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Un disque, une semaine | Helluvah – Long Distance Runners

Publié le 05 avril 2015 par Generationnelles @generationnelle

Le rock a du souci à se faire, Helluvah avec son album Long Distance Runners est là pour prendre la relève.

Il paraît qu’il ne faut pas juger à la pochette…il paraît ! Tiens, ça nous dit quelque chose cette pochette. Helluvah fait-elle partie de ces artistes adeptes du recyclage de visuels? La rockeuse qu’on a interviewée en long et en large reste toujours au sommet avec son premier album Long Distance Runners, un opus plus pop pour le coup?

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Dans les oreilles : Dans les mémoires, Helluvah, c’était du pop/ rock déjanté, parfait pour se défouler en soirée ou dans la fosse. Mais il faudra visiblement aller plus loin pour son album Long Distance Runners. Car  le nom de Derrida vient, entre deux notes à la guitare,  percuter notre tympan saturé. C’est un démarrage tout en surprise mais en bonne référence avant l’accélération de pulsations pour une fin de morceau explosive. Voilà qui laisse présager de bonnes choses… Mais si la chanson suivante sonne de la même façon, la situation aux sonorités mineures semble inconfortable. Oh Tenderness sent l’amertume mais est un crève-coeur qui ne peut pas laisser indifférent avec son refrain entraînant. L’alerte est donnée, rien ne sera comme avant, tout sera plus mordant. Make It Right est comme la mélodie de l’apocalypse annoncée, rien de dramatique mais tout en lyrisme et mélancolie. Le coeur doit bien être accroché, l’oreille aussi. Car en deux temps, trois mouvements, l’ambiance est bien plus électro, les machines sont apparemment des pacemakers et assurent la petite touche qui manquait pour sublimer le tout. Helluvah sait raconter des histoires, pas celles qui dressent les cheveux sur la tête mais celles qui font faire des loopings au coeur. Et sa musique est à la hauteur de ces montagnes russes, la mélodie jamais où on l’attend!

Life on the Video et l’adoré This Is Hot en sont deux exemples flagrants, ces duos où le +1 ne se fait pas forcément tonitruant mais s’est invité se fondent totalement dans l’ univers nuageux d’Helluvah, comme si c’était naturel. Et c’est aussi ça la musique d’Helluvah, une authenticité musicale que nous avons vérifiée IRL en interview, qu’importe si le collaborateur tape plus dans le rock ou l’électro! What’s the Point à l’accent si particulier purement anglais marqué! Le rythme donne  envie de faire la fête avec des arrangements à la Blur qu’elle aime tant. A Dark And Cold Wave continue dans la référence, mais quelle vague? Celle qui a animé Le nord de l’Angleterre, peut-être par la guitare entêtante mais aussi  mélangée à la Brit Pop de son enfance. Vous la sentez monter en vous cette envie irrésistible de danser et aussi de  voir l’artiste sur scène? L’énergie scénique cristallisée se rafraîchit un moment grâce à un duo avec la délicieuse Katel dans une lamentation mignonne The Lights avant un retour pour la bataille avec Highways déjà adoptée. Le final, Sweet golden years se veut fortement pop, type Cure version vendredi amoureux. Mais la jolie ballade bien entêtante au son pseudo acoustique, donne envie de  suivre l’interprète dans cette course, le souffle coupé mais l’envie au top, durant les années sucrées à venir. Un album qui devrait être remboursé par la sécu, parfait pour commencer une journée du bon pied.


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