie). De plus l’écriture fluide de l’auteur permet de s’accrocher au récit, vos yeux glissent, vous avez le sourire puis vous êtes tristes, vous avez le sourire puis vous êtes tristes, et ainsi de suite jusqu’au pincement au cœur final.

Ce livre m’a vraiment plu et je dois avouer n’avoir jamais écrit de chronique aussi bizarre, c’est peut-être dû au fait que ce roman n'en est pas vraiment un mais a tout l’air d’être un conte.

Dans la vie, quand on vous tend une main, on la saisit sans poser de questions.

Alors vous ne serez plus jamais triste - Baptiste Beaulieu


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